Communiqué de Presse du Collectif Culture, Libertés et Création (CLIC)
Dernièrement, le film « Ma vie de courgette » était finaliste du Prix LUX 2016, décerné par le Parlement européen et censé récompenser « le cinéma européen dans toute sa diversité ». Après les courgettes, qu’on calibre au millimètre près dans les règlements européens, voici que les saucisses se trouvent en haut de l’affiche…
Sausage Party est un film d’animation américain réalisé par Seth Rogen et Evan Goldberg, tous deux proches de Judd Apatow. Classé « R » aux Etats-Unis et interdit aux mineurs dans la majorité des pays du monde, il n’est pourtant interdit qu’aux moins de douze ans sous nos latitudes.
Si l’on en croit Chris Narbonne, critique de cinéma dans le magazine Première, nous devrions nous réjouir du progressisme de notre pays qui, en autorisant le film aux adolescents de plus de douze ans, n’a pas brisé dans l’oeuf le parcours commercial d’un projet au « caractère hyper déviant ». Sidérant. Dans un autre article du magazine, Edouard Orozco se fait moins catégorique, se demandant : « Un adolescent de 12 ans est-il en mesure d’apprécier les scènes explicites que contient le film, et notamment la partouze finale (on pourrait aussi parler des scènes de drogue) qui fait tant parler ? »
La « partouze finale » en question est d’une incroyable vulgarité, banalisant le sexe de groupe auprès du public le plus jeune. Il s’agit clairement d’une scène pornographique présentée dans un dessin animé au graphisme infantile. Quant aux dialogues, il sera plus correct de les taire…
Rien dans ce film n’est destiné aux mineurs. Pourquoi donc ne l’interdire qu’aux moins de douze ans ? Serait-ce une erreur du « Centre national du cinéma et de l’image animée » ? En effet, tous les films, français ou étrangers, doivent être présentés préalablement au comité de classification puis à la commission de classification qui les visionnent intégralement et collectivement, en vue d’une projection publique.
La décision est absolument incompréhensible.Avons-nous vu le même film que la commission de classification ? A-t-elle été abusée par le fait qu’il s’agisse d’un dessin animé ? Levons le doute, nous ne sommes pas animés par une volonté de censure mais nous considérons que les enfants doivent être protégés.
Précisons d’ailleurs que des films autrement moins choquants, et parfois beaucoup plus intelligents, ont pu être interdits aux moins de 16 ans ou aux moins de 18 ans par le passé. Les membres du CNC ignoreraient-ils la longue tradition du dessin animé pour adultes, des hentaïs japonais en passant par « Fritz the Cat » ou « Tarzoon, la honte de la jungle » qui n’ont jamais été conseillés aux mineurs ?
Cerise sur le gâteau, Cyril Hanouna double le personnage d’une chips à tortilla dans ce chef d’œuvre du septième art. Si prompt à donner des leçons aux électeurs de Donald Trump, l’animateur le mieux payé de France amènerait-il des enfants à une projection du film ?
Notons aussi que le scénariste Seth Rogen s’est ouvertement moqué des « French catholic » qui ont osé questionner la classification du film, ajoutant le cynisme à l’indécence. Seth Rogen se trompe : le film ne choque pas que les « French catholic », mais tous les Français qui ont encore un peu de bon sens.
Dominique Bilde – députée française au Parlement européen, membre de la commission culture
Gabriel Robin – Secrétaire général
Communiqué de Presse de Dominique Bilde, Député français au Parlement européen
Sous pression du Parlement européen, la Commission européenne a gracieusement accepté de faire de 2018 l’année européenne du patrimoine culturel. Actuellement négociée en trilogue, cette année est présentée par la Commission et le Commissaire à l’éducation, Tibor Navracsics en ces termes lyriques : « à l’heure où des chefs-d’œuvre culturels mondiaux sont en péril ou sont détruits délibérément dans les zones de conflit, […] le patrimoine culturel mérite d’avoir son année européenne, en 2018. […] Ce sera l’occasion de sensibiliser les citoyens à l’importance socioéconomique du patrimoine culturel et de promouvoir l’excellence européenne dans ce domaine ». Des paroles, des paroles, des paroles.
Communiqué de Dominique Bilde, Député français au Parlement européen
Luc Besson s’est illustré dans le cinéma populaire en France, en Europe et dans le monde. Réalisateur prolifique, il est aussi un homme d’affaires avisé qui a beaucoup contribué au développement du cinéma français, premier pays exportateur du secteur en Europe.
Joyau de l’empire Besson, la société de production Europacorp a été en partie rachetée par le groupe chinois Fundamental Films qui va entrer au capital en investissant 60 millions d’euros.
Communiqué de presse d’Eric Domard, Membre du Bureau Politique du Front National
Contre toute attente, la Fédération française de football, en partenariat avec Carrefour, a choisi une chanson en anglais, comme hymne officiel des supporters de l’équipe de France.
Ce choix invraisemblable a suscité la colère d’André Vallini, secrétaire d’Etat à la Francophonie. Si le Front National partage cette indignation, il ne peut que dénoncer la duplicité du gouvernement qui multiplie les signes visant à malmener et affaiblir la langue française quand il devrait préserver et protéger ce trésor national.
Communiqué de presse des CAP
Un accord vient d’être trouvé avec les intermittents du spectacle : un ravaudage de plus pour un problème systémique qui appelle bien d’autres solutions.
Olivier Py a déclaré que l’accord trouvé ce matin, et qui mettait provisoirement fin à la crise, était bon. Bon d’abord pour lui : le Festival d’Avignon arrive à toute vitesse, et on n’a pas oublié la catastrophe de 2003 ! Cet accord est aussi une bonne nouvelle pour le gouvernement qui allait devoir se colleter (en plus) les gens du spectacle.
Communiqué de Presse de Louis Aliot, Vice-président du Front National
Le modèle de gestion des quartiers perpignanais a été une erreur : la preuve par l’expression culturelle de certains « jeunes »
https://www.youtube.com/watch?v=lgDVHbCXUhY
http://www.youtube.com/watch?v=3s5xOSwwEew&sns=em
Communiqué de presse du Front National et du Collectif Culture, Liberté et Création (CLIC)
Dimanche soir, le théâtre de l’Odéon à Paris était occupé par une cinquantaine d’intermittents du spectacle, accompagnés d’étudiants. Les manifestants entendent « peser sur les négociations d’assurance chômage » et réclament une refonte du système. Il est en effet nécessaire d’opérer une réforme d’un système aujourd’hui déséquilibré et détourné de ses objectifs initiaux.
Suivant le rapport de la Cour de Comptes, selon lequel les artistes et techniciens du spectacle pèsent pour 30% du déficit de l’UNEDIC alors qu’ils représentent 3% des chômeurs, le régime des congés payés des intermittents du spectacle doit à l’évidence être repensé.