Grippe aviaire : il faut éviter une catastrophe économique !

Communiqués / 21 novembre 2016 / Étiquettes : , /

Communiqué de presse de Louis Aliot, Edouard Ferrand et Philippe Loiseau, Députés français au Parlement européen

Louis Aliot, Edouard Ferrand et Philippe Loiseau dénoncent une approximation dangereuse de la gestion du virus H5N8 par l’administration française. Si prendre des mesures de surveillance est nécessaire, stopper l’activité économique de plusieurs filières, déjà en très grandes difficultés, est totalement irresponsable.

La crainte des autorités françaises ? Que des oiseaux sauvages migrateurs, porteurs du virus, contaminent la France. S’abriter derrière la migration des oiseaux sauvages pour justifier la mise en place de ce nouveau plan de vigilance est une absurdité scientifique. Les oiseaux sauvages infectés ne sont alors plus en mesure de se déplacer.

La précédente crise liée à la grippe aviaire dans le Sud-Ouest n’est pas encore résolue dans ses conséquences profondes pour les professionnels de la filière avicole, que l’Etat rajoute encore des contraintes supplémentaires. Dans le Sud-Ouest, les industriels et les éleveurs ont subi en 2016, une perte de 270 millions d’euros.

Aujourd’hui 64 départements sont placés en risque élevé du Nord au Sud de notre pays. Déclarer un aussi grand périmètre de restriction et d’interdiction au nom du principe de précaution n’a aucun sens sur le plan sanitaire. C’est une catastrophe pour les secteurs économiques des métiers de bouche, de la chasse et les éleveurs de gibier notamment.

Un état stratège et facilitateur aurait pris la pleine mesure des difficultés et aurait anticipé en proposant des compensations immédiates aux éleveurs et en délimitant un périmètre de surveillance cohérent.