A l’issue de la nomination de François Fillon comme candidat de la droite et du centre à l’élection présidentielle de 2017, les Français ont pu découvrir avec stupeur le programme de ce dernier en matière de santé.
En effet, l’ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy souhaite, sans l’annoncer clairement, privatiser la santé. François Fillon, s’il est élu en 2017, transférera une grande partie de la couverture de la Sécurité Sociale aux assurances et aux mutuelles privées. Seules les affections graves ou de longue durée (ALD) resteront prises en charge par l’Assurance Maladie. Les pathologies courantes, bénignes, ne seraient donc plus couvertes, chaque Français devra alors souscrire un contrat auprès d’une mutuelle ou d’une assurance privée pour obtenir la prise en charge de ces soins, qui nous touchent toutes et tous.
En souhaitant comme il le dit « responsabiliser les patients et tous les acteurs du système de santé », François Fillon va fragiliser davantage les classes moyennes, en leur faisant débourser des sommes importantes auprès d’assurances complémentaires privées. Le principe même de la Sécurité Sociale, si cher aux Français depuis 1945, sera brisé. En effet, la non-couverture du « petit risque » touchera davantage les populations précarisées et les forcera à renoncer à certains soins; la classe moyenne sera encore une fois la grande perdante de ce système de santé à deux vitesses.
D’autant plus qu’en matière de comblement du trou de la Sécurité Sociale, souvenons-nous François Fillon n’avait pas réformé l’Aide Médicale d’Etat (AME) lorsqu’il était premier ministre. L’AME coûte aujourd’hui plus d’un milliard d’euros par an aux contribuables pour soigner des personnes clandestines étrangères, et son augmentation a été continue depuis 2007.
François Fillon souhaite également supprimer 500 000 postes de fonctionnaires s’il est élu en 2017, le personnel hospitalier sera probablement sévèrement touché, notamment les infirmier(e)s, les aides-soignant(e)s ou encore les Agents du Service Hospitalier (ASH), professions déjà sous haute pression et en manque d’effectifs par rapport à l’afflux de patients.
Au lieu de poursuivre cette politique d’austérité imposée par l’Union Européenne, et de privatiser notre système de sécurité sociale fondé sur le principe de la solidarité nationale, il est important de renforcer notre système en créant un cinquième risque consacré à la dépendance. Nous devons nous occuper de la prise en charge financière de la perte d’autonomie de nos ainés, la France compte en effet de plus en plus de personnes âgées dépendantes ; les séniors et leur famille sont confrontés à des coûts très importants et peuvent se retrouver dans des situations financières très difficiles.
Les Collectifs Séniors et Usagers de la Santé s’opposent fermement au projet catastrophique de François Fillon pour notre système de santé, auquel les Français tiennent profondément et qui a déjà été trop affaibli durant le quinquennat de François Hollande. Alors pour éviter ce scénario que personne ne souhaite et repenser notre système de santé de manière plus juste, rejoignez nos collectifs patriotes : « séniors » et « usagers de la santé » qui abordent ces thématiques qui nous concernent tous.
Communiqué de presse de Florian Philippot, Vice-Président du Front National
Dans un avis rendu public le 25 janvier, le Conseil économique, social et environnemental alerte sur le prix des médicaments innovants coûteux. En effet, certains médicaments sont vendus à des prix excessifs, déconnectés de leur coût réel. Il en est ainsi du Sovaldi, médicament utilisé dans le traitement de l’hépatite C, facturé plus de 40 000 euros à l’Assurance maladie.
La grippe révèle la fragilité de nos hôpitaux
Cette nouvelle épidémie de grippe, à ce jour, est comparable aux années précédentes malgré un caractère un peu plus contagieux et aigu. Mais rien de nouveau qui n’ait pu être anticipé.
Mais voilà, 40 ans de gestion technocratique de nos hôpitaux, associant diminution de lits alors même que la population française augmente et vieillit, et gouvernance purement économique, ont sclérosé le système.
Communiqué de Presse de Florian Philippot, Vice-Président du Front National
Depuis un mois, la France connait son épidémie annuelle de grippe. Le gouvernement, en particulier la ministre de la Santé, a fait une nouvelle fois preuve d’une grave incompétence. Non seulement la campagne de vaccination antigrippale est intervenue trop tard pour être efficace, mais des directives dangereuses sont également à déplorer. Les fortes épidémies de grippe sont récurrentes et peuvent être anticipées dans un système de santé bien géré et doté des moyens humains, matériels et financiers nécessaires à son bon fonctionnement.
Communiqué de Presse du Front National et du Collectif Usagers de la santé
Depuis le 1er janvier 2016, les remboursements des dépassements d’honoraires par les complémentaires santé sont plafonnés à 125% du plafond de la Sécurité sociale. Cette situation a entrainé l’émergence de restes à charge importants pour les patients, et cela ne va pas aller en s’améliorant puisqu’à compter du 1er janvier 2017, ces remboursements seront plafonnés à 100% du plafond de la Sécurité sociale.
Communiqué du Collectif Nouvelle Écologie, par Philippe Murer et Éric Richermoz
Ségolène Royal, ministre de l’Environnement juge « inacceptable » la définition des perturbateurs endocriniens présentée par la Commission européenne. C’est une nouvelle preuve qu’on ne peut pas faire de l’écologie sérieusement en étant européiste.
De nombreuses études ont déjà été menées sur les perturbateurs endocriniens. Ralentie par les lobbies, la commission européenne n’en est qu’au stade de définir précisément ce que regroupe cette appellation.
Communiqué de Presse du Front National
Depuis 10 jours, il n’est question que de cela : François Fillon ne veut plus rembourser « le petit risque » . Qu’est-ce que cela veut dire ? Rien bien sûr, puisque qu’il n’existe aucun « petit risque médical » a priori, et que la bénignité d’une maladie n’est avérée qu’après coup. Comment va-t-on donc faire techniquement pour déterminer ce qui sera remboursé ou non ?
Cette phrase creuse est fondée sur une totale méconnaissance obstinée des technocrates dans des domaines vitaux.