Edito de Nicolas Bay (07.10.2016)
Si la primaire « de la droite et du centre » démontre qu’il n’y a aucun chef naturel parmi les responsables qui y concourent, elle trahit surtout l’absence de vision pour la France de ces derniers.
Jour après jour, ils s’entredéchirent et s’écharpent, rivalisant de petites phrases assassines pour tenter d’occuper le terrain médiatique.
Dans une démarche nombriliste, ils ne se parlent plus qu’à eux-mêmes, ne s’intéressent plus qu’à eux-mêmes. Le sort des Français semble désormais sorti de leur champ… Et, alors que par le passé, ils ont tous – ensemble de surcroît – exercé des fonctions exécutives au sommet de l’État, les voici pourtant se présentant comme le renouveau. Les artifices de communication apparaissent bien vains face à la réalité de ce que fut leur exercice du pouvoir, tant ils sont largement responsables de la situation dans laquelle se trouve notre pays, abattu par le chômage, l’insécurité quotidienne, l’immigration massive et l’islamisme.
Rien n’est peut-être plus décourageant pour les Français, dont beaucoup désespèrent de la politique, que d’observer cette stérile bataille d’égos, à des années-lumière de leurs préoccupations… Loin des affrontements entre ceux qui ont échoué hier ou avant-hier, Marine Le Pen est la seule candidate à porter un projet et même une vision, loin des postures gestionnaires et des petits exercices comptables. Posant la question des choix de civilisation, elle participe en élevant le débat, à réhabiliter la grandeur même de la fonction politique.