Prévention de la radicalisation : la potion magique européenne tourne au vinaigre

Communiqués / 8 octobre 2016 / Étiquettes : /

Communiqué de presse de Dominique Bilde, Député Français au Parlement Européen

Ils étaient pourtant sûrs de leur coup ! Depuis deux ans, les députés européens de la commission culture persistent et signent : si les jeunes européens partent faire le djihad en Syrie ou reviennent commettre des meurtres de masse sur les territoires européens, c’est la faute aux nations européennes, incapables d’intégrer pleinement ces pauvres exclus de la société.

Ainsi, la prévention de la radicalisation par l’éducation résonne dans les locaux du Parlement européen comme la solution miracle pour ces jeunes tentés par le terrorisme : audition publique[1], résolution, tout a été mis en œuvre pour marteler ce credo déterministe.

C’était sans compter un récent rapport de la Banque mondiale[2], s’appuyant sur d’autres études antérieures, publié ce mercredi 5 octobre et dont les conclusions ne manqueront pas de faire l’effet d’une claque aux chercheurs d’excuse en tous genre. Selon cette institution internationale, 43.3% des recrues extérieures de l’État islamique ont suivi des études secondaires, 24.4% sont allés à l’université, tandis que seuls 1.3% souffrent d’illettrisme.

Dommage pour les députés européens qui vont devoir trouver un autre symptôme que celui de la marginalité éducative pour expliquer que les enfants de leur Europe sans substance et sans fondement spirituel, soient tentés par le parricide.