Lettre ouverte à Monsieur Stéphane LE FOLL, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt
Monsieur le Ministre,
Suite à la décision du Conseil d’Etat enjoignant les ministères de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Santé d’abroger l’arrêté du 12 septembre 2006 qui régit les conditions de mise sur le marché et d’utilisation des produits phytosanitaires en France, permettez-moi d’attirer votre attention sur le nouveau projet de décret qui suscite une très vive inquiétude dans le monde agricole.
Si la protection de la santé publique doit demeurer une priorité pour un gouvernement, il n’en reste pas moins que les agriculteurs doivent cesser d’être toujours considérés comme des pollueurs alors que ceux-ci, dont le professionnalisme n’est pas à démontrer, ont réalisé des efforts conséquents en la matière depuis maintenant de nombreuses années.
Il ressort que les nouvelles dispositions contenues dans ce décret vont manifestement leur compliquer drastiquement la tâche tant elles peuvent être parfois complexes. Elles ne sont, pour certaines d’entre elles faisant fi des particularismes locaux, même pas applicables. Elles vont contraindre les agriculteurs à de très lourds investissements que certains ne peuvent pas se permettre quand, dans le même temps, d’autres agriculteurs en Europe utilisent les produits phytosanitaires de manière beaucoup plus souple tout en exportant leur production sur notre territoire. Enfin et surtout, elles risquent de provoquer une réduction spectaculaire de la surface exploitable dans de nombreux territoires français.
Sans parler des dégâts qu’une telle mesure ne manquerait pas d’occasionner sur l’emploi dans ce secteur déjà fragilisé, des syndicats agricoles ont chiffré la perte de chiffre d’affaire à 7 milliards pour la France et 630 millions pour le seul département de Vaucluse. Dans ces conditions, il est à se demander si ce n’est pas la mort de l’agriculture française que l’on souhaite, purement et simplement, entraînant dans son sillage l’ensemble des activités induites.
Aussi, Monsieur le Ministre, j’ose espérer que vous saurez entendre les craintes légitimes de toute une profession et que vous userez de votre autorité pour ne pas laisser adopter en l’état ce texte qui sonnerait le glas de milliers d’agriculteurs.
En espérant, pour le plus grand bien de la paysannerie française, une saine réaction de votre part, veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.
Communiqué de Marion Maréchal-Le Pen
Marion Maréchal-Le Pen a voté en faveur de la proposition de loi tendant à la revalorisation des pensions de retraites agricoles, jeudi 2 février.
Inférieur à 10% en dessous du seuil de pauvreté, le minimum de la retraite agricole est scandaleusement bas dans la sixième puissance économique mondiale. Le minimum du SMIC à 75% voté en 2002, mais jamais appliqué par les gouvernements Chirac et Sarkozy, doit être réévalué à 85% pour pallier une grave injustice à l’égard d’un secteur qui assure la souveraineté alimentaire de la Nation.
Communiqué de presse d’Edouard Ferrand et Philippe Loiseau, Députés francais au Parlement européen et membres de la Commission Agriculture et Développement rural
La colère grandissante des agriculteurs face à d’importants retards de paiement des aides directes versées dans le cadre de la PAC est d’autant plus légitime que ces même agriculteurs doivent consacrer toujours plus de temps à la montagne de paperasse dont a accouché la PAC 2014-2020. Cette inflation délirante de normes et de formulaires opaques est d’autant plus insupportable qu’elle s’accompagne d’une baisse des paiements directs et de mesures de crise peu ou pas efficaces.
Marion Maréchal-Le Pen attire l’attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur la situation de la presse agricole et rurale.
La crise agricole, subie de plein fouet par les agriculteurs français, entraîne une diminution importante des recettes de la presse agricole et rurale. Les restrictions issues de directives européennes, notamment en matière de publicité, ne contribuent pas à épargner cette presse de proximité des effets conjoncturels liés à la crise agricole tandis que la configuration territoriale dans laquelle s’ancre la presse rurale ne lui permet pas d’accéder aux aides au portage.
M. Gilbert Collard attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur les conséquences de l’annulation par le Conseil d’État de l’arrêté du 12 septembre 2006 concernant les zones de traitements phytosanitaires en agriculture.
Les impératifs de santé publique s’imposent certes à l’ensemble du monde agricole ; mais certaines propositions semblent aller très au delà du principe de précaution et n’ont pas manqué d’alarmer les exploitants.
Communiqué d’Edouard Ferrand, Député européen et membre de la commission de l’Agriculture et du développement rural, et Mireille d’Ornano, Député européen et membre de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire
Après avoir été condamnée par la Cour de justice de l’Union européenne pour la non publication des critères définissant les perturbateurs endocriniens, parmi lesquels figure le glyphosate, présent dans le Roundup, fabriqué par le géant américain Monsanto, la Commission européenne a l’occasion de se racheter.
C’est bien le moment d’invoquer les grands principes de la libre concurrence, à bon escient. Elle doit au plus vite s’opposer, au rachat de la firme américaine par l’industriel allemand Bayer. Elle bénéficie pour cela d’un délai de 25 jours après la notification de l’opération.
M. Gilbert Collard alerte M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur la situation dramatique que rencontre actuellement l’agriculture occitane, principalement dans trois filières majeures (élevage, céréales et vin).
Notre territoire régional est classé à 85 % en zone de contraintes naturelles, et le revenu des exploitations y est de 37% inférieur à la moyenne nationale. De plus, la concurrence internationale déstabilise les marchés, dont la valeur ajoutée est de plus en plus confisquée par la grande distribution.