PROPOSITION DE RÉSOLUTION
tendant à la création d’une commission d’enquête parlementaire sur le financement de l’Islam en France et sur les conséquences liées à l’apport financier d’États tiers cherchant à implanter la pratique d’une version fondamentaliste de l’Islam en France.
EXPOSÉ DES MOTIFS
Mesdames, Messieurs,
Les récents attentats perpétrés sur notre territoire par des musulmans radicalisés situent l’Islam au centre des débats. Deuxième religion du pays, l’Islam connaît de graves dérives qui conduisent à s’interroger sur sa place au sein de la société française, son mode de fonctionnement, ses influences. Des réponses précises ne peuvent que mieux aider à distinguer nos compatriotes musulmans des dérives djihadistes en forte progression ces dernières années.
Fort d’un nombre croissant de pratiquants dans notre pays, l’Islam cristallise des enjeux considérables d’ordre économique, culturel, géopolitique. En effet, de nombreux États étrangers participent activement à l’organisation du culte musulman. Plus de la moitié des imams salariés exerçant en France sont rémunérés soit par l’Algérie, le Maroc, l’Arabie Saoudite ou la Turquie. Les mosquées sont financées par des pays étrangers ou par des « mécènes » privés dont on ne connait pas les identités. L’Islam devient l’objet d’une lutte d’influence entre divers pays musulmans, au risque d’instiller une ingérence étrangère préoccupante tant pour la cohésion nationale que pour le respect du principe de laïcité. Le circuit de la viande halal, aux financements très opaques, est lui aussi source de trafics dont les fonds peuvent bénéficier à des associations culturelles et cultuelles intégristes.
Les actuelles organisations se targuant de représenter les musulmans de France sont elles-mêmes les leviers de pression d’États étrangers. Ainsi, l’UOIF est l’obligée du Qatar tandis que la Grande Mosquée de Paris est gérée par l’État algérien. Cette infiltration étrangère dans le quotidien des musulmans de France nuit au développement de la religion musulmane en accord avec le cadre républicain et pose un sérieux problème de souveraineté nationale et d’ordre public.
Malgré l’emprise croissante des pétromonarchies islamistes sur l’Islam en France et l’essor d’un Islam de plus en plus rétif à la loi française, aucune réforme de grande ampleur n’est engagée par le Gouvernement. C’est pourquoi il apparaît nécessaire de créer une commission d’enquête parlementaire pour faire le jour sur le financement des mosquées, des associations cultuelles et culturelles animant l’Islam dans notre pays ainsi que pour mesurer les conséquences de l’influence exercée par les États étrangers instillant une vision fondamentaliste dans l’organisation de l’Islam en France.
PROPOSITION DE RÉSOLUTION
Article unique
En application des articles 137 et suivants du Règlement de l’Assemblée nationale, est créée une commission d’enquête de trente membres pour étudier le financement de l’Islam en France et mesurer les conséquences de son financement par des États tiers cherchant à implanter la pratique d’une version fondamentaliste de l’Islam.
1° Elle s’attachera à mesurer l’influence des États tiers sur l’organisation et le financement de l’Islam en France et identifiera les modalités par lesquelles les États tiers exercent leurs influences sur les Musulmans de France.
2° Elle identifiera les États tiers qui favorisent le financement des lieux de cultes, associations cultuelles et culturelles propageant une idéologie islamiste.
3° Elle contribuera à identifier le rôle des États tiers dans l’incitation aux atteintes à la loi de 1905 et les lois de 2004 et 2010 encadrant le port de signes religieux dans les établissements scolaires et l’espace public.
4° Elle tentera de mesurer le rôle des États tiers dans la connexion entre les mouvements terroristes et certains acteurs de l’Islam de France.
5° Elle proposera de renforcer l’arsenal juridique afin d’empêcher le financement de lieux de culte par des États tiers.
6° Elle proposera éventuellement des mesures pour geler les avoirs des pays tiers et de leurs ressortissants dont il est fait preuve d’un soutien logistique ou financier de mouvements terroristes agissant sur le sol français.
Mesdames, Messieurs,
Notre pays concentre la plus grande proportion de personnes se déclarant de confession musulmane dans l’espace européen, érigeant l’Islam au second rang des religions pratiquées en France.
L’ancrage durable de l’Islam en France, consécutif au regroupement familial, a conduit à l’émergence progressive d’une affirmation religieuse cherchant sa consécration dans l’aménagement de lieux de culte et de mosquées. Le ministère de l’intérieur et des Cultes recensait 150 lieux de culte en 1976, 900 en 1985 et 1 555 en 2001. En 2012, il en dénombrait près de 2 500, soit un doublement sur les vingt dernières années. Parmi ces lieux de culte, il y aurait environ 90 mosquées.
Communiqué de Bertrand Dutheil de La Rochère, Membre fondateur et trésorier du RBM. Conseiller régional d’Ile-de-France
Dans Le Figaro de ce jour, commentant un sondage de l’IFOP sur l’image dégradée de l’islam en France, Anouar Kbibech, président du CFCM (Conseil Français du Culte Musulman), réclame « un droit à l’indifférence ». Sa demande est légitime. Mais toutes les évolutions montrent une défiance accrue. Aux musulmans de s’abstenir d’intervenir en tant que tels dans l’espace public pour réserver l’expression de leur foi dans la seule sphère privée. Aux responsables de l’islam qui se veulent représentatifs de cette religion en France d’imposer le respect des principes de la laïcité. Les résultats du sondage leur montrent la voie à suivre.
Communiqué de presse de Florian Philippot, candidat tête de liste en Alsace, Champagne-Ardenne, Lorraine
Depuis des années, l’UMPS avec la complicité de divers religieux tente, en Alsace-Moselle, d’étendre le Concordat à l’islam par des moyens détournés. L’instruction religieuse catholique, protestante ou israélite y est organisée dans le cadre de l’Éducation nationale. Dès la rentrée 2016, une expérimentation sera tentée dans les lycées pour y ajouter l’islam. Une étape serait ainsi franchie.
Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National
Sans doute honteuse du bilan de Nicolas Sarkozy en la matière, l’ex-UMP organise ce jour une réunion à huis-clos sur « l’Islam en France ».
Il est vrai que la politique de Nicolas Sarkozy a été un échec complet, dont nous payons aujourd’hui chèrement les conséquences. La question est maintenant de savoir si son parti va s’excuser pour :
– l’immigration massive qui a abondamment nourri le fléau du communautarisme, et qui met aujourd’hui en péril l’unité de la Nation ;
Communiqué de presse de Bertrand Dutheil de La Rochère, Conseiller République et laïcité de Marine Le Pen
Dans l’islam sunnite, il n’existe pas de clergé. Chaque croyant peut s’ériger en autorité religieuse légitimée par les croyants qui lui reconnaissent cette qualité. Les autorités politiques des différents pays se déclarant musulmans investissent donc des autorités religieuses et enjoignent à leurs administrés de les reconnaître comme telles. Les musulmans des pays qui ne sont pas musulmans ont tendance soit à se constituer en communautés politico-religieuses, soit à se rattacher à une autorité d’un pays musulman.
Communiqué de presse de Bertrand Dutheil de La Rochère, Conseiller République et laïcité de Marine Le Pen
Le ministre algérien des affaires religieuses a demandé, en octobre dernier, à Manuel Valls que soient formés des imams pour guider la prière des musulmans de France. En fait, il s’agit de fonctionnaires algériens chargés d’encadrer une partie de l’islam en France. Bien évidemment, notre ministre de l’Intérieur a obtempéré. Dépendant de notre ministre des Affaires Etrangères, l’Institut français d’Alger a dispensé, en juin, à 40 intéressés cette formation de langue française et d’ « environnement juridique ».