Edito de Nicolas Bay (09.09.2016)
François Hollande a prononcé hier salle Wagram un discours qui pourrait bien rester dans les annales, tant sa déconnexion avec la réalité que vivent les Français est grande. La logorrhée de platitudes et l’exercice d’autosatisfaction auxquels il s’est livré masquent mal son bilan désastreux et le rejet qu’expriment près de 90% des Français à son encontre.
Ce flot de paroles creuses ne trompera personne : François Hollande n’aura jamais été le chef de l’État garant de la défense de l’intérêt supérieur de la nation qu’il prétend être. Tout ce qui a été mis en œuvre sous son quinquennat a participé à l’affaiblissement de notre pays, tant dans nos frontières que sur la scène internationale.
Impuissant à résoudre quelque problème que ce soit, le voici enfilant à nouveau le costume du candidat. Les préoccupations des Français seront donc mises de côté puisque désormais l’ « action » présidentielle ne sera plus qu’un vaste meeting électoral, visant tout d’abord à convaincre dans son propre camp.
Les Français ont besoin d’un Président de la République digne de ce nom, et non d’un commentateur qui se déguise subitement en protecteur.
Comment peut-on se prétendre « protecteur » des Français, quand on poursuit une politique d’accueil des migrants clandestins absolument irresponsable ? Comment peut-on prétendre assurer la sécurité des Français, quand on envisage de dissuader les djihadistes avec des « stages de déradicalisation », quand on a renoncé à l’extension des possibilités de déchéance de nationalité que l’immense majorité des Français réclamait ?!
Loin du discours verbeux, prétentieux et suffisant de François Hollande, nous entendons, nous, refaire de la France un pays debout. Comme l’a dit Marine Le Pen dans son discours de Brachay, la France est à la croisée des chemins. En 2017, les Français auront à choisir entre le redressement national et populaire, et la voie du chaos incarnée par ce quinquennat tout autant que par le précédent.