Communiqué de presse du collectif CLIC
Le domaine de Grignon est un bijou du patrimoine culturel et scientifique français. Situé dans les Yvelines, le domaine de 291 hectares abrite un château du XVVIIème siècle de style Louis XIII inscrit à l’inventaire des monuments historiques (édifié par Nicolas de Bellièvre, marquis de Grignon, héritier du domaine par son père, Pomponne de Bellièvre, qui avait racheté les terres à Diane de Poitiers au XVIème siècle) ; une grande bibliothèque forte de nombreux livres rares ; un musée du Vivant ; un arboretum comprenant plus de 200 espèces différentes ; des jardins à la française et des prairies ; des cours de l’école AgroParisTech ; des laboratoires et des administrations de l’INRA (Institut national de la recherche agronomique).
Ce domaine intéresse aujourd’hui le jeune émir du Qatar, Tamim al-Thani. Un temps, il fut même envisagé d’y installer le centre d’entrainement de son club de football, le fameux Paris-Saint-Germain. Face à la gronde spontanée qu’a suscité ce projet, le club a renoncé, choisissant de s’installer sur un site voisin, à Poissy (Yvelines). Une pétition a même réuni 26.000 signatures, preuve de l’attachement des Français à leur patrimoine bâti. Si l’émir, et le Paris-Saint Germain, ont renoncé à faire du domaine de Grignon un nouveau Camp des Loges, cela ne signifie pas que le monarque arabe n’est plus intéressé. Il aurait d’ailleurs tort, puisque Marianne nous apprenait récemment que le gouvernement fait tout pour arranger l’affaire, dans le plus grand secret.
Ainsi, l’exécutif a glissé un amendement discret (article 15 ter, voir lien) dans le projet de loi relatif à la lutte contre la corruption, dit « Sapin 2 ». Cet amendement prévoit que l’école d’ingénieurs AgroParisTech susmentionnée, et l’INRA, pourront déroger dans certains cas au Code général de la propriété publique. L’Etat voudrait que les occupant du domaine de Grignon, qui déménagent en 2019 sur le plateau de Saclay (entre l’Essonne et les Yvelines), puissent encaisser illico le produit de la vente, estimé au bas mot à 35 millions d’euros.
Frédéric Delaméa, membre du collectif pour le futur site de Grignon, suspecte le gouvernement de cacher des choses, et de favoriser l’allié qatari, déclarant à Marianne : « Selon nos experts, il y a un gros loup derrière cet amendement surgi de nulle part. L’hypothèse est que l’Etat, qui n’avait pas les mains libres pour céder le domaine, chercherait à faire valider rétroactivement un accord qui n’aurait pas été conclu dans les règles. » Oui, l’exécutif se plie en quatre pour plaire au très fortuné micro Etat.
Une enquête, menée conjointement par Marianne et Mediapart, révélait que l’ancien émir de la gazo-monarchie du Golfe s’était constitué, au cours des années écoulées, un gigantesque patrimoine immobilier hexagonal, plus particulièrement au cœur de notre capitale. Hamad Al-Thani (père de Tamim et précédent émir), ses trois épouses et quelques-uns de ses vingt-quatre enfants détiennent, notamment, des immeubles de bureaux dans les quartiers les plus prestigieux, des hôtels particuliers, des haras, des châteaux d’époque, des palaces et des villas hors de prix sur la Côte d’Azur.
Au Qatar, l’État se confond complètement avec celui qui le dirige. Entre 1989 et 2015, Hamad Al-Thani a accumulé un patrimoine immobilier d’une valeur de 3,3 milliards d’euros, uniquement en France. De quoi soumettre durablement nos dirigeants nationaux, impressionnables et impressionnés par les moyens colossaux que les Qataris sont capables de déployer. S’ajoutent à ces dépenses les montants démesurés des travaux qui ont été réalisés dans ces résidences nouvellement acquises. Dans leur château du Verduron, les Qataris, déçus de ne trouver que deux sphinx en pierre dans l’allée principale qui en comptait auparavant dix, en ont fait réaliser de nouveaux par la Réunion des musées nationaux, établissement dépendant du ministère de la culture, en partenariat avec l’École du Louvre.
Tamim Al-Thani, et son frère, le prodigue diplômé de Saint-Cyr Joaan, achètent aussi châteaux, hôtels particuliers et haras. Dans ce contexte, comment demander à l’ambassade qatarie de lever l’immunité de son diplomate, accusé de viol par une jeune Française de 33 ans ? Comment empêcher le Qatar de financer les mosquées fondamentalistes à Paris et en région ? Vous n’y pensez pas, nos maîtres en seraient courroucés. Comment, aussi, lever les suspicions relatives au financement de l’État islamique qui entourent l’État profond qatari ? Après tout, ils nous financent aussi. Ils sont bien plus chez eux chez nous que nous ne le sommes.
La France ne doit pas devenir la colonie financière du Qatar, ni d’aucune autre nation, a fortiori quand ces dernières sont suspectées d’entretenir des sympathies occultes avec les mouvements takfiristes mondiaux qui se rendent coupables de terribles crimes depuis maintenant plusieurs dizaines d’années. Nous demandons un moratoire relatif à la vente de biens patrimoniaux, de monuments historiques, d’œuvres mobilières, et d’intérêts stratégiques. Idéalement, il faudrait rendre certains biens inaliénables à des Etats étrangers. Nous y travaillerons dans les prochaines semaines. Restons maîtres chez nous !
Communiqué de Presse de Steeve Briois, Vice-Président du Front National
D’après le livre écrit par les journalistes Christian Chesnot et Georges Malbrunot, le député socialiste et adjoint au maire de Wingles Nicolas Bays aurait sollicité de l’argent et des avantages en nature au Qatar et plus particulièrement à son ambassadeur.
D’après l’enquête, Nicolas Bays, par ailleurs vice-président du groupe d’amitié France-Qatar à l’Assemblé Nationale, aurait demandé par SMS à l’ambassadeur des billets d’avion et des nuits d’hôtel pour sa femme et ses enfants, des chaussures de luxe et de l’argent pour finaliser les travaux de son appartement.
Communiqué de presse de Florian Philippot, Vice-Président du Front National, Député français au Parlement européen
De manière évidente et conformément aux principes les plus élémentaires du droit et de la Liberté d’expression, le Parlement européen a refusé de lever mon immunité parlementaire dans l’affaire qui m’oppose à la dictature du Qatar.
Ce vote met en lumière la compromission du gouvernement français et particulièrement celle de l’ex-garde des Sceaux, Madame Taubira, qui a signé de sa main la demande de levée d’immunité, au mépris du droit, suite à la plainte sans précédent de l’Etat du Qatar contre ma personne.
Communiqué de presse de Florian Philippot, Vice-Président du Front National
Ce lundi 11 janvier 2016, un an jour pour jour après la marche historique des Français pour la Liberté d’expression, Florian Philippot sera auditionné par la Commission des affaires juridiques du Parlement européen, dans le cadre de la procédure de levée d’immunité initiée à la suite de la plainte de l’Etat du Qatar contre sa personne.
En ce jour des plus symboliques, cette plainte d’un Etat étranger contre un parlementaire français (une première dans l’Histoire) rappelle combien la Liberté d’expression est aujourd’hui menacée dans notre pays.
Communiqué de Joëlle Melin, Eurodéputée, En charge de la santé et de la protection sociale auprès de Marine Le Pen, Coordinatrice des Comités d’Action Programmatique
Le Qatar et l’Arabie Saoudite ont pris l’habitude, avec le consentement de nos hôpitaux, de réserver des lits d’hôpitaux publics à leur profit. Aujourd’hui ils réservent, prétendument en les finançant, des places d’universités. Et cela alors que nos concitoyens attendent des heures aux urgences un lit disponible, comme ils ne peuvent entamer un cursus universitaire faute de disponibilités, y inclus en médecine où le numerus clausus fait des ravages.
Communiqué de presse Florian Philippot, député français au Parlement européen
Après plus de trois semaines d’attente, le président de la République s’est enfin décidé à faire réponse à la lettre que je lui avais envoyée, suite à la plainte de l’Etat du Qatar contre ma personne.
Hélas François Hollande se défile et ne répond pas lui-même. C’est en effet par l’intermédiaire de son directeur de cabinet, Monsieur Lataste, qu’il m’a adressé une réponse dont le contenu est absolument sans rapport avec l’objet initial de ma lettre, qui incluait une demande d’audience, et qui le rappelait à son rôle constitutionnel de garant de notre indépendance nationale.
Mesdames et Messieurs bonjour,
Merci pour votre présence à cette conférence de presse.
Comme vous le savez j’ai appris il y a quelques semaines -par voie de presse, justement- que j’étais poursuivi en diffamation par l’Etat du Qatar pour avoir eu l’audace de dénoncer, comme bien d’autres avant moi, les liens troubles entre cette dictature et l’islamisme radical, ainsi que les « rapports incestueux », je maintiens mes mots, entre ce même pays et une partie de la classe politique française.
Comme vous l’avez sans doute remarqué, je tiens ce jour, avec mon avocat -que vous connaissez tous, Me Gilles-William Goldnadel- une conférence de presse à l’heure initialement prévue de ma convocation par un juge du tribunal de Nanterre.