Communiqué de presse du Front National
Des centaines d’éleveurs ruinés ont entamé le blocage de Lactalis, numéro un mondial de l’industrie laitière. Expliquer, comme le font bon nombre de commentateurs, que ces éleveurs sont victimes d’une conjoncture défavorable due à une crise de surproduction permet de faire oublier que leur calvaire a avant tout des causes politiques.
Le démantèlement des quotas et la libéralisation du secteur laitier, voulus par la Commission européenne et les multinationales, et acceptés d’abord par le gouvernement de M. Sarkozy, puis par celui de M. Hollande, a permis à certains pays membres de l’UE d’augmenter considérablement leur production. Les débouchés tant vantés par les tenants de la dérégulation du secteur s’étant avérés totalement surestimés, les cours se sont effondrés, certains pays membres n’hésitant pas à tirer profit de la situation pour s’emparer de nouvelles parts de marché chez leurs voisins. Cette crise de surproduction, annoncée dès 2009 par les défenseurs des quotas laitiers aux premiers rangs desquels Marine Le Pen et les élus du Front National, est donc avant tout le résultat des choix politiques effectués lors des deux précédentes réformes de la PAC. Le refus de M. Hogan, commissaire européen à l’agriculture, d’admettre l’existence même de cette crise durant plus d’un an puis la faiblesse des mesures finalement avancées aggravent encore la situation.
Côté français, il est regrettable de constater qu’une fois encore, la gauche au pouvoir, pas plus que la droite avant elle, n’a su défendre les intérêts de notre pays. Réclamé de longue date par le Front National, l’étiquetage de l’origine des produits laitiers annoncé pour le 1er janvier 2017 est bien entendu une bonne nouvelle. Après deux années dramatiques, cette décision est malheureusement bien tardive et n’aura pas l’effet attendu. Pour cela, il faudrait également, comme le propose notre mouvement, mettre en place une régulation des marchés par un encadrement des volumes produits et des prix, tout en protégeant nos éleveurs des importations issues de pays aux normes inférieures aux nôtres.
Nous refusons également de laisser une poignée de multinationales – Lactalis n’étant pas la seule concernée – imposer à notre pays le modèle ultra-industriel des fermes géantes, synonyme de désastre social, territorial et environnemental, et apportons donc tout notre soutien aux éleveurs qui se mobilisent cette semaine pour dénoncer le plan social sauvage dont ils sont victimes.
Communiqué de Marion Maréchal-Le Pen
Marion Maréchal-Le Pen a voté en faveur de la proposition de loi tendant à la revalorisation des pensions de retraites agricoles, jeudi 2 février.
Inférieur à 10% en dessous du seuil de pauvreté, le minimum de la retraite agricole est scandaleusement bas dans la sixième puissance économique mondiale. Le minimum du SMIC à 75% voté en 2002, mais jamais appliqué par les gouvernements Chirac et Sarkozy, doit être réévalué à 85% pour pallier une grave injustice à l’égard d’un secteur qui assure la souveraineté alimentaire de la Nation.
Communiqué de presse d’Edouard Ferrand et Philippe Loiseau, Députés francais au Parlement européen et membres de la Commission Agriculture et Développement rural
La colère grandissante des agriculteurs face à d’importants retards de paiement des aides directes versées dans le cadre de la PAC est d’autant plus légitime que ces même agriculteurs doivent consacrer toujours plus de temps à la montagne de paperasse dont a accouché la PAC 2014-2020. Cette inflation délirante de normes et de formulaires opaques est d’autant plus insupportable qu’elle s’accompagne d’une baisse des paiements directs et de mesures de crise peu ou pas efficaces.
Marion Maréchal-Le Pen attire l’attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur la situation de la presse agricole et rurale.
La crise agricole, subie de plein fouet par les agriculteurs français, entraîne une diminution importante des recettes de la presse agricole et rurale. Les restrictions issues de directives européennes, notamment en matière de publicité, ne contribuent pas à épargner cette presse de proximité des effets conjoncturels liés à la crise agricole tandis que la configuration territoriale dans laquelle s’ancre la presse rurale ne lui permet pas d’accéder aux aides au portage.
Lettre ouverte à Monsieur Stéphane LE FOLL, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt
Monsieur le Ministre,
Suite à la décision du Conseil d’Etat enjoignant les ministères de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Santé d’abroger l’arrêté du 12 septembre 2006 qui régit les conditions de mise sur le marché et d’utilisation des produits phytosanitaires en France, permettez-moi d’attirer votre attention sur le nouveau projet de décret qui suscite une très vive inquiétude dans le monde agricole.
M. Gilbert Collard attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur les conséquences de l’annulation par le Conseil d’État de l’arrêté du 12 septembre 2006 concernant les zones de traitements phytosanitaires en agriculture.
Les impératifs de santé publique s’imposent certes à l’ensemble du monde agricole ; mais certaines propositions semblent aller très au delà du principe de précaution et n’ont pas manqué d’alarmer les exploitants.
Communiqué d’Edouard Ferrand, Député européen et membre de la commission de l’Agriculture et du développement rural, et Mireille d’Ornano, Député européen et membre de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire
Après avoir été condamnée par la Cour de justice de l’Union européenne pour la non publication des critères définissant les perturbateurs endocriniens, parmi lesquels figure le glyphosate, présent dans le Roundup, fabriqué par le géant américain Monsanto, la Commission européenne a l’occasion de se racheter.
C’est bien le moment d’invoquer les grands principes de la libre concurrence, à bon escient. Elle doit au plus vite s’opposer, au rachat de la firme américaine par l’industriel allemand Bayer. Elle bénéficie pour cela d’un délai de 25 jours après la notification de l’opération.