Communiqué de presse de Philippe Loiseau, député français au parlement européen
Je me suis rendu en Creuse à l’appel d’agriculteurs désespérés. Producteurs de lait, éleveurs ovins et bovins, tous ont dressé un tableau catastrophique de l’agriculture française.
Agriculteur moi-même – 110 ha en région Centre -, je les comprends parfaitement. Toutes les filières sont dans le rouge, y compris le colza qui a subi une perte de 30%, les céréales de 40%.
Tous vendent à perte en subissant la pression de la grande distribution qui impose ses critères aux groupements de producteurs à qui ils confient la commercialisation de leurs productions. Une exploitation sur cinq va disparaître !
Obligés d’avoir deux emplois ou des petits boulots, certains doivent aller aux Restaurants du Cœur pour nourrir leur famille. Certains pensent au suicide… Sur les douze agriculteurs en redressement judiciaire en début d’année 2016 en Creuse, deux se sont suicidés !
Voilà la triste conséquence de la politique européenne agricole.
Ils m’ont fait part de leurs volontés et je serai leur porte-parole. Les producteurs laitiers réclament le retour des quotas et un prix de 380 euros pour les 1000 litres. Les éleveurs dénoncent des coûts de production plus élevés que le prix de vente. Comment avoir un revenu dans ces conditions ?
Des prix, pas des aides ! Voilà ce qu’ils veulent ! Ils réclament que les intermédiaires soient sous contrôle, que les groupements de producteurs défendent leurs intérêts et non ceux de la Grande Distribution, car tous ne peuvent pas faire de vente directe.
Souverainiste, je crois que cela ne pourra pas se faire dans cette Union européenne ultralibérale destructrice des souverainetés et avec cette PAC qui n’a plus de sens. Nous devons changer radicalement cette Europe, qui ne pourra plus être l’UE, pour avoir un autre projet agricole. Il y a urgence !
Communiqué de Marion Maréchal-Le Pen
Marion Maréchal-Le Pen a voté en faveur de la proposition de loi tendant à la revalorisation des pensions de retraites agricoles, jeudi 2 février.
Inférieur à 10% en dessous du seuil de pauvreté, le minimum de la retraite agricole est scandaleusement bas dans la sixième puissance économique mondiale. Le minimum du SMIC à 75% voté en 2002, mais jamais appliqué par les gouvernements Chirac et Sarkozy, doit être réévalué à 85% pour pallier une grave injustice à l’égard d’un secteur qui assure la souveraineté alimentaire de la Nation.
Communiqué de presse d’Edouard Ferrand et Philippe Loiseau, Députés francais au Parlement européen et membres de la Commission Agriculture et Développement rural
La colère grandissante des agriculteurs face à d’importants retards de paiement des aides directes versées dans le cadre de la PAC est d’autant plus légitime que ces même agriculteurs doivent consacrer toujours plus de temps à la montagne de paperasse dont a accouché la PAC 2014-2020. Cette inflation délirante de normes et de formulaires opaques est d’autant plus insupportable qu’elle s’accompagne d’une baisse des paiements directs et de mesures de crise peu ou pas efficaces.
Marion Maréchal-Le Pen attire l’attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur la situation de la presse agricole et rurale.
La crise agricole, subie de plein fouet par les agriculteurs français, entraîne une diminution importante des recettes de la presse agricole et rurale. Les restrictions issues de directives européennes, notamment en matière de publicité, ne contribuent pas à épargner cette presse de proximité des effets conjoncturels liés à la crise agricole tandis que la configuration territoriale dans laquelle s’ancre la presse rurale ne lui permet pas d’accéder aux aides au portage.
Lettre ouverte à Monsieur Stéphane LE FOLL, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt
Monsieur le Ministre,
Suite à la décision du Conseil d’Etat enjoignant les ministères de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Santé d’abroger l’arrêté du 12 septembre 2006 qui régit les conditions de mise sur le marché et d’utilisation des produits phytosanitaires en France, permettez-moi d’attirer votre attention sur le nouveau projet de décret qui suscite une très vive inquiétude dans le monde agricole.
M. Gilbert Collard attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur les conséquences de l’annulation par le Conseil d’État de l’arrêté du 12 septembre 2006 concernant les zones de traitements phytosanitaires en agriculture.
Les impératifs de santé publique s’imposent certes à l’ensemble du monde agricole ; mais certaines propositions semblent aller très au delà du principe de précaution et n’ont pas manqué d’alarmer les exploitants.
Communiqué d’Edouard Ferrand, Député européen et membre de la commission de l’Agriculture et du développement rural, et Mireille d’Ornano, Député européen et membre de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire
Après avoir été condamnée par la Cour de justice de l’Union européenne pour la non publication des critères définissant les perturbateurs endocriniens, parmi lesquels figure le glyphosate, présent dans le Roundup, fabriqué par le géant américain Monsanto, la Commission européenne a l’occasion de se racheter.
C’est bien le moment d’invoquer les grands principes de la libre concurrence, à bon escient. Elle doit au plus vite s’opposer, au rachat de la firme américaine par l’industriel allemand Bayer. Elle bénéficie pour cela d’un délai de 25 jours après la notification de l’opération.