Communiqué de presse de Philippe Loiseau et Edouard Ferrand, Députés français au Parlement européen, membres de la Commission Agriculture et développement rural
Manuel Valls et les représentants de la FNSEA se sont félicités aujourd’hui de l’accord trouvé sur le prix d’achat du lait aux éleveurs, autour de 280 euros la tonne.
Il s’agit en effet d’une bonne nouvelle pour les éleveurs qui étaient le plus pris à la gorge par les prix scandaleux pratiqués par le groupe, et qui leur permettra d’avoir une petite bouffée d’oxygène.
Mais cette hausse du prix d’achat n’est qu’une solution de court terme : ces 280 euros en moyenne la tonne sont encore insuffisants, loin du prix qui permettrait aux éleveurs français de vivre dignement de leur travail et qui ne recouvre les charges que partiellement. Les producteurs réclament 450 euros la tonne. Car tous les agriculteurs veulent des prix et non des aides !
Cet accord ne règle en rien les causes structurelles de cette crise, que sont la concurrence internationale déloyale, la perte de souveraineté de la France, le manque de patriotisme dans la gestion de l’économie par nos dirigeants, et l’Union européenne au dogme ultralibéral qui a mis fin de façon idéologique aux quotas laitiers.
Cette victoire d’étape n’est en rien à mettre au crédit de Lactalis ou du gouvernement français, qui a démontré et avoué son impuissance. Les agriculteurs doivent être aussi vigilants afin d’éviter d’être manipulés par certains syndicats dont la politique libérale proeuropéenne et la collusion avec le pouvoir sont reconnues.
Seuls une remise en cause des dogmes de l’UE et de la fin des quotas laitiers, la création d’une Politique agricole française et le patriotisme économique permettront une sortie de crise durable pour nos éleveurs.
Communiqué de presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National
Stéphane Le Foll avoue piteusement dans la presse ne pas avoir de moyen de pression face à Lactalis. Et ne pas avoir le téléphone d’Emmanuel Besnier, son patron. Je lui conseille de prendre contact avec Michel Nalet, le porte-parole de l’entreprise, très présent dans les médias en ce moment. Ou encore d’appeler le CNIEL, l’interprofession qui réunit éleveurs et transformateurs, dans laquelle Lactalis est très présente, comme j’ai pu le remarquer lors de mes rendez-vous avec cette institution. Il peut également s’adresser à l’ANIA, qui représente les intérêts de l’agroalimentaire et chez qui Lactalis est puissant. J’ai pu m’en rendre compte durant la campagne de 2012, quand l’ANIA m’a fait savoir qu’elle ne souhaitait pas me recevoir après mes propos dénonçant (déjà…) les pratiques de Lactalis ainsi que celles de Sofiprotéol (devenu groupe Avril depuis), la multinationale de Xavier Beulin, par ailleurs président de la FNSEA à ses heures perdues…
Communiqué de presse du Front National
Des centaines d’éleveurs ruinés ont entamé le blocage de Lactalis, numéro un mondial de l’industrie laitière. Expliquer, comme le font bon nombre de commentateurs, que ces éleveurs sont victimes d’une conjoncture défavorable due à une crise de surproduction permet de faire oublier que leur calvaire a avant tout des causes politiques.
Communiqué de presse de Philippe Loiseau, député français au parlement européen
Je me suis rendu en Creuse à l’appel d’agriculteurs désespérés. Producteurs de lait, éleveurs ovins et bovins, tous ont dressé un tableau catastrophique de l’agriculture française.
Les propos tenus sur cette vidéo n’engagent que leurs auteurs et non pas le Parlement européen.
Philippe Loiseau, Député français au Parlement européen, intervenait en plénière à propos de l’avenir du secteur laitier et sur le « paquet lait ».
Communiqué de presse du Front National
Le patron de la FNSEA, dans un entretien au Monde, prétend que nous « vendons de la peur » aux agriculteurs. Affirmation pour le moins étrange de la part d’un responsable qui est particulièrement bien placé pour connaître l’origine les causes bien réelles de la crise de notre agriculture.
Le FN est-il à l’origine du fiasco diplomatique qui a pousser la Russie à mettre en place un embargo sur nos produits agricoles et agroalimentaires qui nous prive de plus d’un milliard d’euros de débouchés par an ?
Bonnets rouges et pancartes « maison » : les membres de la fédération FN Finistère étaient présent en nombre samedi à Quimper.
Ils ont également les honneurs du Télégramme de Brest consacré à l’événement. Bravo à eux !