Communiqué de Presse du Front National
La décision du Conseil d’Administration d’EDF, appuyée par le gouvernement, de s’engager dans la construction des centrales britanniques d’Hinkley Point expose notre énergéticien à des risques financiers considérables.
Or, EDF est déjà fragilisée financièrement par la vente d’électricité à pertes à ses concurrents sur le marché français sponsorisés par la Commission Européenne.
Le gouvernement aurait dû imposer à EDF de se concentrer sur le bon achèvement de la centrale de Flamanville et la sécurité des anciennes centrales nucléaires, sécurité qui a besoin d’être renforcée avec le lourd programme de grand carénage.
L’autre priorité d’EDF devrait rester la sécurité de l’approvisionnement électrique des ménages et des entreprises françaises à des prix intéressants.
La dernière priorité mais pas des moindres est qu’EDF s’engage plus encore dans la production d’énergies renouvelables et du vecteur de stockage essentiel à la bonne marche de la transition énergétique : l’hydrogène.
Ces deux missions de service public et cette mission d’avenir auraient dû être prépondérantes et conduire le Conseil d’Administration à renoncer aux aventures britanniques. Malheureusement, le personnel dirigeant d’EDF appuyé par le gouvernement en a décidé autrement et commet une erreur stratégique.
Les informations du syndicat CFE-CGC sur la probable cession prochaine par l’Etat de 15% des parts qu’il détient dans EDF sont particulièrement graves.
Cette cession apparaîtrait en effet comme une véritable provocation de la part du gouvernement, au lendemain de l’échec cuisant qu’il a subi aux élections européennes, et démontrerait son mépris des Français qui se sont très clairement exprimés en faveur d’une politique de patriotisme économique.