Communiqué de Presse de Philippe Loiseau, Député français au Parlement européen, Membre de la Commission agriculture et développement rural
Alors que les réunions se succèdent au Parlement européen pour « discuter » de la crise agricole qui touche gravement l’agriculture française, nos agriculteurs crient toujours leur désespoir.
Le commissaire Hogan estimait il n’y a pas si longtemps que les agriculteurs français n’avaient pas à se plaindre… Il serait bon qu’il ne se contente pas d’en juger depuis les bureaux du Parlement européen et qu’il aille à la rencontre de nos producteurs. Il pourrait ainsi expliquer, notamment à ces éleveurs laitiers du Loiret qui estiment qu’ils sont en train « de crever », pourquoi il a décidé de supprimer les quotas laitiers… Le ministre de l’agriculture de l’époque M. Lemaire n’ayant montré aucune résistance. Il est vrai qu’ils ont en commun la volonté d’imposer les lois du libre-échange, tant et si bien que l’UMP a scandaleusement voté au Parlement Européen pour l’ouverture de négociations de libre-échange avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande, deux pays dont les éleveurs ont des coûts de production 30% plus bas que nos éleveurs. Les dirigeants de l’UMP font semblant de défendre les agriculteurs quand ils déambulent dans le salon de l’agriculture, tout en votant la veille des lois contre ces mêmes agriculteurs à Bruxelles. Cette façon de faire de la politique les déshonore.
Les résultats du démantèlement des quotas ne se sont pas fait attendre : concentration et disparition des exploitations (70 perdues en cinq dans le Loiret), diminution du nombre de producteurs, baisse des prix (de 30 à 27 centimes le litre depuis le début de l’année), endettement et bientôt faillite (perte pour l’exploitation de 5000 à 6000 euros par mois).
Avec mon collègue Edouard Ferrand, je me suis opposé à la fin des quotas et comme mes collègues agriculteurs je demande la mise en place d’un système de régulation. Plus généralement, alors qu’il ne fait plus aucun doute que la politique de l’Union Européenne détruit notre agriculture, il devient urgent de sortir de cette PAC. Il en va de la survie de notre agriculture. Nous devons retrouver notre souveraineté alimentaire en instaurant une Politique Agricole Française qui garantira les prix et protègera nos producteurs de la concurrence déloyale instaurée par l’Union européenne.
Communiqué de Marion Maréchal-Le Pen
Marion Maréchal-Le Pen a voté en faveur de la proposition de loi tendant à la revalorisation des pensions de retraites agricoles, jeudi 2 février.
Inférieur à 10% en dessous du seuil de pauvreté, le minimum de la retraite agricole est scandaleusement bas dans la sixième puissance économique mondiale. Le minimum du SMIC à 75% voté en 2002, mais jamais appliqué par les gouvernements Chirac et Sarkozy, doit être réévalué à 85% pour pallier une grave injustice à l’égard d’un secteur qui assure la souveraineté alimentaire de la Nation.
Communiqué de presse d’Edouard Ferrand et Philippe Loiseau, Députés francais au Parlement européen et membres de la Commission Agriculture et Développement rural
La colère grandissante des agriculteurs face à d’importants retards de paiement des aides directes versées dans le cadre de la PAC est d’autant plus légitime que ces même agriculteurs doivent consacrer toujours plus de temps à la montagne de paperasse dont a accouché la PAC 2014-2020. Cette inflation délirante de normes et de formulaires opaques est d’autant plus insupportable qu’elle s’accompagne d’une baisse des paiements directs et de mesures de crise peu ou pas efficaces.
Marion Maréchal-Le Pen attire l’attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur la situation de la presse agricole et rurale.
La crise agricole, subie de plein fouet par les agriculteurs français, entraîne une diminution importante des recettes de la presse agricole et rurale. Les restrictions issues de directives européennes, notamment en matière de publicité, ne contribuent pas à épargner cette presse de proximité des effets conjoncturels liés à la crise agricole tandis que la configuration territoriale dans laquelle s’ancre la presse rurale ne lui permet pas d’accéder aux aides au portage.
Lettre ouverte à Monsieur Stéphane LE FOLL, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt
Monsieur le Ministre,
Suite à la décision du Conseil d’Etat enjoignant les ministères de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Santé d’abroger l’arrêté du 12 septembre 2006 qui régit les conditions de mise sur le marché et d’utilisation des produits phytosanitaires en France, permettez-moi d’attirer votre attention sur le nouveau projet de décret qui suscite une très vive inquiétude dans le monde agricole.
M. Gilbert Collard attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur les conséquences de l’annulation par le Conseil d’État de l’arrêté du 12 septembre 2006 concernant les zones de traitements phytosanitaires en agriculture.
Les impératifs de santé publique s’imposent certes à l’ensemble du monde agricole ; mais certaines propositions semblent aller très au delà du principe de précaution et n’ont pas manqué d’alarmer les exploitants.
Communiqué d’Edouard Ferrand, Député européen et membre de la commission de l’Agriculture et du développement rural, et Mireille d’Ornano, Député européen et membre de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire
Après avoir été condamnée par la Cour de justice de l’Union européenne pour la non publication des critères définissant les perturbateurs endocriniens, parmi lesquels figure le glyphosate, présent dans le Roundup, fabriqué par le géant américain Monsanto, la Commission européenne a l’occasion de se racheter.
C’est bien le moment d’invoquer les grands principes de la libre concurrence, à bon escient. Elle doit au plus vite s’opposer, au rachat de la firme américaine par l’industriel allemand Bayer. Elle bénéficie pour cela d’un délai de 25 jours après la notification de l’opération.