Edito de Nicolas Bay (24.06.2016)
Projet dévoyé, ayant trahi sa vocation originelle, l’Union Européenne se voit aujourd’hui infliger une gigantesque gifle. S’il s’agit avant tout d’une victoire pour le peuple britannique, c’est aussi une victoire pour la démocratie et tous les peuples d’Europe qui ont plus que jamais soif d’identité, de souveraineté et de liberté.
Avec 52% des suffrages exprimés en faveur d’une sortie de l’Union Européenne, la volonté des Britanniques doit maintenant être respectée et mise en œuvre. N’oublions pas que le peuple Français, lui, avait voté NON au traité constitutionnel européen en 2005 et que ses dirigeants, Nicolas Sarkozy en particulier, avec la participation effective des instances européennes, l’avaient honteusement trahi en bafouant son vote avec le traité de Lisbonne !
Comme les Britanniques, les autres peuples d’Europe aspirent aujourd’hui à retrouver leur indépendance nationale, décider de leurs lois, retrouver l’entière maîtrise de leur destin. En cela, le Brexit c’est aussi, et surtout, le rejet d’une immigration massive présentée par les technocrates de Bruxelles et leurs complices nationaux comme « une chance » économique.
Le Front National et Marine Le Pen le réclament depuis des années : il est temps qu’un référendum ait lieu. À l’issue d’un vrai débat, les Français doivent avoir le droit de se prononcer et de trancher, d’autant qu’ils ont beaucoup plus de raisons que les Britanniques, lesquels ne sont pas dans l’espace Schengen et ont eu la sagesse de conserver leur liberté monétaire, de vouloir s’extraire de ce carcan.
L’Union Européenne doit désormais laisser la place à la véritable Europe : cette civilisation faite de patries souveraines et libres. C’est ce projet pour une autre construction européenne, basée sur ces réalités intangibles que sont les nations, que nous allons continuer de porter et que Marine Le Pen et son gouvernement mettront en œuvre.
Communiqué de presse de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National, Député français au Parlement européen
En cours de libération des diktats mondialistes de l’Union Européenne, la Grande-Bretagne est à présent en mesure de défendre pleinement l’intérêt de son peuple. Le ministre du Brexit, David Davis, a ainsi déclaré que les Britanniques seront dorénavant prioritaires dans l’accès à l’emploi par rapport aux étrangers. Les entreprises seront donc invitées à employer en priorité les chômeurs britanniques avant les travailleurs immigrés au Royaume-Uni.
Communiqué de presse de Florian Philippot, Vice-président du Front National
Les propos de Theresa May, expliquant que le Brexit ne saurait être remis en cause et qu’elle en fera « un succès » pour son pays, sonnent comme un coup de massue sur la tête des européistes qui espéraient encore détourner l’expression démocratique d’un peuple.
Cette prise de position très nette, et sans ambiguïté, du très probable futur Premier ministre britannique illustre également la différence d’état d’esprit entre les élites françaises et celles d’outre-Manche.
Edito de Nicolas Bay (01.07.2016)
Moins d’une semaine après le vote sans appel des Britanniques en faveur du Brexit, certains responsables politiques du PS comme de l’ex-UMP n’hésitent pas à afficher ouvertement leur mépris.
Pour François Hollande – tombé à 12% d’opinion favorable, un record ! – les citoyens britanniques ont été « abusés ». Alain Minc, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy et soutien d’Alain Juppé, et Emmanuel Macron, ministre de l’Économie, ont également tenu des propos caractéristiques d’une pseudo-élite totalement hors-sol et coupée du peuple. Pour eux, le vote en faveur de la sortie de l’Union Européenne serait ainsi la victoire « des gens peu formés, peu éduqués, peu diplômés ».
Interview du New York Times
PARIS — S’il est bien une chose qui chatouille l’orgueil d’un Français, c’est qu’un Anglais vienne lui voler la vedette. Mais devant la valeur du courage, même le Français le plus fier ne peut que s’incliner : il ne lui reste qu’à tirer son chapeau. Et c’est bel et bien un acte de courage que la décision que vient de prendre le peuple britannique, le courage de ceux qui assument leur liberté.
Par Jean MESSIHA
La Grande-Bretagne a donc décidé de dire goodbye au « Volapük intégré »[1]. Le peuple britannique a fait ce choix après une campagne électorale où les arguments en faveur et contre le maintien auront été discutés de manière exhaustive. L’hommage qui doit être rendu à David Cameron, le premier ministre à l’initiative de cette consultation, doit être vibrant et unanime, quoi qu’on puisse penser de ses convictions politiques.
Communiqué du FN Sciences Po
Dans le contexte du Brexit, Sciences Po a décidé d’organiser aujourd’hui un débat sur la manière de penser et construire le futur de l’Union européenne.
La liste des invités ne laisse cependant planer aucun doute sur la teneur des échanges, qui seront une nouvelle fois teintés de l’européisme le plus complet puisque Daniel Cohn-Bendit, Sylvie Goulard et Emmanuel Macron sont les trois seuls invités de l’évènement.