Communiqué du FN Sciences Po
Dans le contexte du Brexit, Sciences Po a décidé d’organiser aujourd’hui un débat sur la manière de penser et construire le futur de l’Union européenne.
La liste des invités ne laisse cependant planer aucun doute sur la teneur des échanges, qui seront une nouvelle fois teintés de l’européisme le plus complet puisque Daniel Cohn-Bendit, Sylvie Goulard et Emmanuel Macron sont les trois seuls invités de l’évènement. Il semble alors à peu près sûr que seront ressassées pendant deux longues heures ces vieilles recettes qui ne font que renforcer une Union européenne anti-démocratique et qui multiplient les mesures économiques libérales et d’austérité. À Sciences Po, on aime le débat mais donc le débat entre seuls tenants de l’européisme !
Au contraire, les résultats du référendum au Royaume-Uni du 23 juin, qui ont vu le peuple britannique réaliser un formidable acte de souveraineté, auraient dû inciter les organisateurs à revoir la liste des invités. S’il avait pu participer à ce débat, le Front National aurait ainsi fait valoir son projet pour sortir notre pays et le Vieux continent de la dérive qu’ils connaissent actuellement : reconquête de notre souveraineté nationale pour redonner de l’épaisseur à nos vieilles nations et organisation d’un référendum sur l’appartenance à l’Union européenne pour rendre au peuple son pouvoir de décision. En un mot, défendre les Nations d’Europe, qui sont le seul cadre possible d’expression sans entrave de la volonté des peuples.
Sciences Po a finalement préféré s’inscrire une nouvelle fois dans ce décalage croissant entre les peuples d’Europe qui aspirent à plus de démocratie et de liberté et une petite élite bien décidée à accomplir son vaste dessein européiste et technocratique.
Communiqué de presse de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National, Député français au Parlement européen
En cours de libération des diktats mondialistes de l’Union Européenne, la Grande-Bretagne est à présent en mesure de défendre pleinement l’intérêt de son peuple. Le ministre du Brexit, David Davis, a ainsi déclaré que les Britanniques seront dorénavant prioritaires dans l’accès à l’emploi par rapport aux étrangers. Les entreprises seront donc invitées à employer en priorité les chômeurs britanniques avant les travailleurs immigrés au Royaume-Uni.
Communiqué de presse de Florian Philippot, Vice-président du Front National
Les propos de Theresa May, expliquant que le Brexit ne saurait être remis en cause et qu’elle en fera « un succès » pour son pays, sonnent comme un coup de massue sur la tête des européistes qui espéraient encore détourner l’expression démocratique d’un peuple.
Cette prise de position très nette, et sans ambiguïté, du très probable futur Premier ministre britannique illustre également la différence d’état d’esprit entre les élites françaises et celles d’outre-Manche.
Edito de Nicolas Bay (01.07.2016)
Moins d’une semaine après le vote sans appel des Britanniques en faveur du Brexit, certains responsables politiques du PS comme de l’ex-UMP n’hésitent pas à afficher ouvertement leur mépris.
Pour François Hollande – tombé à 12% d’opinion favorable, un record ! – les citoyens britanniques ont été « abusés ». Alain Minc, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy et soutien d’Alain Juppé, et Emmanuel Macron, ministre de l’Économie, ont également tenu des propos caractéristiques d’une pseudo-élite totalement hors-sol et coupée du peuple. Pour eux, le vote en faveur de la sortie de l’Union Européenne serait ainsi la victoire « des gens peu formés, peu éduqués, peu diplômés ».
Interview du New York Times
PARIS — S’il est bien une chose qui chatouille l’orgueil d’un Français, c’est qu’un Anglais vienne lui voler la vedette. Mais devant la valeur du courage, même le Français le plus fier ne peut que s’incliner : il ne lui reste qu’à tirer son chapeau. Et c’est bel et bien un acte de courage que la décision que vient de prendre le peuple britannique, le courage de ceux qui assument leur liberté.
Par Jean MESSIHA
La Grande-Bretagne a donc décidé de dire goodbye au « Volapük intégré »[1]. Le peuple britannique a fait ce choix après une campagne électorale où les arguments en faveur et contre le maintien auront été discutés de manière exhaustive. L’hommage qui doit être rendu à David Cameron, le premier ministre à l’initiative de cette consultation, doit être vibrant et unanime, quoi qu’on puisse penser de ses convictions politiques.
Edito de Nicolas Bay (24.06.2016)
Projet dévoyé, ayant trahi sa vocation originelle, l’Union Européenne se voit aujourd’hui infliger une gigantesque gifle. S’il s’agit avant tout d’une victoire pour le peuple britannique, c’est aussi une victoire pour la démocratie et tous les peuples d’Europe qui ont plus que jamais soif d’identité, de souveraineté et de liberté.
Avec 52% des suffrages exprimés en faveur d’une sortie de l’Union Européenne, la volonté des Britanniques doit maintenant être respectée et mise en œuvre. N’oublions pas que le peuple Français, lui, avait voté NON au traité constitutionnel européen en 2005 et que ses dirigeants, Nicolas Sarkozy en particulier, avec la participation effective des instances européennes, l’avaient honteusement trahi en bafouant son vote avec le traité de Lisbonne !