Edito de Nicolas Bay (06.05.2016)
L’accord de libre-échange entre les États-Unis et l’Union Européenne (dit TAFTA) fait face à une vague d’hostilité croissante, et cela dans toute l’Europe, dont nous ne pouvons que nous réjouir.
Depuis plusieurs mois, le Front National ne cesse de dénoncer ce projet visant à libéraliser au maximum le commerce entre les deux rives de l’Atlantique tout en réduisant les normes, les droits de douane et les barrières réglementaires. Ses conséquences, non seulement pour notre économie mais aussi pour notre environnement et notre mode de vie, seraient catastrophiques.
Le projet de traité prévoit également un mécanisme d’« arbitrage des différends » entre États et investisseurs privés. Ce mécanisme, permettrait aux entreprises multinationales de traîner devant un tribunal les États qui tenteraient de protéger leurs intérêts nationaux. Ainsi, plus concrètement, toute entreprise américaine investissant dans un pays européen aurait le droit de réclamer devant un tribunal d’arbitrage privé des dédommagements financiers de la part d’un État dès lors que celle-ci s’estimerait lésée par une nouvelle loi ou une norme (sanitaire, environnementale, sociale…) susceptible de restreindre ses profits.
Bœuf aux hormones, carcasses de viande aspergées à l’acide lactique, volailles lavées à la chlorite, est-ce donc ce qui nous attend si François Hollande ne met pas un terme aux négociations en cours ? Il faudrait vraiment faire preuve de cécité ou de cynisme pour ne pas voir que ce traité transatlantique ne répond qu’aux intérêts de Washington et ne bénéficiera qu’à des multinationales souhaitant s’affranchir autant que possible des normes.
Il ne peut y avoir de souveraineté et d’indépendance nationale sans maîtrise des échanges commerciaux. C’est pourquoi le gouvernement doit annoncer son retrait des négociations sur le traité transatlantique et affirmer un NON définitif.
Communiqué de presse du Front National
Selon un article d’Euractiv, les députés européens français PS demandent un débat sur le traité entre l’Union Européenne et le Canada, le CETA, à quinze jours du vote du Parlement Européen. Il est temps que ce débat ait lieu !
Ils reconnaissent qu’il y a trop d’incertitudes sur le droit des Etats à légiférer, ce que le Front National dénonce depuis toujours.
Communiqué de presse de Sylvie Goddyn et Jean-François Jalkh, Députés français au Parlement européen
Les députés européens de la commission environnement, santé publique et sécurité alimentaire ont voté ce matin à Bruxelles sur la ratification du très controversé accord de libre-échange avec le Canada, plus souvent appelé CETA.
Cet accord ne tient aucunement compte du principe de précaution. Il met en péril notre santé car il laissera arriver sur le marché européen des produits quotidiens et des aliments que nous avons pourtant interdits comme les OGM ou le bœuf aux hormones.
Communiqué de Presse du Front National
Alors que l’ensemble des gouvernements des pays européens étaient prêts à signer le CETA sans qu’aucun débat démocratique n’ait eu lieu, le Parlement Wallon avait entamé un bras de fer avec l’Union Européenne pour modifier ce traité, justes arguments à l’appui. En effet, le CETA instaure une justice privée d’exception, permettant aux multinationales d’attaquer les Etats si celles-ci subissent des manques à gagner suite à des modifications de réglementations, pour protéger nos citoyens par exemple. Nos éleveurs de bœuf et de porc sont mis en danger par la concurrence des éleveurs canadiens dont les coûts de revient sont 35% plus bas.
Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National
L’Union européenne, confrontée en tout domaine à un rejet massif des peuples, se fait chaque jour plus menaçante face aux résistances légitimes qui se dressent sur son chemin.
Aujourd’hui, c’est pour imposer le Traité CETA de libre-échange avec le Canada, sur lequel aucun peuple n’a eu voix au chapitre, que l’Union européenne se montre sous son visage le plus totalitaire. C’est ainsi que le président du Conseil européen, Donald Tusk, a adressé un « ultimatum » à la Belgique pour contraindre la Wallonie à donner son aval au texte, au mépris de ses procédures démocratiques propres et donc de sa souveraineté.
Communiqué de presse de Florian Philippot, Vice-président du Front National, Conseiller régional Grand-Est
Alors que les 28 Etats de l’Union européenne sont censés donner aujourd’hui leur feu vert à la signature du funeste Traité CETA de libre-échange avec le Canada, sans qu’aucun peuple n’ait jamais été consulté, la Wallonie sauve l’honneur de nos Etats soumis et fait de la résistance en refusant de donner son aval, indispensable au gouvernement belge et donc à la ratification du Traité.
Communiqué de presse du Front National
Alors que le Traité de libre-échange avec le Canada (CETA) doit être signé dans quelques jours, le Front National invite les Français à se mobiliser contre ce Traité, et son grand-frère le Traité transatlantique (TAFTA), en signant notamment la pétition nationale mise en ligne hier sur son site Internet : http://www.frontnational.com/contre-le-ceta-et-le-tafta/. Une campagne anti-CETA va également être lancée sur les réseaux sociaux pour alerter nos compatriotes.