Communiqué de Presse du CAP ENERGIE, Comité d’Action Programmatique
La mise en examen d’Anne LAUVERGEON, Présidente pendant 10 ans d’AREVA, est motivée par une falsification des comptes, à propos du rachat inconsidéré en 2007 d’UraMin, société promettant de faramineux gisements d’uranium en Afrique, qui n’ont jamais vu le jour. O. FRIC, son mari, est accusé de délit d’initié dans cette même affaire.
Cet épisode calamiteux, s’inscrit dans la mise au jour de la gestion désastreuse de l’Etat dans le secteur de l’énergie : 5 Mds de pertes en 2014, 2 Mds en 2015, tentative non aboutie de revendre pour 2 Mds à EDF la branche réacteur AREVA NP, perspective de 6 000 suppressions de poste d’ici 2017… Les délais explosent les budgets des EPR en France et en Finlande. C’est un nouveau scandale qui éclate !!
Dans la situation économique actuelle, les 16 Mds d’euros de la participation de l’Etat via EDF dans la construction de l’EPR d’Hinkley Point est une aberration.
Il est urgent que l’Etat reprenne en main tous les secteurs stratégiques, celui de l’énergie en particulier, pour éviter la main-mise au capital de capitaux étrangers. François DUMONT au nom du CAP ENERGIE, Expert dans le domaine énergétique-électrique, s’insurge d’une situation qui n’a peut-être pas fini de révéler tous ses tenants et aboutissants. Il en appelle, avec tous les experts du CAP ENERGIE, à la mise en place avec le FRONT NATIONAL, d’une véritable politique énergétique nationale, à court, moyen et long terme.
Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front national
C’est un nouveau plan social massif qui se profile, chez Areva cette fois, par la suppression en France de 3000 à 4000 emplois. Le géant français du nucléaire et ses salariés paient l’absence totale de stratégie industrielle au plus haut niveau de l’Etat, et depuis des années.
L’avenir de la filière nucléaire française reste globalement incertain, les investissements largement gelés, et l’idée d’une alliance industrielle avec EDF, qu’on peut défendre, n’est pas tranchée.
Communiqué de Presse de Florian Philippot
Les difficultés du groupe Areva mettent en évidence les limites très inquiétantes des possibilités d’action du gouvernement. Pourtant actionnaire majoritaire, la puissance publique tergiverse et refuse d’établir un plan d’action précis pour sauver l’entreprise, car elle sait que toute décision impliquant l’intervention de l’Etat risquerait d’être retoquée par la Commission européenne.
Communiqué de Presse de Gaël Nofri, Conseiller Service Public de Marine LE PEN
L’affaire Uramin est à la fois l’illustration des dérives de l’Etat mais aussi une véritable affaire d’Etat.
En effet, l’achat par le groupe français Areva de cette société d’exploitation d’Uranium s’avère être une véritable gabegie financière, une gabegie aux conséquences sociales et industrielles lourdes. Achetée en 2007 par Anne Lauvergeon pour la somme astronomique de 2,2 milliards € cette entreprise ne vaut aujourd’hui plus que 400 millions € , soit près de 2 milliards € de pertes !
Ce désastre aurait pu être évité si l’Etat, principal actionnaire de la société Aréva, avait tenu compte du premier rapport de l’Agence Participation de l’Etat rendu sur ce dossier qui incitait à la prudence et à la réserve. En effet, la somme engagée est alors colossale au regard de ce qu’est la société Uramin en 2006: un groupe qui affiche 23 millions € de pertes et dont les droits miniers ne font pour alors l’objet d’aucune exploitation.