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Les lieux de culte ne sont pas des édifices comme les autres

Communiqués / 27 avril 2016 / Étiquettes : /

Communiqué de Presse de Bertrand Dutheil de La Rochère, Membre fondateur et trésorier du RBM

À Marseille, la synagogue Or Thora va être vendue pour être transformée en mosquée. Certes elle est quasi désaffectée. Mais le passage d’un lieu de culte d’une religion à une autre n’est jamais sans signification. Aussi, en décembre 2012, le Front National avait dénoncé le projet de convertir en mosquée l’église Saint-Éloi à Vierzon. Devant l’émoi de la population, le maire communiste a fait jouer le droit de préemption de la ville. L’édifice sera aménagé en salle de sport. En revanche, un an plus tard, malgré la protestation du Front National, le maire UMP de Nîmes a vendu un temple protestant à une association musulmane pour qu’il devienne la mosquée de la Paix. Qui plus est, ce bâtiment est situé place Jean-Calvin.

L’histoire nous apprend que ces transformations sont rarement innocentes. À Damas, la grande mosquée des Omeyyades a été construite, après la conquête arabe, sur l’emplacement de l’église Saint Jean le Baptiste, elle-même édifiée à la place d’un temple romain dédié à Jupiter. À Cordoue, la cathédrale fut, avant la Reconquista de 1236, une mosquée elle-même bâtie, après l’arrivée des musulmans, à la place de l’église Saint-Vincent, qui avait succédé à un temple romain consacré à Janus. À Alger, la mosquée Ketchaoua devint la cathédrale Saint-Philippe en 1831 pour redevenir mosquée en 1962. À Constantinople, la basilique Sainte-Sophie devint mosquée dès la prise de la ville par les Ottomans, en 1453. En 1934, dans le cadre de la laïcité, Atatürk la fit transformer en musée. Aujourd’hui, le gouvernement islamiste d’Erdogan laisse entendre qu’elle pourrait redevenir mosquée.

Avec Marine Le Pen, le Rassemblement Bleu Marine demande que les croyances de chacun soient respectées. Les exemples précités montrent que la destinée d’un lieu de culte est très symbolique, et dépasse sa seule fonction. Que les musulmans de France veuillent des lieux de prières, rien de plus normal. Mais ils doivent les construire par eux-mêmes sans subvention publique, sans contribution de l’étranger, sans se substituer aux autres religions. Il revient à la République laïque de protéger toutes les sensibilités pour que personne ne soit heurté dans ses convictions les plus intimes.