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Travailleurs détachés : quand la Commission européenne fait semblant de lutter contre le dumping qu'elle a mis en place

Communiqués / 8 mars 2016 / Étiquettes : /

Communiqué de presse de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National, Député français au Parlement européen

La commissaire européenne Marianne Thyssen, chargée de l’emploi et des affaires sociales, s’apprête à annoncer une révision de la directive « travailleurs détachés ». Derrière l’objectif affiché de réduire les différences de coût du travail entre salariés dans un même pays, se cache en réalité une vaste opération d’enfumage. Sans jamais remettre en cause le principe même du travailleur détaché, la Commission européenne se contente de proposer des modifications mineures, telles que la possibilité pour le travailleur détaché de prétendre au 13e mois, aux primes de Noël ou d’ancienneté, si celles-ci existent dans le secteur ou la branche qui l’emploie.

Dans le fond, aucun changement majeur n’est apporté. Les charges sociales que doit payer l’employeur d’un travailleur détaché demeurent celles du pays d’origine, générant ainsi toujours plus de concurrence déloyale et d’injustice sociale. Tant que le travailleur détaché ne représentera pas le même coût qu’un travailleur français, le dumping social et fiscal ne fera que prospérer et continuera de précariser les salariés. Avec cette prétendue réforme, à poste égal, un salarié polonais détaché en France (salaire français mais charges du pays d’origine) coûtera toujours moins cher qu’un salarié français.

Alors que la France accueille actuellement 300 000 travailleurs détachés, le Front National appelle à la suppression de la directive de 1996, qui a permis l’émergence de ce système délétère. Ce ne sont pas quelques tours de passe-passe qui permettront de mettre fin à un système inéquitable qui favorise la concurrence déloyale des pays européens à bas niveau de protection sociale, mais la suppression de son principe même. La préférence étrangère en matière d’emploi doit d’urgence cesser pour laisser place à la priorité nationale, afin de répondre d’abord au chômage de masse frappant des millions Français qui désespèrent de trouver un travail.