Communiqué de presse du Front National
Jamais en manque d’imagination pour imposer sa vision ultra-libérale totalement coupée des réalités, la Commission européenne vient d’inventer la régulation qui ne régule rien… Son commissaire à l’agriculture Phil Hogan, qui semble enfin reconnaître l’existence de la crise, propose de laisser aux opérateurs la possibilité de limiter volontairement leur collecte afin de lutter contre la surproduction. Ce système, qui existe déjà en France, n’a aucune chance de fonctionner s’il n’est pas imposer à l’ensemble des opérateurs et des producteurs de l’UE : pendant que les uns limitent leur production, les autres continueront d’augmenter la leur afin de gagner de nouvelles parts de marchés. Soit exactement la situation que subissent les éleveurs français depuis la fin des quotas, et ce au seul profit d’une poignée de concurrents acharnés bien décidés à leur prendre le plus de parts de marché que possible (c’est en autre le cas de l’Irlande de M. Phil Hogan).
Les autres mesures annoncées sont d’autant moins crédibles qu’elles ne sont pour le moment pas financées, la Commission européenne refusant d’utiliser la réserve de crise pour venir en aide aux éleveurs.
Enfin, après avoir imposé durant des années aux consommateurs français « la viande de nul part » et autres produits importés bas de gamme, la Commission « autorise » désormais la France à « expérimenter » l’étiquetage. Une mesure qui devait être imposée dès 2013, après le scandale des lasagnes à la viande de cheval, et que Bruxelles bloquait depuis. Que de temps perdu… Reste à savoir maintenant comment cette mesure sera mise en application, en particulier chez les fabricants étrangers…
Le Front National maintient bien entendu les mesures d’urgence demandées par sa présidente lors du Salon de l’Agriculture : démission de Phil Hogan « l’enfumeur », étiquetage obligatoire de toutes les denrées alimentaires, mise en place de vraies mesures de régulation des prix et des volumes, possibilité de favoriser les productions nationales dans les appels d’offre des marchés publics, la lutte contre le dumping social intra-communautaire, la levée immédiate des sanctions contre la Russie et la suspension des méga-traité de libre échange (Canada, USA, Nouvelle-Zélande, Australie, Ukraine…).
Communiqué de Marion Maréchal-Le Pen
Marion Maréchal-Le Pen a voté en faveur de la proposition de loi tendant à la revalorisation des pensions de retraites agricoles, jeudi 2 février.
Inférieur à 10% en dessous du seuil de pauvreté, le minimum de la retraite agricole est scandaleusement bas dans la sixième puissance économique mondiale. Le minimum du SMIC à 75% voté en 2002, mais jamais appliqué par les gouvernements Chirac et Sarkozy, doit être réévalué à 85% pour pallier une grave injustice à l’égard d’un secteur qui assure la souveraineté alimentaire de la Nation.
Communiqué de presse d’Edouard Ferrand et Philippe Loiseau, Députés francais au Parlement européen et membres de la Commission Agriculture et Développement rural
La colère grandissante des agriculteurs face à d’importants retards de paiement des aides directes versées dans le cadre de la PAC est d’autant plus légitime que ces même agriculteurs doivent consacrer toujours plus de temps à la montagne de paperasse dont a accouché la PAC 2014-2020. Cette inflation délirante de normes et de formulaires opaques est d’autant plus insupportable qu’elle s’accompagne d’une baisse des paiements directs et de mesures de crise peu ou pas efficaces.
Marion Maréchal-Le Pen attire l’attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur la situation de la presse agricole et rurale.
La crise agricole, subie de plein fouet par les agriculteurs français, entraîne une diminution importante des recettes de la presse agricole et rurale. Les restrictions issues de directives européennes, notamment en matière de publicité, ne contribuent pas à épargner cette presse de proximité des effets conjoncturels liés à la crise agricole tandis que la configuration territoriale dans laquelle s’ancre la presse rurale ne lui permet pas d’accéder aux aides au portage.
Lettre ouverte à Monsieur Stéphane LE FOLL, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt
Monsieur le Ministre,
Suite à la décision du Conseil d’Etat enjoignant les ministères de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Santé d’abroger l’arrêté du 12 septembre 2006 qui régit les conditions de mise sur le marché et d’utilisation des produits phytosanitaires en France, permettez-moi d’attirer votre attention sur le nouveau projet de décret qui suscite une très vive inquiétude dans le monde agricole.
M. Gilbert Collard attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur les conséquences de l’annulation par le Conseil d’État de l’arrêté du 12 septembre 2006 concernant les zones de traitements phytosanitaires en agriculture.
Les impératifs de santé publique s’imposent certes à l’ensemble du monde agricole ; mais certaines propositions semblent aller très au delà du principe de précaution et n’ont pas manqué d’alarmer les exploitants.
Communiqué d’Edouard Ferrand, Député européen et membre de la commission de l’Agriculture et du développement rural, et Mireille d’Ornano, Député européen et membre de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire
Après avoir été condamnée par la Cour de justice de l’Union européenne pour la non publication des critères définissant les perturbateurs endocriniens, parmi lesquels figure le glyphosate, présent dans le Roundup, fabriqué par le géant américain Monsanto, la Commission européenne a l’occasion de se racheter.
C’est bien le moment d’invoquer les grands principes de la libre concurrence, à bon escient. Elle doit au plus vite s’opposer, au rachat de la firme américaine par l’industriel allemand Bayer. Elle bénéficie pour cela d’un délai de 25 jours après la notification de l’opération.