Communiqué de presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National
L’abandon de la réforme constitutionnelle, prévoyant notamment d’inscrire l’extension de la déchéance de nationalité dans notre texte fondamental, est un échec exceptionnellement lourd pour le président de la République.
En dépit d’événements dramatiques, d’une solennité poussée à son plus haut niveau au moment de l’annonce de cette réforme devant le parlement réuni en Congrès le 16 novembre dernier et du soutien massif de l’opinion publique sur le principe de la déchéance de nationalité, François Hollande échoue à faire respecter sa propre parole.
De cet échec il est avec son gouvernement le seul responsable.
C’est la conséquence aussi d’une pratique politique dépassée. Quand on veut unifier la Nation autour d’un projet politique fort, quel qu’il soit, c’est au peuple qu’il faut s’adresser directement, et ce afin d’éviter les marchandages politiciens et les impasses institutionnelles.
Aujourd’hui, la France et les Français ont perdu beaucoup de temps. Le débat très long autour de cette mesure de bon sens mais néanmoins symbolique qu’est la déchéance de nationalité, a fait oublier les vraies priorités pour améliorer notre sécurité collective.
Si François Hollande voulait effacer un tant soit peu son échec historique il devrait procéder, comme nous le préconisons, au rétablissement réel et définitif de nos frontières nationales et abandonner l’espace Schengen ; il devrait également accélérer le renforcement des moyens humains et matériels de l’ensemble de nos forces de sécurité et rétablir l’autorité de l’Etat dans tous les territoires perdus de la République en allant y chercher les armes qui s’y trouvent.
Edito de Nicolas Bay (01.04.2016)
Au lendemain des terribles attentats islamistes de novembre, le président François Hollande avait annoncé qu’il soumettrait au Congrès un projet d’extension des possibilités de déchéance de la nationalité française pour les binationaux impliqués dans des entreprises djihadistes. Comme l’immense majorité des Français (de 86 à 93% selon les différentes enquêtes d’opinion), nous avions alors soutenu cette mesure. Ce qui n’était pas le cas, loin s’en faut, de tout le camp de François Hollande, ni même de tous ses ministres.
Communiqué des Sénateurs David Rachline, Sénateur du Var et de Stéphane Ravier, Sénateur des Bouches-du-Rhône
Nous avons voté cet après-midi au Sénat le projet de révision constitutionnelle sur la déchéance de la nationalité. Dans le débat qui agite la vie politique française sur cette question, il nous apparaît évident de voter cette mesure que le Front national réclame depuis 30 ans. Son inscription dans la Constitution aujourd’hui ne nous fait pas oublier que cette possibilité existe déjà dans nos lois.
Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard ont voté contre le projet de révision de la Constitution ce mercredi 10 février.
Voilà des semaines que le débat politique s’épuise autour de cette réforme médiatique pour dissimuler tant bien que mal aux Français l’incapacité du gouvernement à juguler la submersion migratoire et les menaces du terrorisme islamiste.
Le Front National est évidemment favorable à l’utilisation de la déchéance de nationalité à l’égard des terroristes qu’ils soient nés Français ou naturalisés ainsi qu’à leur expulsion. Néanmoins, la réforme constitutionnelle telle qu’elle est proposée relève du parfait enfumage.