Par Gabriel Robin et Sébastien Chenu du Collectif Culture Libertés et Création
Inspirée du National Trust britannique, la Fondation du patrimoine est un organisme privé indépendant à but non lucratif, destiné à défendre et valoriser le petit patrimoine non classé ou inscrit, aussi appelé « Patrimoine de proximité ». La Fondation abrite d’autres fondations, notamment la Fondation du patrimoine maritime et fluvial ou la Fondation Bettencourt-Schueller qui met chaque année un métier artisanal à l’honneur.
Cet ensemble issu d’un partenariat public – privé fait un travail de qualité présentant un intérêt public évident. Elle accomplit trois actions principales. Elle permet d’abord à des propriétaires privés de bénéficier de déductions fiscales et de subventions à l’occasion de travaux de sauvegarde ou de restauration, sur un bien immobilier particulièrement représentatif en matière de patrimoine non protégé au titre des monuments historiques (immeubles non habitables situés tant en zone rurale qu’en zone urbanisée constituant « le petit patrimoine de proximité », les immeubles habitables et non habitables particulièrement représentatifs du patrimoine rural). La Fondation peut aussi verser des subventions classiques, ce fut le cas ces dernières années pour le conservatoire national d’Ilex (Loiret), le hameau de la Croze (Lozère), le village du château du Cheylard d’Aujac (Gard), les corons de Wallers-Arenberg (Nord) ou l’atelier de dentelle de Caudry (Nord). Enfin, les sommes versées par des mécènes pour des travaux de rénovation ouvrent droit une réduction d’impôt au titre de l’impôt sur le revenu.
Ces actions ont permis de sauver de petites églises rurales, des petits châteaux, des maisons d’écrivain, d’anciens sites industriels, des orgues, des pigeonniers, des fours à pain… En somme, ces petits monuments qui gardent vivante la mémoire de nos ancêtres et de leur mode de vie. Plus impressionnant encore, la Fondation est responsable de la remise en état de la Croix de Lorraine, à Colombey-les Deux-Eglises. Chantier hautement symbolique.
La Fondation vit de ressources privées et de ressources publiques. De nombreuses collectivités locales financent la Fondation par leurs subventions. Mais la véritable manne de la Fondation réside dans l’attribution d’une fraction du produit des successions en déshérence. Suite à une initiative du sénateur Yann Gaillard datant de 2003, la loi de Finances prévoit l’affectation de 50 % (à partir de 2006, 40 % auparavant) du produit des successions en déshérence, ce qui représentait la somme considérable de 8 millions d’euros utilisés notamment pour soutenir des projets disposant de ressources modestes et ne pouvant bénéficier des déductions fiscales liées au label.
Malheureusement, la subvention de la Fondation est passée de 10 à 4,3 millions d’euros cette année. En cause notamment, la baisse du prix de l’immobilier et l’augmentation des successions grevées de dettes. La crise systémique que nous subissons fait des ravages dans tous les domaines. Aujourd’hui, un élément clé de la restauration du patrimoine menace de s’effondrer, faute de moyens suffisants pour assurer correctement ses actions. 1063 projets de restauration en cours sont mis en danger, ainsi que les emplois et commandes afférents. Les monuments doivent être régulièrement entretenus, ils ne survivront pas à une telle restriction budgétaire.
Pour toutes ces raisons, et considérant l’intérêt de la Fondation du patrimoine, le Collectif Culture demande à Bercy de revoir sa copie en trouvant rapidement des solutions pour restaurer pleinement le budget de la Fondation, dans un contexte de crise endémique qui est de la responsabilité du gouvernement et de ses prédécesseurs.
Communiqué de Presse de la délégation FN-RBM au Parlement européen
Les Français passionnés de cyclisme devront patienter avant de découvrir les coureurs sur les routes de la grande boucle.
En effet, le Tour de France 2017 partira d’Allemagne pour gagner ensuite la Belgique et le Luxembourg…
Année après année, le Tour de France se trouve ainsi dénaturé, alors qu’il devrait mettre avant tout en valeur la beauté du patrimoine naturel et historique de notre pays.
Dominique Bilde député Front National – Groupe Europe des Nations et des Libertés, intervient à la commission culture pour défendre la coopération intergouvernementale en matière de protection du patrimoine culturel.
Lire la suite →Tribune du Collectif Culture Libertés et Création
Quand les choses vont dans le bon sens, il faut savoir l’admettre. Nous avions émis de vives protestations contre le volet patrimonial de la Loi dite « Pellerin », heureusement le Sénat a amendé les parties les plus problématiques de ce texte. En novembre dernier, nous nous alarmions :
« (…) la législation relative à la protection du patrimoine, jamais remise en question pendant plus d’un siècle, est aujourd’hui menacée. »
Communiqué de presse de Marion Maréchal-Le Pen, Député de Vaucluse
Ironie du sort, c’est en plein salon de l’agriculture – dont le but est de promouvoir les produits français – que nous apprenons, non sans indignation, que le vin officiel du prochain tour de France sera un vin chilien : la cuvée « Bicicleta ».
Je partage totalement la colère et l’écoeurement des vignerons français, sidérés que l’on puisse oser promouvoir un vin étranger au lieu des leurs à l’occasion d’une grande épreuve sportive française de renommée mondiale et qui, de surcroît, se déroule en partie au milieu de leurs vignes.
Communiqué de presse conjoint de Steeve Briois, Maire d’Hénin Beaumont, député européen et vice-président du Front National et de Philippe Eymery, président du groupe Front national au Conseil régional Nord Pas de Calais-Picardie
En l’absence de repreneur potentiel, l’entreprise Desseilles Laces, fabricant historique de la dentelle de Calais, est directement menacée de liquidation judiciaire. La disparition de ce fleuron du textile entraînerait la suppression de 74 emplois directs et hypothéquerait l’avenir de 600 emplois indirects pour la seule région Nord Pas-de-Calais. Surtout, c’est tout un pan de l’économie régionale du textile qui serait lourdement sinistré et des savoir-faire qui risquent de définitivement disparaître.
Communiqué de presse de Gilbert Collard, Député du Gard, secrétaire général du Rassemblement Bleu Marine, membre du bureau politique du Front National
ASO (Amaury Sport Organisation), organisateur du Tour de France, vient de révéler avoir choisi comme vin officiel de l’épreuve phare du cyclisme mondial un vin chilien…
A très juste titre, le syndicat départemental des vignerons de l’Aude estime que le Tour de France doit rester une vitrine du patrimoine culinaire, culturel et touristique français… Aussi les vignerons audois sont dans une colère noire légitime.