Communiqué des Sénateurs David Rachline, Sénateur du Var et de Stéphane Ravier, Sénateur des Bouches-du-Rhône
Nous avons voté cet après-midi au Sénat le projet de révision constitutionnelle sur la déchéance de la nationalité. Dans le débat qui agite la vie politique française sur cette question, il nous apparaît évident de voter cette mesure que le Front national réclame depuis 30 ans. Son inscription dans la Constitution aujourd’hui ne nous fait pas oublier que cette possibilité existe déjà dans nos lois. Qu’attendons-nous pour l’appliquer ? Nous notons aussi la grande insuffisance de cette mesure qui parait bien dérisoire face aux drames dont nous sommes témoins. Bien au-delà de la déchéance, nous sommes contre la binationalité, contre l’octroi de la nationalité française à tout va, celle-ci devant s’hériter ou se mériter. Bien évidemment ces questions sont bien secondaires faces aux réalités guerrières auxquelles nous sommes confrontés. Ce que nous répétons sans nous lasser, constatant que les terribles événements qui endeuillent nos nations mois après mois nous donnent raison, c’est que l’immigration de masse favorisant les déplacements des terroristes doit cesser impérativement, que les frontières, nos routes, nos trains doivent être contrôlés, que les imams radicaux doivent être expulsés et que les mosquées salafistes doivent être fermées.
Si nous devons lutter contre la haine, il s’agit bien de celle dont les terroristes font preuve à notre égard. Ne nous trompons pas d’ennemis. Il est grand temps de répondre avec des actes et non des paroles à la barbarie islamiste.
Edito de Nicolas Bay (01.04.2016)
Au lendemain des terribles attentats islamistes de novembre, le président François Hollande avait annoncé qu’il soumettrait au Congrès un projet d’extension des possibilités de déchéance de la nationalité française pour les binationaux impliqués dans des entreprises djihadistes. Comme l’immense majorité des Français (de 86 à 93% selon les différentes enquêtes d’opinion), nous avions alors soutenu cette mesure. Ce qui n’était pas le cas, loin s’en faut, de tout le camp de François Hollande, ni même de tous ses ministres.
Communiqué de presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National
L’abandon de la réforme constitutionnelle, prévoyant notamment d’inscrire l’extension de la déchéance de nationalité dans notre texte fondamental, est un échec exceptionnellement lourd pour le président de la République.
En dépit d’événements dramatiques, d’une solennité poussée à son plus haut niveau au moment de l’annonce de cette réforme devant le parlement réuni en Congrès le 16 novembre dernier et du soutien massif de l’opinion publique sur le principe de la déchéance de nationalité, François Hollande échoue à faire respecter sa propre parole.
Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard ont voté contre le projet de révision de la Constitution ce mercredi 10 février.
Voilà des semaines que le débat politique s’épuise autour de cette réforme médiatique pour dissimuler tant bien que mal aux Français l’incapacité du gouvernement à juguler la submersion migratoire et les menaces du terrorisme islamiste.
Le Front National est évidemment favorable à l’utilisation de la déchéance de nationalité à l’égard des terroristes qu’ils soient nés Français ou naturalisés ainsi qu’à leur expulsion. Néanmoins, la réforme constitutionnelle telle qu’elle est proposée relève du parfait enfumage.