Par Gilbert Collard, Député du Gard
Le 19 mars est une date funèbre ; c’est, sans doute, la raison mortifère pour laquelle François Hollande, contrairement à ses prédécesseurs, a décidé de commémorer le 19 mars, date du cessez-le feu, qui vit s’abattre sur les Pieds-noirs et les Harkis un abandon assassin.
Cette date est une tristesse.
La guerre commence le 1er novembre 1954.
Du haut de la tribune de l’Assemblée nationale, le 12 novembre 1954, Pierre Mendes France déclare : « Il n’y aura aucun aménagement contre la sédition », et François Mitterrand : « l’Algérie, c’est la France ! ».
Que de mensonges ! Depuis la parole politique est en berne, en deuil des mots.
Le 12 mars 1956, Guy Mollet, caché derrière ses grosses lunettes, obtient de la représentation nationale que l’armée détienne les pouvoirs de police avec une majorité de 455 voix, y compris, oui, celles de tous les…communistes ! Ils ont des trous de mémoire profonds comme des impacts de balle. C’est en ces temps que le recours à la torture commence… Les mêmes passeront leur vie à repasser les froissements de leur conscience en dénonçant des pratiques instaurées par eux !
La gauche morale gagne toujours la bataille des mots au culot !
Et puis, on a, d’un balcon, l ‘incompréhensible : « Je vous ai compris » !
Tombe alors sur la nuque, le 8 novembre 1961, le référendum sur l’autodétermination avec son poids de 75,2% de oui !
Les pieds-noirs deviennent les orphelins d’une terre française qui ne l’est plus.
La marche de l’histoire les a piétinés. Son inexorabilité pouvait se passer des mensonges, des reniements, des tromperies, des abandons.
Tout est consommé, le 18 mars 1962, avec les accords d’Evian, approuvés par 90,7% des Français !
A compter de cette date, c’est l’abandon, la révolte, la folie, la furie, le lâchage entre les mains des lyncheurs ; la mère patrie commet un parricide.
Dès le 19 mars, des harkis et des civils musulmans sont lynchés sous les regards inertes de l’armée française : 60 000 à 80 000 harkis, désarmés, sont massacrés.
Le 26 mars, c’est le drame de la rue d’Isly où périssent entre 46 et 62 innocents qui commettaient le crime de crier leur désespoir.
En un an, 34 000 européens seront enlevés, dont des soldats ; on en retrouvera 1500 …
Le 5 juillet, jour de l’indépendance, 400 à 800 pieds-noirs seront tués.
Gaston Defferre, maire de Marseille et futur Ministre de l’intérieur de François Mitterrand, accueille les survivants d’une phrase qui refroidirait tous les migrants : « qu’ils quittent Marseille en vitesse. »
La date commémorative du 19 mars divise et oublie les morts pour une France qui n’était plus mais qui demeurait dans les cœurs : on ne célèbre pas une date qui est un cimetière !
Le Président de la république, par sa participation aux commémorations du 19 mars 1962, viole la mémoire des anciens combattants, harkis et rapatriés morts pour la France lors du conflit algérien. Honorer cette date c’est aussi mépriser les centaines de milliers de nos compatriotes harkis et rapatriés qui ont vécu et qui vivent avec ces souvenirs tragiques.
On peut choisir n’importe quelle date sauf le 19 mars avait pourtant averti son prédécesseur socialiste François Mitterrand.
La présente proposition de loi reconnaît selon le vœu du Président de la République et aussi d’une majorité de Français de toutes sensibilités, la responsabilité de la France dans l’abandon, le massacre et le traitement indigne de nos compatriotes Français rapatriés et harkis.
En effet le Président de la République alors en fonction, et ce le 14 avril 2012 à Perpignan, a reconnu officiellement « La responsabilité de la France dans l’abandon des harkis ».
Communiqué de Presse de Gilbert Collard (Député), Louis Aliot (Député Européen), Mohamed Bellebou (Conseiller Municipal de Perpignan, Président de FRANCE-HARKIS)
Le député RBM Gilbert COLLARD a demandé au secrétaire d’Etat chargé des anciens combattants si, comme le laissait supposer une rumeur instante, les troupes algériennes allaient défiler sur les Champs-Elysées le 14 juillet 2014. A cette question, le ministre a répondu par l’affirmative en prétextant qu’il s’agissait d’une invitation dans le cadre des cérémonies honorant les combattants de 14-18. (http://youtu.be/kL9KlsMFuAc)
Lire la suite →Communiqué de Presse de Louis Aliot, Vice-président du Front National
En ce mercredi 25 septembre 2013, journée d’hommage national, le Front National rend hommage à nos compatriotes harkis, Français par le sang risqué et par le sang versé, lors d’une cérémonie devant l’ancien camp de Rivesaltes dans les Pyrénées-Orientales. Il ouvrira également sa permanence au public pour présenter une exposition sur la réalité de cette tragédie.
Communiqué de Presse de Louis Aliot, Vice-président du Front National
Il y a cinquante ans l’Algérie devenait indépendante après les reniements, les trahisons et les crimes initiés ou cautionnés par les gouvernements de l’époque.
Il y a cinquante ans plus d’un million de rapatriés, femmes, enfants, vieillards, de toutes origines et de toutes conditions, traversaient la méditerranée conformément au destin qui leur était réservé à savoir la valise ou du cercueil.
Communiqué de Presse de Louis Aliot, Vice-Président du Front National
L’équipe de Nicolas Sarkozy a annoncé la visite du Président-candidat à Rivesaltes samedi 14 avril pour tenter de s’approprier une mémoire qu’il a méprisée pendant cinq ans.