Tentative de sauvetage désespérée de l’espace Schengen : le système aux abois

Communiqués / 4 février 2016 / Étiquettes : , /

Communiqué de presse de Florian Philippot, Vice-président du Front National

Branle-bas de combat chez les adorateurs du sans-frontiérisme, il faut sauver le soldat Schengen et tout est bon pour y parvenir, à commencer par les mensonges et la propagande de peur habituelle.

Après l’étude ridicule de France Stratégie (organisme dépendant du Premier ministre) sur le coût prétendu d’un rétablissement des frontières pour l’économie française, voici que la Commission européenne a entonné ce matin le même chant, avec les mêmes fausses notes et la même imprécision.

Pour la Commission européenne qui ne se risque pas, elle, à donner des chiffres, il s’agit d’alerter sur « l’impact perturbateur » que la suspension de Schengen pourrait avoir sur la croissance économique en Europe.

Pour quelques micro-points de croissance fantomatiques, les tenants du système voudraient donc que les Français et l’ensemble des peuples européens sacrifient leur sécurité et leur cadre de vie.

Car ce que ces gens se gardent bien d’évoquer, c’est le coût financier et humain, bien réel, de l’absence de frontières : entre les 130 morts des attentats du 13 novembre, les milliers de morts en Méditerranée liés au flux ininterrompu des migrants, l’internationalisation des filières criminelles, l’explosion de tous les trafics et donc de l’insécurité qu’ils engendrent, les services du Premier ministre ou ceux de la Commission européenne auront-ils le courage d’estimer en milliards d’euros le coût désastreux de leur politique ?

En réalité, cette énième tentative grossière d’effrayer les peuples avec la fin de Schengen ne résiste pas à une analyse objective. Il ne peut y avoir d’économie prospère sans sécurité. Or Schengen c’est l’insécurité structurelle. Aucun investisseur, aucun consommateur, aucun touriste ne craint les frontières, tous en revanche craignent la menace terroriste et le chaos migratoire.