Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard ont voté contre le projet de révision de la Constitution ce mercredi 10 février.
Voilà des semaines que le débat politique s’épuise autour de cette réforme médiatique pour dissimuler tant bien que mal aux Français l’incapacité du gouvernement à juguler la submersion migratoire et les menaces du terrorisme islamiste.
Le Front National est évidemment favorable à l’utilisation de la déchéance de nationalité à l’égard des terroristes qu’ils soient nés Français ou naturalisés ainsi qu’à leur expulsion. Néanmoins, la réforme constitutionnelle telle qu’elle est proposée relève du parfait enfumage.
La Constitution prévoit que la nationalité appartient au domaine de la loi, il aurait donc suffi d’une simple réforme législative pour adapter les cas de déchéance au nouveau visage du terrorisme perpétré au nom de l’organisation Etat islamique. A ce titre, il aurait été judicieux de supprimer les limites temporelles à la déchéance des Français terroristes naturalisés.
Au lieu de cela, le nouveau texte restreindra la possibilité de déchoir un terroriste et surtout aboutira à faire de cette sanction une simple peine complémentaire prononcée par un juge et non plus une décision du gouvernement prise par décret ! Une belle façon pour le gouvernement de se laver les mains manquant trop de courage pour prendre de telles décisions.
Par ailleurs, la constitutionnalisation de l’Etat d’urgence est tout aussi inutile. Cette disposition fut utilisée trois fois sans difficulté notamment lors des émeutes de 2005 et jugée conforme à la Constitution par le Conseil constitutionnel.
Les Français ne veulent pas de réformes tapageuses mais courageuses, à l’exemple de la suppression de l’acquisition automatique de la nationalité et de la notion de double-nationalité , de la restauration des contrôles aux frontières, d’une réévaluation des moyens de nos forces armées et de sécurité, de la fermeture des mosquées où se prêche la haine et de l’expulsion des imams radicaux.
Edito de Nicolas Bay (01.04.2016)
Au lendemain des terribles attentats islamistes de novembre, le président François Hollande avait annoncé qu’il soumettrait au Congrès un projet d’extension des possibilités de déchéance de la nationalité française pour les binationaux impliqués dans des entreprises djihadistes. Comme l’immense majorité des Français (de 86 à 93% selon les différentes enquêtes d’opinion), nous avions alors soutenu cette mesure. Ce qui n’était pas le cas, loin s’en faut, de tout le camp de François Hollande, ni même de tous ses ministres.
Communiqué de presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National
L’abandon de la réforme constitutionnelle, prévoyant notamment d’inscrire l’extension de la déchéance de nationalité dans notre texte fondamental, est un échec exceptionnellement lourd pour le président de la République.
En dépit d’événements dramatiques, d’une solennité poussée à son plus haut niveau au moment de l’annonce de cette réforme devant le parlement réuni en Congrès le 16 novembre dernier et du soutien massif de l’opinion publique sur le principe de la déchéance de nationalité, François Hollande échoue à faire respecter sa propre parole.
Communiqué des Sénateurs David Rachline, Sénateur du Var et de Stéphane Ravier, Sénateur des Bouches-du-Rhône
Nous avons voté cet après-midi au Sénat le projet de révision constitutionnelle sur la déchéance de la nationalité. Dans le débat qui agite la vie politique française sur cette question, il nous apparaît évident de voter cette mesure que le Front national réclame depuis 30 ans. Son inscription dans la Constitution aujourd’hui ne nous fait pas oublier que cette possibilité existe déjà dans nos lois.