Accueil

Le site officiel du Front National (FN)

Remaniement : Fleur Pellerin s’en va mais la politique restera

Communiqués / 12 février 2016 / Étiquettes : /

Communiqué de Gabriel Robin et Sébastien Chenu du Collectif Culture Libertés et Création

Fleur Pellerin sera restée ministre de la culture durant un peu moins de deux ans. Entrée en fonction en fanfare le 26 août 2014 dans le gouvernement « Valls II », elle n’aura pas survécu à la troisième valse ministérielle. Impopulaire, démagogique, idéologue, impuissante et parfois carrément « bling bling » en période de crise ; Fleur Pellerin n’aura pas marqué la rue de Valois de son empreinte. Elle en paye aujourd’hui le prix. Peut-être ne s’est-elle pas assez « montrée » au premier rang des spectacles comme le lui suggérait François Hollande ? Son malheur fut qu’elle ne pesait pas assez politiquement pour survivre à la purge organisée par le président qui avait grand besoin de placer les « copains » et de contenter les « ennemis » avant la grande bataille de 2017.

Quel bilan tirer du règne de Fleur Pellerin ? Des hésitations, des mesures mal amenées, des communiqués creux. Le Collectif Culture a mené une farouche bataille contre la politique de Fleur Pellerin. Nous pouvons aujourd’hui nous flatter d’avoir limité la capacité de nuisance d’une démocrate de façade qui n’avait pas hésité à nous « bloquer » sur les réseaux sociaux afin que nous ne puissions pas réagir à ses outrances quotidiennes. Dernière boulette en date de la désormais ex-ministre de la culture ? La visite en grande pompe de l’exposition présentée par l’artiste de rue Combo à qui l’on devait la fresque raciste et sexiste exposée sur un mur du dixième arrondissement de Paris sur laquelle on pouvait lire : « Les Françaises aux Africains ».

Son parcours est entaché de nombreuses graves erreurs. Nous devons à madame Pellerin la suppression des monuments historiques, secteurs sauvegardés et zones de protection du patrimoine architectural et urbain qui ont fait place à l’appellation unique de « Cité historique ». Désormais, l’accord des architectes des bâtiments de France, pourtant fins connaisseurs du patrimoine national, n’est plus requis pour modifier les protections. Ces missions sont passées dans le giron des collectivités locales, lesquelles n’ont ni le temps, ni le personnel, ni les moyens pour les assurer correctement.

Inlassable propagandiste de la discrimination dite « positive », Fleur Pellerin a rempli de la façon la plus zélée le cahier des charges fixé par la fondation Terra Nova. Elle a d’ailleurs nommé un « haut fonctionnaire chargé de la diversité » et créé un « observatoire de la création artistique », rejoignant en cela les propos de Delphine Ernotte qui réclamait la fin de la « télévision des hommes blancs de plus de 50 ans ». Un racisme ordinaire qui n’a pourtant choqué aucune des officines chargées de réprimer sévèrement les plus petits écarts à la norme bien pensante.

Aujourd’hui, le ministère échoit à Audrez Azoulay. François Hollande lui a probablement dit la même chose qu’à Fleur Pellerin lors de son intronisation : « Va au spectacle ! Tous les soirs, il faut que tu te tapes ça. Et tu dis que c’est bien, que c’est beau… Ils veulent être aimés. » Le changement est purement cosmétique. Fleur Pellerin n’était pas aimée et sa loi est un échec patent. Elle est remplacée. La politique restera inchangée.

Gabriel Robin – Sébastien Chenu