Edito de Nicolas Bay (19.02.2016), Secrétaire Général du Front National
De la Bretagne au Languedoc, dans toutes nos provinces, nos agriculteurs se mobilisent pour faire entendre la voix de la France des oubliés. Face à la colère, l’exaspération, le désespoir qui montent, le gouvernement se contente de fournir toujours la même réponse : débloquer quelques millions d’euros, du saupoudrage, dans le but de faire taire les protestations. Une inaction et un manque de vision politique qui ne font en définitive qu’aggraver la situation.
Au regard des chiffres, le déclin de notre nation en tant que puissance agricole de premier rang apparaît vertigineux. La France comptait plus de deux millions d’exploitations à la fin des années 50. Aujourd’hui, on n’en dénombre plus qu’environ 400 000, et près de 25 000 exploitants français sont au bord du dépôt de bilan…
Sans remise en cause du modèle ultralibéral que la Commission européenne nous impose, l’agriculture française est tout simplement menacée d’extinction. Ceux qui osent prétendre que nos agriculteurs bénéficieraient de la politique agricole commune (PAC) mentent. D’abord parce que la France verse chaque année 22 milliards d’euros à l’Union Européenne et n’en récupère que 13, PAC incluse. Ensuite parce que les milliards de la politique agricole commune ne profitent pas en priorité aux agriculteurs en difficulté, loin s’en faut.
Tout en haut de l’échelle, 200 exploitants reçoivent chacun plus de 500 000 euros annuels de subventions. Ce sont ainsi les gros céréaliers qui perçoivent près de la moitié des aides ! Et tout en bas, on trouve 50 000 exploitants qui touchent, eux, moins de 1000 euros, souvent contraints de vendre à perte et devant faire face au surendettement.
Un agriculteur se suicide tous les deux jours en France – c’est la troisième cause de mort dans le monde agricole. Il s’agit là d’une réalité insupportable et révoltante, qui illustre une France démunie, affaiblie, dépendante, la France de François Hollande et de ses prédécesseurs de l’ex-UMP.
Face aux abandons et renoncements des gouvernements successifs, le Front National propose une véritable alternative pour notre ruralité. Nos agriculteurs et éleveurs doivent pouvoir rivaliser avec les producteurs étrangers. Ils doivent pouvoir vivre de leur travail sans être contraints de quémander aides et subventions. En retrouvant la maîtrise de nos frontières et notre souveraineté, en menant une politique de patriotisme économique, en retrouvant le sens de la proximité, nous rendrons fierté et prospérité à ceux qui nous nourrissent, à ces hommes et femmes qui sont l’âme et le cœur de nos terroirs et donc de notre patrie.
Communiqué de Marion Maréchal-Le Pen
Marion Maréchal-Le Pen a voté en faveur de la proposition de loi tendant à la revalorisation des pensions de retraites agricoles, jeudi 2 février.
Inférieur à 10% en dessous du seuil de pauvreté, le minimum de la retraite agricole est scandaleusement bas dans la sixième puissance économique mondiale. Le minimum du SMIC à 75% voté en 2002, mais jamais appliqué par les gouvernements Chirac et Sarkozy, doit être réévalué à 85% pour pallier une grave injustice à l’égard d’un secteur qui assure la souveraineté alimentaire de la Nation.
Communiqué de presse d’Edouard Ferrand et Philippe Loiseau, Députés francais au Parlement européen et membres de la Commission Agriculture et Développement rural
La colère grandissante des agriculteurs face à d’importants retards de paiement des aides directes versées dans le cadre de la PAC est d’autant plus légitime que ces même agriculteurs doivent consacrer toujours plus de temps à la montagne de paperasse dont a accouché la PAC 2014-2020. Cette inflation délirante de normes et de formulaires opaques est d’autant plus insupportable qu’elle s’accompagne d’une baisse des paiements directs et de mesures de crise peu ou pas efficaces.
Marion Maréchal-Le Pen attire l’attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur la situation de la presse agricole et rurale.
La crise agricole, subie de plein fouet par les agriculteurs français, entraîne une diminution importante des recettes de la presse agricole et rurale. Les restrictions issues de directives européennes, notamment en matière de publicité, ne contribuent pas à épargner cette presse de proximité des effets conjoncturels liés à la crise agricole tandis que la configuration territoriale dans laquelle s’ancre la presse rurale ne lui permet pas d’accéder aux aides au portage.
Lettre ouverte à Monsieur Stéphane LE FOLL, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt
Monsieur le Ministre,
Suite à la décision du Conseil d’Etat enjoignant les ministères de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Santé d’abroger l’arrêté du 12 septembre 2006 qui régit les conditions de mise sur le marché et d’utilisation des produits phytosanitaires en France, permettez-moi d’attirer votre attention sur le nouveau projet de décret qui suscite une très vive inquiétude dans le monde agricole.
M. Gilbert Collard attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur les conséquences de l’annulation par le Conseil d’État de l’arrêté du 12 septembre 2006 concernant les zones de traitements phytosanitaires en agriculture.
Les impératifs de santé publique s’imposent certes à l’ensemble du monde agricole ; mais certaines propositions semblent aller très au delà du principe de précaution et n’ont pas manqué d’alarmer les exploitants.
Communiqué d’Edouard Ferrand, Député européen et membre de la commission de l’Agriculture et du développement rural, et Mireille d’Ornano, Député européen et membre de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire
Après avoir été condamnée par la Cour de justice de l’Union européenne pour la non publication des critères définissant les perturbateurs endocriniens, parmi lesquels figure le glyphosate, présent dans le Roundup, fabriqué par le géant américain Monsanto, la Commission européenne a l’occasion de se racheter.
C’est bien le moment d’invoquer les grands principes de la libre concurrence, à bon escient. Elle doit au plus vite s’opposer, au rachat de la firme américaine par l’industriel allemand Bayer. Elle bénéficie pour cela d’un délai de 25 jours après la notification de l’opération.