Marion Maréchal-Le Pen appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur la traçabilité de la viande transformée.
La mobilisation des agriculteurs résulte d’une crise structurelle sans précédents qui expose les éleveurs français à des importations de denrées étrangères produites à moindre coût. Afin de protéger les éleveurs français, une loi de Consommation votée en décembre 2013 introduisait à l’article 6 un étiquetage obligatoire mentionnant l’origine de toutes les viandes fraîches et transformées. Cependant, le décret relatif à cet article n’a jamais été publié à cause de l’opposition de la Commission européenne, et ce malgré la volonté du Président de la République exprimée en ce sens au cours de l’inauguration du salon de l’agriculture en février 2013.
Dans ses réponses adressées aux parlementaires l’ayant interpellé au sujet de la traçabilité de la viande transformée, le gouvernement dit s’en remettre aux propositions de la Commission. Les services du ministère font référence à un rapport européen portant sur l’étiquetage de l’origine de la viande en tant qu’ingrédient dans les produits transformés, rendu le 17 décembre 2013. Ce rapport, sur lequel se base la Commission pour ne pas légiférer en faveur des éleveurs, soulignait les conséquences économiques néfastes occasionnées par les surcoûts liés à la mention de l’origine de la viande sur les étiquettes des produits cuisinés à base de viande. Or, un rapport d’information déposé le 26 février 2014 à l’Assemblé nationale et portant sur la qualité et la traçabilité des denrées alimentaires, relevait que le rapport de la Commission se référait à des chiffres, transmis par les fédérations européennes des industriels de la viande, jugés « peu réalistes » et « manquant de précisions ». Se basant sur une étude d’UFC que Choisir, il concluait que les surcoûts liés à la mention de l’origine sur l’étiquette n’influeraient aucunement sur la volonté des consommateurs à être mieux informés.
Le gouvernement français s’est dès lors contenté de se féliciter d’actions symboliques, à l’instar de la proposition de résolution votée le 11 février 2015 au Parlement européen pour inciter la Commission à légiférer, et de déclarations d’intentions à l’image du discours du ministre de l’agriculture à l’occasion des vœux le 27 janvier dernier. Ca n’est que face à l’ampleur de la crise que le gouvernement s’est résolu à rédiger à la hâte un décret portant sur l’étiquetage de la viande transformée pour les plats cuisinés.
Alors qu’en 2012, 90% de la volaille servie dans les cantines et restaurants était importée et que 40% des produits à base de viande de porc transformée sont issus de viandes étrangères, la mention de l’origine de la viande transformée permettrait de mettre en place un véritable patriotisme alimentaire au bénéfice des producteurs français. C’est pourquoi, elle lui demande quelles sont les raisons pour lesquelles le gouvernement a attendu plus de deux ans pour présenter un décret et pourquoi ce décret ne s’appliquerait qu’aux entreprises françaises. Par ailleurs, la loi de consommation n’ayant jamais été suivie d’une règlementation similaire au niveau européen, elle souhaite savoir ce qu’envisage le gouvernement si la Commission européenne rejette le décret qu’il lui aura transmis.
Communiqué de Marion Maréchal-Le Pen
Marion Maréchal-Le Pen a voté en faveur de la proposition de loi tendant à la revalorisation des pensions de retraites agricoles, jeudi 2 février.
Inférieur à 10% en dessous du seuil de pauvreté, le minimum de la retraite agricole est scandaleusement bas dans la sixième puissance économique mondiale. Le minimum du SMIC à 75% voté en 2002, mais jamais appliqué par les gouvernements Chirac et Sarkozy, doit être réévalué à 85% pour pallier une grave injustice à l’égard d’un secteur qui assure la souveraineté alimentaire de la Nation.
Communiqué de presse d’Edouard Ferrand et Philippe Loiseau, Députés francais au Parlement européen et membres de la Commission Agriculture et Développement rural
La colère grandissante des agriculteurs face à d’importants retards de paiement des aides directes versées dans le cadre de la PAC est d’autant plus légitime que ces même agriculteurs doivent consacrer toujours plus de temps à la montagne de paperasse dont a accouché la PAC 2014-2020. Cette inflation délirante de normes et de formulaires opaques est d’autant plus insupportable qu’elle s’accompagne d’une baisse des paiements directs et de mesures de crise peu ou pas efficaces.
Marion Maréchal-Le Pen attire l’attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur la situation de la presse agricole et rurale.
La crise agricole, subie de plein fouet par les agriculteurs français, entraîne une diminution importante des recettes de la presse agricole et rurale. Les restrictions issues de directives européennes, notamment en matière de publicité, ne contribuent pas à épargner cette presse de proximité des effets conjoncturels liés à la crise agricole tandis que la configuration territoriale dans laquelle s’ancre la presse rurale ne lui permet pas d’accéder aux aides au portage.
Lettre ouverte à Monsieur Stéphane LE FOLL, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt
Monsieur le Ministre,
Suite à la décision du Conseil d’Etat enjoignant les ministères de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Santé d’abroger l’arrêté du 12 septembre 2006 qui régit les conditions de mise sur le marché et d’utilisation des produits phytosanitaires en France, permettez-moi d’attirer votre attention sur le nouveau projet de décret qui suscite une très vive inquiétude dans le monde agricole.
M. Gilbert Collard attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur les conséquences de l’annulation par le Conseil d’État de l’arrêté du 12 septembre 2006 concernant les zones de traitements phytosanitaires en agriculture.
Les impératifs de santé publique s’imposent certes à l’ensemble du monde agricole ; mais certaines propositions semblent aller très au delà du principe de précaution et n’ont pas manqué d’alarmer les exploitants.
Communiqué d’Edouard Ferrand, Député européen et membre de la commission de l’Agriculture et du développement rural, et Mireille d’Ornano, Député européen et membre de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire
Après avoir été condamnée par la Cour de justice de l’Union européenne pour la non publication des critères définissant les perturbateurs endocriniens, parmi lesquels figure le glyphosate, présent dans le Roundup, fabriqué par le géant américain Monsanto, la Commission européenne a l’occasion de se racheter.
C’est bien le moment d’invoquer les grands principes de la libre concurrence, à bon escient. Elle doit au plus vite s’opposer, au rachat de la firme américaine par l’industriel allemand Bayer. Elle bénéficie pour cela d’un délai de 25 jours après la notification de l’opération.