Communiqué de presse de Florian Philippot, Vice-président du Front National
Alors que se tient aujourd’hui à Bruxelles une énième réunion sur la crise agricole, le Front National est le seul mouvement à tenir un discours de vérité face à la FNSEA, au gouvernement et aux partis du système qui entretiennent l’idée que la solution est entre les mains de ceux qui ont créé les problèmes.
Si l’Union européenne n’avait pas fait sauter les quotas laitiers, les exploitations laitières françaises seraient viables ; si l’Union européenne n’avait pas favorisé par ses normes et le dumping social des travailleurs détachés les grosses exploitations étrangères, alors les filières d’élevage, à commencer par celle du porc, seraient viables. L’Union européenne, aux origines même de la crise agricole, l’a également aggravée par son inconséquence politique et ses refus dogmatiques. Il en est ainsi de l’embargo russe, des négociations sur le TAFTA et de l’interdiction de l’étiquetage des produits.
Quand la FNSEA réclame encore une fois « mieux d’Europe », elle enfume donc gravement les agriculteurs et les Français. Il ne faut pas mieux d’Europe mais moins d’Europe et plus de France, plus de qualité française. Il faut remettre Bruxelles à sa place et protéger le marché français des produits étrangers de mauvaise qualité qui tirent les revenus agricoles vers le bas et parfois nous empoisonnent.
Le Front National propose la mise en place d’une grande politique de patriotisme alimentaire qui assurera des débouchés à l’ensemble de nos paysans et garantira la qualité dans nos assiettes. L’agriculture ne peut être traitée comme un marché comme un autre soumis aux dérégulations du libéralisme sauvage. Protéger les agriculteurs français pour leur permettre de vivre de leurs productions, d’innover et d’investir dans l’avenir ne devrait faire l’objet d’aucune négociation. Il faut agir et vite, sans quoi la France dépendra demain de ses voisins, voire de la malbouffe américaine, pour se nourrir.
Communiqué de Marion Maréchal-Le Pen
Marion Maréchal-Le Pen a voté en faveur de la proposition de loi tendant à la revalorisation des pensions de retraites agricoles, jeudi 2 février.
Inférieur à 10% en dessous du seuil de pauvreté, le minimum de la retraite agricole est scandaleusement bas dans la sixième puissance économique mondiale. Le minimum du SMIC à 75% voté en 2002, mais jamais appliqué par les gouvernements Chirac et Sarkozy, doit être réévalué à 85% pour pallier une grave injustice à l’égard d’un secteur qui assure la souveraineté alimentaire de la Nation.
Communiqué de presse d’Edouard Ferrand et Philippe Loiseau, Députés francais au Parlement européen et membres de la Commission Agriculture et Développement rural
La colère grandissante des agriculteurs face à d’importants retards de paiement des aides directes versées dans le cadre de la PAC est d’autant plus légitime que ces même agriculteurs doivent consacrer toujours plus de temps à la montagne de paperasse dont a accouché la PAC 2014-2020. Cette inflation délirante de normes et de formulaires opaques est d’autant plus insupportable qu’elle s’accompagne d’une baisse des paiements directs et de mesures de crise peu ou pas efficaces.
Marion Maréchal-Le Pen attire l’attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur la situation de la presse agricole et rurale.
La crise agricole, subie de plein fouet par les agriculteurs français, entraîne une diminution importante des recettes de la presse agricole et rurale. Les restrictions issues de directives européennes, notamment en matière de publicité, ne contribuent pas à épargner cette presse de proximité des effets conjoncturels liés à la crise agricole tandis que la configuration territoriale dans laquelle s’ancre la presse rurale ne lui permet pas d’accéder aux aides au portage.
Lettre ouverte à Monsieur Stéphane LE FOLL, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt
Monsieur le Ministre,
Suite à la décision du Conseil d’Etat enjoignant les ministères de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Santé d’abroger l’arrêté du 12 septembre 2006 qui régit les conditions de mise sur le marché et d’utilisation des produits phytosanitaires en France, permettez-moi d’attirer votre attention sur le nouveau projet de décret qui suscite une très vive inquiétude dans le monde agricole.
M. Gilbert Collard attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur les conséquences de l’annulation par le Conseil d’État de l’arrêté du 12 septembre 2006 concernant les zones de traitements phytosanitaires en agriculture.
Les impératifs de santé publique s’imposent certes à l’ensemble du monde agricole ; mais certaines propositions semblent aller très au delà du principe de précaution et n’ont pas manqué d’alarmer les exploitants.
Communiqué d’Edouard Ferrand, Député européen et membre de la commission de l’Agriculture et du développement rural, et Mireille d’Ornano, Député européen et membre de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire
Après avoir été condamnée par la Cour de justice de l’Union européenne pour la non publication des critères définissant les perturbateurs endocriniens, parmi lesquels figure le glyphosate, présent dans le Roundup, fabriqué par le géant américain Monsanto, la Commission européenne a l’occasion de se racheter.
C’est bien le moment d’invoquer les grands principes de la libre concurrence, à bon escient. Elle doit au plus vite s’opposer, au rachat de la firme américaine par l’industriel allemand Bayer. Elle bénéficie pour cela d’un délai de 25 jours après la notification de l’opération.