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Conférence parlementaire de Djibouti : les transferts de fonds des migrants ne sont pas un levier de développement sain !

Communiqués / 24 février 2016 / Étiquettes : /

Communiqué de presse de Loup Viallet, président du Collectif Mer et Francophonie

Les 15 et 16 février dernier s’est tenue à Djibouti la seconde conférence parlementaire africaine sur un sujet éminemment important et épineux: les migrations. Hélas, ce sont encore les poncifs mondialisant et ultralibéraux qui ont présidé à ces discussions, ce avant même qu’elles ne débutent, ainsi que le prouve l’intitulé du thème de cette conférence internationale : « la contribution des migrants africains au développement des pays d’origine et de destination ».

Ce présupposé est pourtant faux. Le principe de solidarité diasporale – les transferts de fonds des migrants à destination de leur pays d’origine – censé être le mécanisme de cette contribution au développement des pays d’émigration est un fantasme et une supercherie régulièrement dénoncée par le Collectif Mer & Francophonie. Loin d’êtres la source d’investissement massif que la Conférence souhaite voire maximisée, les transferts de fond des migrants servent essentiellement à entretenir leurs familles restées au pays et sont majoritairement dépensés dans des produits de consommation courante.

S’apparentant davantage à un système d’esclavage institutionnalisé contraignant les migrants – surtout les plus pauvres – à renoncer à une part significative des revenus de leur travail, ce pernicieux principe de solidarité diasporale est aussi la cause d’une perte sèche pour l’économie des « pays de destination ». En France, ce sont ainsi environ 17 milliards €/an de fuite des capitaux qui s’opèrent avec la collaboration et les encouragements des gouvernements UMPS.

Cette conférence de Djibouti reste donc une occasion manquée de soulever les vraies questions que posent les phénomènes de migrations de masse que connaît le monde : quelles en sont les causes profondes et comment y remédier pour permettre à chacun de vivre bien chez soi ?
Le Collectif Mer et Francophonie, le RBM et le Front National ont, pour leur part, pris le parti d’un modèle de développement coprofitable et raisonnable entre partenaires francophones, fondé sur l’autonomie économique des pays en développement et non sur la dépendance et l’exploitation. La voie du développement n’est pas dans le partage de la misère mais dans la mise à profit des richesses, y compris et surtout humaine, des pays en développement.

Pour aller plus loin : http://collectifmeretfrancophonie.fr/20-fois-plus-ruineuse-que-lame-connaissez-vous-la-solidarite-diasporale