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Tribunes libres / 29 janvier 2016 / /

Edito de Nicolas Bay (29.01.2016), Secrétaire Général du Front National

Symbole d’une France où rien ne va plus, d’une France amoindrie livrée aux voyous, l’ancienne indépendantiste guyanaise Christiane Taubira n’aura pas cessé, en près de quatre années au pouvoir, de déconsidérer la fonction qu’elle occupait. »Ceux qui me ressemblent sont les plus nombreux et il vaut mieux ne pas trop défier ce monde-là », »Je suis en capacité de les écraser tous ! » avait-elle même déclaré, perdant toute retenue face aux critiques pourtant bien légitimes. Si les criminels la regretteront sans doute, les policiers – et avec eux tous les Français qui subissent l’insécurité – beaucoup moins.

Son refus de chanter la Marseillaise lors des cérémonies républicaines, exercice qu’elle a qualifié de « karaoké d’estrade », rappelle combien Christiane Taubira ne méritait aucunement, ni dans ses paroles, ni dans ses actes, l’immense responsabilité qui lui incombait. Les faits l’ont confirmé.

La réforme pénale, qui signe la fin de la prison comme élément central des peines à travers l’instauration d’une « contrainte pénale » pour tous les délits passibles de moins de 5 ans d’emprisonnement dans un premier temps, puis pour l’ensemble des délits à partir de 2017, est une véritable catastrophe. Cette réforme irresponsable renforce le sentiment d’impunité de tous les malfrats, et fait donc le terreau de la criminalité. Est-ce un hasard si la hausse spectaculaire de l’insécurité a coïncidé avec l’application de cette politique pénale permissive ?

Hélas, les dégâts ne s’arrêtent pas là. Alors que la société française était déjà en proie à d’importants troubles – Nicolas Sarkozy et ses ministres étant passés par là – et profondément divisée, c’est Christiane Taubira qui a lancé la charge du gouvernement contre la famille et la filiation.

Matrone de l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe, Christiane Taubira est en effet aussi celle qui a facilité la délivrance de certificats de nationalité aux enfants nés par GPA à l’étranger, au mépris de tous nos repères culturels et du sixième principe de la Déclaration des Droits de l’Enfant du 20 Novembre 1959, selon lequel « l’enfant en bas âge ne doit pas, sauf circonstances exceptionnelles, être séparé de sa mère », cela au nom de son intérêt supérieur. Mais de nos valeurs et de nos traditions, Madame Taubira semble bien s’en moquer. La marchandisation du corps de la femme, et même celle de l’enfant à naître, ne semblent pas lui poser de cas de conscience.

Alors oui, la démission de Christiane Taubira est une bonne nouvelle pour la France, mais il ne s’agit pas pour autant de focaliser sur sa seule personne. Elle n’a été que le fer de lance d’une politique, elle n’a été que l’expression extrémiste de la politique de Manuel Valls et François Hollande. Elle n’a aussi été, dans son laxisme face aux délinquants et criminels, que la continuatrice de la faiblesse de Nicolas Sarkozy et Rachida Dati. Son remplacement par Jean-Jacques Urvoas n’augure d’ailleurs en aucun cas d’un réel changement de braquet sur le fond.

Terminons en rappelant que Christiane Taubira quitte le gouvernement en s’appuyant sur son refus de l’extension de la déchéance de nationalité aux djihadistes binationaux condamnés pour terrorisme. Cela suffira sans doute à éclairer son œuvre.