Accueil

Le site officiel du Front National (FN)

FRONTEX : pour un traitement en amont de la question migratoire

Interventions / 20 janvier 2016 / Étiquettes : /

Marion Maréchal-Le Pen interroge M. le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes sur le projet Frontex.

En décembre dernier, la Commission européenne a adopté le projet d’un corps européen de gardes-frontières et de garde-côtes. Ce paquet « Frontières » confère à FRONTEX des prérogatives intrusives dans la souveraineté des Etats membres via la possibilité d’intervenir sans l’autorisation ni la volonté des Etats européens pour gérer le flux des migrants aux frontières extérieures.

Pourtant, le règlement européen permet une coopération avec les pays tiers d’où partent les migrants. Cela pourrait donner lieu à des interventions de FRONTEX dans les eaux territoriales des pays de départ. Dans cette perspective, le secrétaire d’Etat aux affaires européennes a rappelé, lors de son audition par la commission des affaires étrangères le 13 janvier dernier, que l’Union européenne envisage des pourparlers avec un futur gouvernement libyen d’union nationale dans l’optique de prolonger l’opération de lutte contre les passeurs jusque dans les eaux territoriales de la Libye.

Au lieu de réformer des outils éculés et inefficaces aggravant la perte de souveraineté des Etats membres, elle demande s’il ne serait pas plus opportun d’opter pour des accords bilatéraux avec les pays de départs des clandestins tels que la Libye, la Tunisie, la Turquie, la Mauritanie afin d’autoriser FRONTEX à patrouiller dans leurs eaux territoriales, permettre à l’agence européenne d’arraisonner les embarcations des passeurs à leurs point de départ et procéder à leur élimination. Au regard de l’échec du plan d’action de 3 milliards d’euros passé avec la Turquie, elle demande ce qu’envisagent les instances européennes pour contraindre le gouvernement turc à endiguer les flux de migrants. La coopération dans la crise des migrants ne peut pas uniquement être gérée via un mécanisme d’aides financières dispendieuses pour les Etats membres.