Communiqué de Gilles Pennelle, Membre du Bureau Politique de Front National, Président du groupe Front National au Conseil Régional de Bretagne
La colère des éleveurs est légitime et compréhensible. Beaucoup d’entre eux sont dans une situation catastrophique et vont déposer le bilan.
Cependant, il faut s’interroger sur les actions qui sont menées actuellement dans l’ouest et tout particulièrement en Bretagne. Les dirigeants de la FNSEA, inquiets de voir la base qui s’éloigne d’eux (voir les bonnets roses !) tentent de canaliser le mécontentement paysan. Il est en effet à craindre que des opérations « barrages », gênant surtout les usagers de la route, se terminent de la même façon que les précédentes.
Pour éteindre l’incendie, le gouvernement lâchera quelques millions d’euros qui seront saupoudrés, sans effet, sur des trésoreries exsangues en espérant que les éleveurs retourneront dans leurs exploitations. Jusqu’à la prochaine fois…
Pour sauver l’élevage français il faut baisser les charges qui pèsent sur les exploitations et permettre aux éleveurs de vivre de leur travail. Il faut donc s’en prendre aux véritables responsables : les politiciens français qui ont transféré à Bruxelles tous les pouvoirs.
En effet, l’effondrement des prix du porc, du lait et de la viande bovine est la conséquence directe de la concurrence déloyale mise en place par les technocrates de l’Union Européenne. C’est Bruxelles qui permet aux Espagnols et aux Allemands de déverser sur notre marché leur viande à bas prix, c’est Bruxelles qui est responsable de l’embargo russe, c’est Bruxelles qui interdit la traçabilité de l’origine des viandes, c’est Bruxelles qui interdit dans les appels d’offres des cantines de donner la priorité aux producteurs français. C’est donc Bruxelles qui empêche les éleveurs français de vivre de leur travail.
Les dirigeants de la FNSEA ne veulent pas remettre en cause ce système qui tue l’agriculture française. Ils sont donc aussi complices du marasme agricole actuel.
Le Front National demande que le gouvernement prenne ses responsabilités et exige de l’Union Européenne l’arrêt de cette politique destructrice menée au nom du libre-échange et dont les victimes sont les agriculteurs français.
Communiqué de Marion Maréchal-Le Pen
Marion Maréchal-Le Pen a voté en faveur de la proposition de loi tendant à la revalorisation des pensions de retraites agricoles, jeudi 2 février.
Inférieur à 10% en dessous du seuil de pauvreté, le minimum de la retraite agricole est scandaleusement bas dans la sixième puissance économique mondiale. Le minimum du SMIC à 75% voté en 2002, mais jamais appliqué par les gouvernements Chirac et Sarkozy, doit être réévalué à 85% pour pallier une grave injustice à l’égard d’un secteur qui assure la souveraineté alimentaire de la Nation.
Communiqué de presse d’Edouard Ferrand et Philippe Loiseau, Députés francais au Parlement européen et membres de la Commission Agriculture et Développement rural
La colère grandissante des agriculteurs face à d’importants retards de paiement des aides directes versées dans le cadre de la PAC est d’autant plus légitime que ces même agriculteurs doivent consacrer toujours plus de temps à la montagne de paperasse dont a accouché la PAC 2014-2020. Cette inflation délirante de normes et de formulaires opaques est d’autant plus insupportable qu’elle s’accompagne d’une baisse des paiements directs et de mesures de crise peu ou pas efficaces.
Communiqué de presse de Louis Aliot, Edouard Ferrand et Philippe Loiseau, Députés français au Parlement européen
Louis Aliot, Edouard Ferrand et Philippe Loiseau dénoncent une approximation dangereuse de la gestion du virus H5N8 par l’administration française. Si prendre des mesures de surveillance est nécessaire, stopper l’activité économique de plusieurs filières, déjà en très grandes difficultés, est totalement irresponsable.
La crainte des autorités françaises ? Que des oiseaux sauvages migrateurs, porteurs du virus, contaminent la France. S’abriter derrière la migration des oiseaux sauvages pour justifier la mise en place de ce nouveau plan de vigilance est une absurdité scientifique. Les oiseaux sauvages infectés ne sont alors plus en mesure de se déplacer.
Marion Maréchal-Le Pen attire l’attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur la situation de la presse agricole et rurale.
La crise agricole, subie de plein fouet par les agriculteurs français, entraîne une diminution importante des recettes de la presse agricole et rurale. Les restrictions issues de directives européennes, notamment en matière de publicité, ne contribuent pas à épargner cette presse de proximité des effets conjoncturels liés à la crise agricole tandis que la configuration territoriale dans laquelle s’ancre la presse rurale ne lui permet pas d’accéder aux aides au portage.
Lettre ouverte à Monsieur Stéphane LE FOLL, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt
Monsieur le Ministre,
Suite à la décision du Conseil d’Etat enjoignant les ministères de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Santé d’abroger l’arrêté du 12 septembre 2006 qui régit les conditions de mise sur le marché et d’utilisation des produits phytosanitaires en France, permettez-moi d’attirer votre attention sur le nouveau projet de décret qui suscite une très vive inquiétude dans le monde agricole.
M. Gilbert Collard attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur les conséquences de l’annulation par le Conseil d’État de l’arrêté du 12 septembre 2006 concernant les zones de traitements phytosanitaires en agriculture.
Les impératifs de santé publique s’imposent certes à l’ensemble du monde agricole ; mais certaines propositions semblent aller très au delà du principe de précaution et n’ont pas manqué d’alarmer les exploitants.