Tribune libre de Bertrand Dutheil de La Rochère, Membre fondateur et trésorier du RBM
Quoiqu’en disent les idéologues polémistes, les conceptions de la nation développées par Florian Philippot et Jean-Guy Talamoni sont diamétralement opposées. Le premier, avec le Front National, s’appuie sur la vision française qui inclut tous les citoyens sous la même loi. Le second, avec ses amis, reprend la vision allemande qui exclut l’individu qui n’appartient pas à la même ethnicité supposée. La première nous vient de Rome et a permis à la nation française de se construire, au cours des siècles, en surmontant la diversité ethnique ou linguistique, en rassemblant Oïl, Oc, des Germains, des Celtes, des Basques et d’autres Latins, sans oublier les Ultra-Marins. La seconde a été importée, dans notre pays, lors de la crise allemande de la pensée française qui a suivi le désastre de Sedan, le 3 septembre 1871. Au mieux, elle permet à des communautés diverses de vivre ensemble, mais séparément, sans se heurter.
La vision française induit la souveraineté de la nation, une souveraineté qui ne se partage pas. Peu importe ici que le souverain soit le roi ou le peuple. Le transfert de l’un à l’autre a eu lieu lors de la fête de la Fédération, le 14 juillet 1790. Depuis, Nice et la Savoie ont rejoint la nation française, en 1860, après consultation des habitants. La vision allemande conçoit, au contraire, une souveraineté partagée, une co-souveraineté entre l’empereur et les princes dans le Saint-Empire ou entre les Länder et le gouvernement fédéral dans l’Allemagne actuelle. Cette conception demande qu’il y ait au préalable un peuple partageant la même culture. Parce que les habitants d’Alsace et de Lorraine francique parlaient des dialectes proches de l’allemand, l’Allemagne les annexa sans les consulter en 1871. L’échange de lettres, à cette époque, entre les deux grands historiens de l’Antiquité que furent Mommsen et Fustel de Coulanges, montre bien la différence entre les deux approches.
Pourtant l’Union européenne voudrait se construire sur ce modèle. Or, il n’existe pas de peuple européen. Les peuples européens ont bien des traits culturels en commun, mais ils ne constituent pour autant une culture commune. Quels que soient les débats autour des racines chrétiennes de l’Europe, le christianisme ne peut être considéré comme une culture commune. Le catholicisme et les différents protestantismes, sans compter l’orthodoxie, ont des approches très différentes de l’homme et de la société. C’est pour cela que l’Europe de la culture est dans une impasse, en dehors de manifestations qui relèvent surtout de la communication. C’est aussi parce que ces différences culturelles sont irréductibles que toute marche vers une intégration fédéraliste est condamnée au mieux à l’échec, au pire à l’hostilité entre les peuples.
Néanmoins, dans ce désordre intellectuel, apparaissent ici ou là des revendications régionalistes, imaginant un peuple qui n’a jamais existé en tant que tel et se servant d’une langue artificiellement composée à partir de plusieurs dialectes. S’y ajoute parfois une caractéristique comme l’insularité, qui semble renforcer la spécificité. Mais les faits sont têtus. Une nation se constate. Elle ne se rêve pas.
Quelles que soient ses singularités physiques, la Corse n’est pas une nation. Depuis plus de deux siècles, des Français originaires de l’Île non seulement ont pu faire carrière dans toutes les activités françaises, mais se sont aussi fait élire dans les départements français les plus divers. La Corse est une composante de la nation française. La solidarité nationale doit jouer en compensant l’insularité par la continuité territoriale ou attribuant toutes les aides accordées aux régions montagneuses. En revanche, les particularités qui ne relèvent pas de la géographie, comme la langue, sont certes respectables, mais appartiennent à la sphère privée et ne peuvent déborder dans l’espace public.
Les Français votant dans les deux départements de l’Île ont affirmé, en juillet 2003, que celle-ci faisait partie intégrante de la nation française en rejetant par référendum le statut de collectivité unique que leur proposait Nicolas Sarkozy et qui avait le soutien de la quasi-totalité des « élites ». Comme la constitution européenne repoussée par le peuple français en mai 2005, mais qui leur a été imposée par le Congrès dès février 2008 sous le nom de traité de Lisbonne, ce statut sera infligé aux Corses, par voie législative, à partir du 1er janvier 2018. Jean-Guy Talamoni doit se souvenir qu’il a obtenu moins de 8 % des suffrages exprimés au premier tour. Qu’il respecte donc la loi de la République dont la langue est le français.
Communiqué de presse de Francis Nadizi, Secrétaire territorial du Front National en Corse, et des élus du Groupe FN-RBM au Conseil territorial de l’Assemblée de Corse
Les événements dramatiques de Sisco démontrent, malheureusement, que la Corse est rattrapée par des phénomènes dont on la croyait préservée.
Le Front National Corsica a alerté, depuis longtemps et à de nombreuses reprises, sur les dangers d’une immigration massive et d’un fort communautarisme présents dans l’île, et sur le rôle trouble et ambigu des associations immigrationnistes et d’une majorité d’élus.
Communiqué de presse du Front National
Les violences inacceptables qui ont frappé Ajaccio le 25 décembre sont les conséquences malheureusement prévisibles de la politique de laxisme et de faiblesse, qui laisse des quartiers devenir des zones de non-droit et des représentants de la force publique être quotidiennement agressés. Quand les citoyens ont le sentiment légitime que l’Etat ne fait plus régner l’ordre républicain, quand ils voient des pompiers et des policiers pris en embuscade dans un des innombrables ghettos que compte la France, il y a le risque évident qu’ils veuillent se faire justice eux-mêmes, et que des violences malheureusement s’en suivent.
Communiqué de Presse de Jean-Marie Le Pen, Président d’Honneur du Front National
Jean Marie Le Pen, député européen de Rhône-Alpes – PACA et Corse, Président d’Honneur du Front National, dénonce avec force et fermeté les propos démagogiques et contraires aux valeurs nationales de Paul Giacobbi, Président de l’Exécutif Corse.
Communiqué de Presse de Gaël Nofri, Conseiller politique de Marine Le Pen, Chargé de mission au Rassemblement National, Membre du Comité Directeur de l’ADCR (1)
Samedi 17 mars à Ajaccio, Marine Le Pen a tenu un discours que l’on peut légitimement qualifier d’historique.