Proposition de loi présentée par M. Gilbert COLLARD, député
EXPOSÉ DES MOTIFS
Au sein d’un même tribunal de grande instance, les magistrats du siège assurent des fonctions à égalité de droits et de devoirs.
Cependant, les magistrats assurant des missions particulières telles que l’instruction, l’application des peines ou le service d’un même tribunal de première instance exercent des tâches lourdes, d’autant plus qu’elles ne sont pas en général assurées de façon collégiale et qu’elles nécessitent des relations constantes avec les administrations de l’ Etat .
Il est donc équitable qu’au bout de dix années de travail souvent isolé, ces magistrats rejoignent une formation de jugement dont la collégialité est la caractéristique principale. Cette nouvelle fonction est exercée au sein du même tribunal de grande instance ; ce qui rend cette nouvelle affectation conforme au principe d’inamovibilité.
Il est cependant regrettable que cette règle de l’affectation décennale soit appliquée tel un couperet à des magistrats très spécialisés qui auraient accepté de demeurer à leur poste, afin entre autres d’achever les dossiers en cours et de capitaliser leurs connaissances dans des domaines où seule une longue expérience permet de démêler l’enchevêtrement relationnel entre les auteurs présumés de certains crimes et délits.
L’auteur de la présente proposition songe en particulier aujourd’hui aux magistrats instructeurs spécialisés dans la lutte antiterroriste ; même si la lutte contre la délinquance financière appellerait les mêmes observations.
Il va de soi qu’il ne serait pas opportun qu’un même magistrat soit contraint d’accomplir toute sa carrière dans même cabinet d’instruction ou dans le même tribunal d’instance ; ce qui correspondrait à des pratiques assez archaïques qui ont néanmoins existé dans le passé.
C’est la raison pour laquelle le renouvellement ne peut se produire qu’à la demande du magistrat concerné, et ce pour une période maximale de dix ans non reconductible.
Article unique
« L’article 28-3 de l’ordonnance N° 58 – 1270 du 22 décembre 1958 modifiée portant loi organique relative au statut de la magistrature est rédigé comme suit :
« Article 28- 3 Les fonctions de juge d’instruction, de juge des enfants et de juge de l’application des peines d’un tribunal de grande instance ou de première instance et celles de juge d’un tribunal de grande instance chargé du service d’un tribunal d’instance sont exercées par un magistrat du siège de ce tribunal de grande instance ou de première instance, désigné à cet effet dans les formes prévues à l’article 28.
S’il n’occupe pas déjà cet emploi lors de sa désignation, en qualité de juge d’instruction, de juge des enfants, de juge de l’application des peines ou de juge chargé du service d’un tribunal d’instance, conformément à l’alinéa précédent, le magistrat est nommé concomitamment à un emploi de magistrat du siège de ce tribunal de grande instance ou de première instance. Cette nomination est prononcée, le cas échéant, en surnombre de l’effectif organique de la juridiction, surnombre résorbé à la première vacance utile dans cette juridiction.
Nul ne peut exercer plus de dix années, reconductible une seule fois à sa demande et pour une égale période, la fonction de juge d’instruction, de juge des enfants, de juge de l’application des peines ou de juge chargé du service d’un tribunal d’instance dans un même tribunal de grande instance ou de première instance. A l’expiration de cette période, s’il n’a pas reçu une autre affectation, le magistrat est déchargé de cette fonction par décret du Président de la République et exerce au sein du tribunal de grande instance ou de première instance les fonctions de magistrat du siège auxquelles il a été initialement nommé. Il en est de même dans les cas où, avant ce terme, il est déchargé de cette fonction sur sa demande ou en application de l’article 45. »
Le décret portant création de l’inspection générale de la justice prévoit qu’à partir du 1er janvier 2017, cette inspection générale, soumise à l’autorité du garde des Sceaux, pourra désormais contrôler la Cour de cassation ce qui ne s’était jamais fait dans l’histoire de la république.
Il s’agit d’une tentative étonnante du garde des sceaux pour contrôler la Cour de Cassation. Cette tentative est certainement vouée à l’échec, étant donné la tradition d’indépendance de cette juridiction.
Communiqué de presse de Steeve Briois, maire d’Hénin Beaumont, député européen et vice-président du Front National en charge des exécutifs locaux
Philippe Vardon, conseiller régional FN de PACA a été condamné par le tribunal correctionnel de Draguignan à 6 mois de prison ferme pour avoir défendu sa femme et ses jeunes enfants : tel est le constat effrayant que l’on peut tirer de cette décision de justice aussi inique qu’incompréhensible au regard des faits qui, dans ce dossier, accablent les agresseurs.
Philippe Vardon s’était simplement déplacé en famille à Fréjus pour assister aux résultats de l’élection municipale et féliciter le nouveau maire David Rachline, quand il a été pris à parti par trois individus venus manifester contre le verdict des urnes.
Sans surprise, le Parquet de Paris a requis dans l’affaire « Jeanne » le renvoi du Front National devant le tribunal correctionnel du chef de complicité d’escroqueries et de recel d’abus de biens sociaux.
Le Front National réfute depuis le début de cette enquête avec la plus grande fermeté les charges artificielles retenues contre lui.
Proposition de loi présentée par M. Gilbert Collard, Député EXPOSE DES MOTIFS La présente proposition de loi introduit trois innovations…
Lire la suite →Le projet de loi de modernisation de la justice du XXI ème siècle, titre un peu pompeux pour un vaste catalogue « fourre-tout », sera définitivement adopté après la réunion de la commission mixte paritaire.
Alors que le gouvernement peine à convaincre sur la surveillance des individus radicalisés et apprentis terroristes, le projet de loi sur la modernisation de la justice permet le contrôle des moindres faits et gestes des automobilistes.
Lire la suite →Tribune de Marie-Christine Arnautu, Vice-Président du Front National, Député français au Parlement européen
Jeudi 26 mai, le Tribunal correctionnel de Valence a relaxé l’entreprise Dentressangle (entreprise familiale française rachetée en 2015 par l’américain XPO : un exemple parmi tant d’autres du bradage de notre capital national…) des charges de « marchandage », de « prêt illicite de main-d’œuvre » et de « travail dissimulé », que portaient contre elle le Ministère public et de nombreux salariés de trois de ses filières.