Communiqué de presse de Gilles Lebreton, député français au Parlement européen
La mission parlementaire à laquelle j’ai participé, du 3 au 6 novembre à Washington, m’a permis de trouver les réponses que je cherchais en ce qui concerne l’avancée des négociations relatives au projet de traité transatlantique TAFTA. La délégation de huit membres du Parlement européen dont je faisais partie a été reçue à la Maison-Blanche par l’Office américain de la propriété intellectuelle et par le négociateur américain du TAFTA chargé des indications géographiques protégées, au Capitole par quatre députés et par l’influent sénateur Orrin Hatch, à la Cour suprême par le juge Breyer, au département d’Etat (ministère des Affaires étrangères) par le service chargé du droit international privé, à la Banque mondiale par les responsables de l’aide aux Etats européens et du CIRDI (centre d’arbitrage de la Banque mondiale), à la Chambre de commerce américaine et à l’Institut culturel Smithsonian par leurs responsables, et dans d’autres lieux par diverses entreprises comme Intel, Google, Facebook et Amazon. Il ressort de cet intéressant périple que le TAFTA est bel et bien dangereux pour l’avenir du peuple français et des autres peuples européens.
Les parlementaires américains ne sont pas plus au courant que les parlementaires européens du contenu des négociations. J’ai protesté avec vigueur contre cette dissimulation indigne de régimes démocratiques, protestation qui n’a soulevé qu’un embarras poli de la part de mes collègues parlementaires américains et européens, soucieux semble-t-il de ne pas faire trop de vagues. Seule exception : la forte personnalité du sénateur Orrin Hatch, qui a avoué son hostilité au TAFTA, notamment parce qu’il risque de déstabiliser les industries pharmaceutiques au détriment de la protection de la santé humaine. Sur le déroulement des négociations, nous avons eu confirmation que les Etats-Unis sont résolument hostiles aux « indications géographiques protégées » (IGP) auxquelles la France est très attachée. Interrogé par moi, le négociateur américain a parlé de notre pays avec arrogance, voire avec mépris, en se moquant du système d’IGP qu’il accuse de façon caricaturale de bénéficier à Carrefour au détriment des petits producteurs. A l’en croire, remplacer les IGP par la seule prise en considération des marques (comme Coca-Cola ?) serait bénéfique pour ces petits producteurs français dont il s’érige en protecteur ! Vraie raison de son attaque, qu’il finit par avouer : les IGP empêchent les produits d’imitation américains (faux camemberts, etc.) d’envahir le marché européen…
On peut éprouver une inquiétude similaire en ce qui concerne l’éventuel rapprochement des droits d’auteur européens avec le copyright américain, dont les philosophies sont très différentes. Les premiers cherchent en effet à protéger les créateurs alors que le second se préoccupe plutôt des oeuvres, qu’il assimile à des marchandises. Or les Européens qui négocient en anglais utilisent l’expression « copyright » pour désigner les droits d’auteur, ce qui n’est pas de bon augure.
Le règlement des litiges entre Etats et investisseurs privés est quant à lui dans l’impasse : les Etats-Unis ne veulent pas renoncer au système d’arbitrage privé prévu par le TAFTA, que les Européens, après bien des tergiversations, proposent de remplacer par une Cour publique. Qui l’emportera ? Le plus fort, comme toujours… Des divergences de même ampleur portent sur la réglementation d’internet.
Les Européens souhaitent consacrer la responsabilité des hébergeurs du fait des contenus illicites qu’ils hébergent, alors que Google, Facebook, Amazon, dont les Américains défendent les intérêts, ne veulent pas en entendre parler. Quant à l’agriculture européenne, qui promet d’être la plus grande victime du TAFTA, c’est à peine si on en a parlé : ce n’était pas au programme. Un négociateur américain nous a tout de même déclaré froidement que les poulets américains sont de bien meilleure qualité que les poulets européens.
Chacun pourra en juger car nous les mangerons bientôt. Cette mission à Washington confirme donc à mes yeux que les analyses du Front national sont exactes : avec le TAFTA, l’Union européenne s’apprête à brader plus que jamais les intérêts des nations européennes. Les Français ne doivent compter sur personne d’autre qu’eux-mêmes pour reprendre la maîtrise de leur destin. Ils sont heureusement de plus en plus nombreux à le comprendre, à l’image des valeureux Français d’Amérique qui sont venus à Washington pour m’apporter leur soutien lors d’un dîner-débat magnifiquement organisé par le responsable du FN pour l’Amérique du Nord !
Communiqué de presse du Front National
Selon un article d’Euractiv, les députés européens français PS demandent un débat sur le traité entre l’Union Européenne et le Canada, le CETA, à quinze jours du vote du Parlement Européen. Il est temps que ce débat ait lieu !
Ils reconnaissent qu’il y a trop d’incertitudes sur le droit des Etats à légiférer, ce que le Front National dénonce depuis toujours.
Communiqué de presse de Sylvie Goddyn et Jean-François Jalkh, Députés français au Parlement européen
Les députés européens de la commission environnement, santé publique et sécurité alimentaire ont voté ce matin à Bruxelles sur la ratification du très controversé accord de libre-échange avec le Canada, plus souvent appelé CETA.
Cet accord ne tient aucunement compte du principe de précaution. Il met en péril notre santé car il laissera arriver sur le marché européen des produits quotidiens et des aliments que nous avons pourtant interdits comme les OGM ou le bœuf aux hormones.
Communiqué de Presse du Front National
Alors que l’ensemble des gouvernements des pays européens étaient prêts à signer le CETA sans qu’aucun débat démocratique n’ait eu lieu, le Parlement Wallon avait entamé un bras de fer avec l’Union Européenne pour modifier ce traité, justes arguments à l’appui. En effet, le CETA instaure une justice privée d’exception, permettant aux multinationales d’attaquer les Etats si celles-ci subissent des manques à gagner suite à des modifications de réglementations, pour protéger nos citoyens par exemple. Nos éleveurs de bœuf et de porc sont mis en danger par la concurrence des éleveurs canadiens dont les coûts de revient sont 35% plus bas.
Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National
L’Union européenne, confrontée en tout domaine à un rejet massif des peuples, se fait chaque jour plus menaçante face aux résistances légitimes qui se dressent sur son chemin.
Aujourd’hui, c’est pour imposer le Traité CETA de libre-échange avec le Canada, sur lequel aucun peuple n’a eu voix au chapitre, que l’Union européenne se montre sous son visage le plus totalitaire. C’est ainsi que le président du Conseil européen, Donald Tusk, a adressé un « ultimatum » à la Belgique pour contraindre la Wallonie à donner son aval au texte, au mépris de ses procédures démocratiques propres et donc de sa souveraineté.
Communiqué de presse de Florian Philippot, Vice-président du Front National, Conseiller régional Grand-Est
Alors que les 28 Etats de l’Union européenne sont censés donner aujourd’hui leur feu vert à la signature du funeste Traité CETA de libre-échange avec le Canada, sans qu’aucun peuple n’ait jamais été consulté, la Wallonie sauve l’honneur de nos Etats soumis et fait de la résistance en refusant de donner son aval, indispensable au gouvernement belge et donc à la ratification du Traité.
Communiqué de presse du Front National
Alors que le Traité de libre-échange avec le Canada (CETA) doit être signé dans quelques jours, le Front National invite les Français à se mobiliser contre ce Traité, et son grand-frère le Traité transatlantique (TAFTA), en signant notamment la pétition nationale mise en ligne hier sur son site Internet : http://www.frontnational.com/contre-le-ceta-et-le-tafta/. Une campagne anti-CETA va également être lancée sur les réseaux sociaux pour alerter nos compatriotes.