M le Président,
J’aimerais vous interpeller sur le délai que vous réclamez pour implémenter la directive Mifid 2.
L’ESMA, sous votre responsabilité, a déjà failli à sa fonction d’implémenter efficacement la volonté du législateur européen de réguler les marchés financiers.
Ainsi, en 2013, l’ESMA a demandé une année supplémentaire pour implémenter l’EMIR.
A l’époque, le Commissaire français à la DG Market a exigé le maintien des délais prévus pour les mesures d’implémentation.
Il y a quelques jours, vous avez demandé une année supplémentaire pour l’entrée en vigueur de Mifid II sous prétexte de retard dans la préparation de ses standards techniques et d’une insuffisante préparation des acteurs de marchés
M Hill va certainement accéder à cette demande qui permettra à la City de continuer ses pratiques de marchés opaques jusqu’en janvier 2018.
Alors que la Commission a préparé Mifid II en 2010, proposé son texte en 2011 qui a été adopté en co-décision en 2014, une entrée en vigueur en 2018 montre que ESMA « traine des pieds », au plus grand bénéfice des opérateurs de marché à Londres.
Neuf ans pour voir un texte central de régulation des marchés entrer en vigueur illustre le dysfonctionnement structurel de la régulation des marchés par les institutions européennes.
Dans le secteur privé au vue de l’insuffisance de résultats, vous seriez déjà licencié. Aussi, mon groupe est défavorable à la reconduction de votre mandat à la tête de l’ESMA.
Communiqué de Philippe Murer, économiste au cabinet de Marine Le Pen
Jacques de Larosière, un des grands acteurs du système financier lors des 40 dernières années explique dans les échos le 10 Juin 2016 hier et dans un livre « 50 ans de crises financières » que les marchés financiers sont devenus les maîtres du jeu.
Il déplore l’excès d’endettement responsable des crises mais oublie de dire que l’augmentation de la quantité monnaie accompagnant nécessairement la croissance ne peut se faire depuis 40 ans que sous forme de dette : la montée généralisée de l’endettement était dès lors inéluctable.
Les espoirs médiatiques et gouvernementaux n’auront pas duré : la reprise fut un feu de paille qui a laissé place à la panique boursière.
Les cours boursiers qui jusque là montaient en pariant sur une reprise mondiale et sur l’efficacité des politiques monétaires, ont bien dû s’y faire : les prévisions des experts médiatiques se sont révélées aussi ineptes que leurs remèdes.
Depuis le pic de mi 2015, les bourses ont perdu plus de 20% et les marchés émergents connaissent même une chute plus lourde que lors de la terrible crise financière asiatique de 1998 ¹.
Communiqué de presse de la délégation FN-RBM au Parlement européen
Alors que s’ouvre aujourd’hui le Forum de Davos, les intervenants devront, dans leur isolement feutré, entendre la montée de plus en plus forte des peuples, notamment européens, qui refusent désormais de céder aux ambitions de la gouvernance mondiale sous toute ses formes.
La mondialisation financière à outrance, la volonté de dissoudre les identités, l’utilisation massive des migrants dans ces objectifs, sont désormais combattus pied à pied par les peuples de notre continent.
Bernard Monot, stratégiste économique du Front National et député français du Parlement européen, membre des commissions #ECON et #TAXE, sur les enjeux de la réglementation de l’Union sur les services financiers.
Lire la suite →Communiqué de presse de Philippe Murer, économiste au Cabinet de Marine Le Pen
Les marchés financiers européens sont dopés depuis Janvier 2015 par la BCE.
Ceux-ci raffolent de l’utilisation de la planche à billets destinée à acheter des titres aux banques sur les marchés financiers. Ils sont aujourd’hui un peu déçus car ils attendaient plus que les 60 milliards d’euros qui leur sont donnés chaque mois. La BCE leur a au passage promis de prolonger son plan soit jusqu’en Septembre 2017.
Communiqué de Presse de Florian Philippot, Vice-Président du Front National
Si les informations dévoilées ce matin au sujet de l’affaire Kerviel ont une chance d’être exactes, il faut rouvrir ce dossier.
Le procès d’un seul homme pourrait alors devenir le procès nécessaire de la grande finance, cette finance mondialisée et prédatrice que François Hollande avait promis de combattre pendant sa campagne présidentielle avant de s’y soumettre après l’élection, comme son prédécesseur.
Ce procès ne serait cependant qu’une tentative de réponse judiciaire à des dérives contraires à la bonne marche d’une économie.