Communiqué d’Aymeric Chauprade, Député français au Parlement européen, Membre de la commission des Affaires étrangères, membre de la Commission Afrique-Caraïbes-Pacifique-UE
En décembre 2013, le gouvernement français a lancé une initiative visant à remettre à plat le « droit relatif à l’espace maritime de la France » et à mettre « en conformité la législation avec la Convention des Nations unies sur le droit de la mer ».
Selon le droit de la mer, la ZEE d’un pays est fixée à 200 milles de ses côtes (370 km). Au-delà, les eaux sont considérées comme étant internationales. Cependant, il est possible d’étendre ce domaine maritime jusqu’à 350 milles si l’on prend en compte les limites du plateau continental, sous réserve d’apporter à l’appui des études géologiques.
Du coup, 4 décrets publiés au Journal Officiel le 27 septembre et définissant les limites extérieures du plateau continental des Antilles françaises, de la Guyane, de la Nouvelle-Calédonie et des îles Kerguelen ont officialisé l’extension de la ZEE française de 500.000 km2 supplémentaires, pour la plus grande partie autour des îles Kerguelen.
Ces décrets sont les premiers à paraître, comme suite à toutes les démarches de soumission et d’examen menées par la France auprès de l’ONU afin d’élargir son domaine maritime.
Le domaine maritime français pourrait encore s’étendre d’au moins 1 million de km2, sous réserve que soient validées les autres demandes soumises par la France. L’une d’entre elles pose plus de problèmes que les autres puisqu’elle concerne Saint-Pierre-et-Miquelon… et donc le Canada, avec pour enjeu de potentielles et importantes réserves d’hydrocarbures.
Reste qu’étendre le domaine maritime est une chose. Se donner des moyens supplémentaires pour le surveiller et y faire respecter la souveraineté française en est une autre ! Le programme BATSIMAR, censé renouveler les patrouilleurs de la Marine nationale, doit lui encore attendre la prochaine Loi de programmation militaire (LPM) pour être lancé…
Marine Le Pen a une ambition maritime très forte pour la France. Elle mettra en œuvre une grande politique de la mer.
Marion Maréchal-Le Pen attire l’attention de M. le ministre de la défense sur les moyens de défense de l’espace maritime français.
La France a pu étendre sa souveraineté maritime de 579 000 km2, soit une superficie supérieure à celle de la Métropole. D’autres dossiers à l’étude devraient permettre à notre pays de conforter sa seconde place comme zone économique exclusive (ZEE). Néanmoins, les moyens de défense maritime ne sont pas à la hauteur des ambitions d’extension de notre souveraineté maritime.
Mes chers amis,
Je remercie tout d’abord les orateurs réunis autour de cette table, qui nous ont exposé avec ferveur et talent la vision d’une France que nous voulons forte, rayonnante et ouverte à l’aventure.
Si la série des collectifs thématiques que nous avons lancés depuis 2013 s’enrichit une fois encore, pour compléter notre projet national, je dois avouer que la mission de collectif-ci me tient particulièrement à cœur.
Elle n’était pas évidente aux yeux de tous.
Et pourtant elle s’est imposée à moi comme l’un des grands chantiers programmatiques à mettre en place. Elle s’est imposée avec une nécessité d’autant plus impérieuse que ces deux piliers de notre rayonnement national que sont la politique maritime et la francophonie sont totalement délaissés par les autres partis.
Suite à la visite du salon Euromaritime-Eurowaterways, Marine le Pen a adressé une lettre aux acteurs de l’économie maritime.
Lire la suite →Communiqué d’Aymeric Chauprade, Député français au Parlement européen, Chef de la Délégation du FN au Parlement européen, Conseiller « International » de Marine Le Pen, Capitaine de Frégate de la Réserve opérationnelle, et de Jean-Yves Waquet, Contre-amiral (2S), Conseiller « Défense » de Marine Le Pen
A l’occasion des Assises de la mer, à Nantes le 2 décembre, Manuel Valls a parlé de la France comme d’une grande nation à vocation maritime qui devrait conserver son rang et affirmer ses positions. La mer est décidément redevenue à la mode, du moins dans le discours, depuis que Marine Le Pen, il y a deux ans l’a désignée comme l’une des priorités de son projet de redressement de la France ! Le Front National est en effet particulièrement attaché à la vocation maritime de la France et à sa souveraineté sur son domaine maritime, le deuxième du monde, et se doit de dénoncer le discours sans moyens du Premier ministre socialiste.