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Accord sur les retraites complémentaires : de nouveaux sacrifices pour rien.

Communiqués / 17 octobre 2015 / Étiquettes : /

Communiqué de presse de Florian Philippot, Vice-président du Front National

L’accord sur les retraites complémentaires salué par Manuel Valls est lourd de sacrifices, sans apporter la moindre réponse durable au problème des déficits des retraites. On annonce déjà en effet un déficit prévisionnel pour 2020 de 2,3 milliards d’euros. Et une hausse possible après.

C’est donc encore une fois cette idée naïve et trompeuse, selon laquelle on pourra résoudre le problème des retraites en ne jouant que sur le système en lui-même (report de l’âge de départ à taux plein, précarisation par tous les bouts, hausse des cotisations) qui l’a emporté. Or cela fait 22 ans, depuis 1993, que ces prétendues « réformes » sont entreprises alors que l’on sait qu’elles ne fonctionnent pas.

L’accord sur les retraites complémentaires présentement passé entre certains syndicats et le grand patronat, et soutenu par le gouvernement, repousse de fait l’âge de départ en retraite à 63 ans.

Mais tandis que le chômage des seniors n’a jamais été aussi élevé et que l’on est trop souvent mis à la porte de son entreprise autour de 55 ans, quel est le sens de cet accord, si ce n’est créer des retraités précaires ?

À partir de quand les responsables publics vont-ils enfin accepter de comprendre qu’il n’y aura de résolution au problème du déficit des retraites, comme à celui de l’ensemble des régimes sociaux, que lorsqu’un véritable changement de modèle économique et européen sera opéré vers le patriotisme économique pour permettre le retour de la croissance et de l’emploi ? Seuls la croissance et l’emploi permettront de financer durablement les régimes sociaux.

De même, à quand les vraies économies sur la mauvaise dépense publique (fraudes, coût net de notre contribution financière à l’Union européenne, décentralisation, immigration anarchique, etc.) avant de demander toujours plus de sacrifices aux Français ?

Refuser d’aborder ces questions qui sont les seules vraies propositions de réformes structurelles, c’est s’enfermer dans un débat où la logique de l’austérité aboutit à une gestion bêtement comptable d’une pénurie grandissante.