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Simplifier le code du travail, oui, mais pas cette réforme exigée par Bruxelles au détriment des salariés

Communiqués / 8 septembre 2015 / Étiquettes : /

Communiqué de Presse du Front National

Le gouvernement s’apprête à lancer une nouvelle étape de sa politique d’austérité et de déréglementation généralisée exigée par l’Union européenne. Après les lois Macron sur l’économie, c’est en effet l’ensemble du droit du travail que le gouvernement entend libéraliser sur commande directe de la Commission européenne.

Dans une recommandation en date du 13 mai 2015, la Commission européenne demandait ainsi que des mécanismes de dérogation permettant aux entreprises de modifier l’ensemble des conditions de travail de leurs salariés, incluant la durée du travail et les salaires, soient mis en place. Désormais, même notre politique sociale est donc imposée par l’Union européenne.

Autant socialement que démocratiquement, cette ingérence est intolérable.

Dans un contexte de crise latente et de chômage de masse, il y a tout lieu de craindre que de telles dispositions n’entrainent un véritable chantage à l’emploi dans les entreprises, auquel les salariés seraient bien en peine de résister.

Pour l’ensemble de ces raisons, et parce que la multiplication des accords de branche seraient de nature à complexifier encore davantage notre droit du travail, le Front National s’oppose aux projets de réforme envisagés par le gouvernement et soutenus par l’UMP.

Il réclame en revanche une simplification du code du travail pour plus de clarté et de lisibilité, mais qui préserve la protection des salariés. Au-delà, c’est à une véritable simplification de la vie administrative des entreprises qu’il faut s’employer, en remettant totalement à plat le RSI et en développant pour les petites entreprises (moins de 10 salariés) un système semblable au chèque emploi service universel pour faire supporter la paperasserie administrative par les services de l’Etat. Enfin, il y a urgence à mettre en œuvre une réforme fiscale d’envergure pour plus de progressivité de l’impôt sur les sociétés (IS) et alléger ainsi le poids fiscal qui pèse sur les TPE/PME.