Réponse à la lettre de Madame Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la CNIL, sur l’espionnage généralisé des ordinateurs des Français par le biais du nouveau système d’exploitation Windows 10
Madame la présidente,
Je viens de recevoir votre réponse à la lettre ouverte du 27 Juillet où je vous faisais part de mes inquiétudes sur l’espionnage généralisé que pourrait entreprendre Microsoft avec Windows 10.
Je vous remercie d’avoir répondu à mes questions mais je constate que vos réponses sont évasives et ne reflètent pas du tout l’inquiétude de vos homologues allemand et suisse ainsi que nombre d’informaticiens.
En effet, vous arguez que Windows 10 permet à l’utilisateur de modifier ou de désactiver la collecte de données. Vous avez d’ailleurs le 10 août créé un tutoriel sur le site internet de la CNIL pour expliquer comment régler les paramètres de Windows 10 afin de désactiver les mouchards installés par Microsoft. Des spécialistes affirment que votre tutoriel ne permet de désinstaller que certains mouchards et demeure nettement insuffisant. Par ailleurs, votre document démontre qu’il faut plusieurs étapes pour régler le système d’exploitation et qu’un utilisateur n’ayant pas connaissance de votre tutoriel, ne pourra pas protéger seul ses données personnelles. Si cette démarche est utile, il est à peu près certain qu’une infime minorité de Français lira ce tutoriel et pourra se protéger. Par conséquent, vous ne protégez qu’une petite minorité de Français alors que votre mission est de protéger la population dans son ensemble.
La seule solution satisfaisante, de bon sens, offrant une protection réelle à l’utilisateur moyen, serait probablement que Windows 10 propose lui-même lors de son installation ou lors du premier démarrage, le choix entre accepter ou refuser la collecte de ses données privées par Microsoft. Cela semble être le seul moyen d’informer les Français de ce problème resté très confidentiel tout en leur laissant la possibilité de protéger leur vie privée des intrusions de ce géant de l’informatique.
La CNIL, par sa mission de service public, a l’autorité nécessaire pour imposer de telles pratiques à Microsoft et protéger réellement les citoyens français contre le pillage de leurs données personnelles.
Plus grave encore, selon certains sites Internet d’informaticiens, la désactivation de la collecte de données par défaut n’empêche pas Windows 10 de continuer à communiquer, via Internet, des informations aux serveurs de Microsoft. Cela mériterait d’être vérifié par une autorité publique compétente.
Je remarque d’autre part que les équivalents des CNIL suisse et allemande ont attaqué de façon virulente Windows 10 sur ce problème de collecte massive de données.
Ainsi, dans le grand journal suisse Le Temps, le préposé à la protection des données et à la transparence, explique qu’il a décidé d’ouvrir une « procédure d’éclaircissement » sur Windows 10 et sa collecte de données personnelles. En cas d’infractions à la législation, Jean-Philippe Walter, l’actuel suppléant du préposé et candidat au poste de titulaire explique : « nous émettrons une recommandation », cette recommandation pourra aller jusqu’à conseiller aux autorités l’interdiction de la commercialisation de Windows 10 en Suisse ! Et « si c’est nécessaire, nous irons jusqu’au Tribunal fédéral ».
Jean-Philippe Walter explique la raison de sa fermeté : « On grignote chaque jour notre espace de liberté. Si on ne réagit pas, il se peut qu’un jour ce soit trop tard. Sans réaction, certains analystes prévoient la fin de la sphère privée dans les vingt prochaines années ».
Je remarque avec inquiétude une différence de ton et de volonté entre les termes vagues, évasifs et technocratiques de votre lettre, et la volonté forte d’incarner sa mission et de protéger ses citoyens par le responsable de la CNIL suisse.
J’espère me tromper et que, respectueuse de vos devoirs de haut fonctionnaire au service de l’Etat, vous saurez faire preuve de la lucidité et de la détermination nécessaires à la défense de la vie privée des Français.
Je vous prie d’agréer, Madame la présidente, l’expression de mes salutations distinguées.
Marine Le Pen
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Communiqué de presse de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National, Député français au Parlement européen
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