Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National
Manuel Valls promet 1 milliard d’euros par an sur trois ans pour venir en aide aux agriculteurs, dont le mouvement est soutenu sans réserve par le Front National. Comme en juillet, lors de l’annonce d’un premier plan d’urgence, le gouvernement maquille sa passivité totale face à la crise qui lamine notre agriculture.
Décaler le remboursement des emprunts ou le versement des cotisations sociales offre un léger répit aux trésoreries exsangues des exploitations, mais ne règle aucun des problèmes de fond qui sont à l’origine de la crise.
Faute de prix rémunérateurs, de nombreuses exploitations vont continuer à perdre de l’argent en travaillant. Une situation intenable qui pousse inexorablement une partie d’entre elles à la faillite.
L’effondrement des cours en dessous des prix de production ne relève pas plus du hasard que d’une conjoncture provisoirement défavorable. Il est avant tout le fruit des décisions désastreuses prises à Bruxelles depuis trois décennies. Alors que toutes les grandes puissances musclaient leurs politiques agricoles, l’UE a achevé de déshabiller la PAC : absence de mécanismes de régulation viables, baisse des aides et multiplication des normes. Dans un marché européen forcément limité, mais désormais privé de toute régulation, le coût de la main d’oeuvre est devenu la seule variable d’ajustement, avec un seul objectif : produire toujours plus pour moins cher.
Le recours massif au dumping social dans des pays comme l’Allemagne et l’Espagne est non seulement autorisé par Bruxelles, mais encouragé par la directive sur le détachement des travailleurs. L’export hors de l’UE, systématiquement vanté, ne permet pas de stabiliser durablement les prix, du fait de l’instabilité de ces débouchés. L’embargo russe, provoqué par Bruxelles mais payé par les agriculteurs, en est un parfait exemple : les produits destinés au marché russe restent désormais dans l’UE et tirent les prix encore plus bas. Le marché français, du fait des réglementations européennes sur la concurrence et les marchés publics, est devenu une aubaine pour nos concurrents. Une situation qui ne pourra que s’aggraver encore avec la mise en place des Traités de libre-échange que la Commission européenne négocie avec les Etats-Unis et le Canada.
Volontairement ligoté par les directives européennes, le gouvernement n’a d’autre choix que de multiplier les écrans de fumée afin de camoufler son impuissance et sa soumission à Bruxelles et à Berlin. C’est à ces carcans que le Front National s’attaque afin de rendre à la France une politique agricole digne de son statut de grande puissance agricole.
Communiqué de Marion Maréchal-Le Pen
Marion Maréchal-Le Pen a voté en faveur de la proposition de loi tendant à la revalorisation des pensions de retraites agricoles, jeudi 2 février.
Inférieur à 10% en dessous du seuil de pauvreté, le minimum de la retraite agricole est scandaleusement bas dans la sixième puissance économique mondiale. Le minimum du SMIC à 75% voté en 2002, mais jamais appliqué par les gouvernements Chirac et Sarkozy, doit être réévalué à 85% pour pallier une grave injustice à l’égard d’un secteur qui assure la souveraineté alimentaire de la Nation.
Communiqué de presse d’Edouard Ferrand et Philippe Loiseau, Députés francais au Parlement européen et membres de la Commission Agriculture et Développement rural
La colère grandissante des agriculteurs face à d’importants retards de paiement des aides directes versées dans le cadre de la PAC est d’autant plus légitime que ces même agriculteurs doivent consacrer toujours plus de temps à la montagne de paperasse dont a accouché la PAC 2014-2020. Cette inflation délirante de normes et de formulaires opaques est d’autant plus insupportable qu’elle s’accompagne d’une baisse des paiements directs et de mesures de crise peu ou pas efficaces.
Marion Maréchal-Le Pen attire l’attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur la situation de la presse agricole et rurale.
La crise agricole, subie de plein fouet par les agriculteurs français, entraîne une diminution importante des recettes de la presse agricole et rurale. Les restrictions issues de directives européennes, notamment en matière de publicité, ne contribuent pas à épargner cette presse de proximité des effets conjoncturels liés à la crise agricole tandis que la configuration territoriale dans laquelle s’ancre la presse rurale ne lui permet pas d’accéder aux aides au portage.
Lettre ouverte à Monsieur Stéphane LE FOLL, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt
Monsieur le Ministre,
Suite à la décision du Conseil d’Etat enjoignant les ministères de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Santé d’abroger l’arrêté du 12 septembre 2006 qui régit les conditions de mise sur le marché et d’utilisation des produits phytosanitaires en France, permettez-moi d’attirer votre attention sur le nouveau projet de décret qui suscite une très vive inquiétude dans le monde agricole.
M. Gilbert Collard attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur les conséquences de l’annulation par le Conseil d’État de l’arrêté du 12 septembre 2006 concernant les zones de traitements phytosanitaires en agriculture.
Les impératifs de santé publique s’imposent certes à l’ensemble du monde agricole ; mais certaines propositions semblent aller très au delà du principe de précaution et n’ont pas manqué d’alarmer les exploitants.
Communiqué d’Edouard Ferrand, Député européen et membre de la commission de l’Agriculture et du développement rural, et Mireille d’Ornano, Député européen et membre de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire
Après avoir été condamnée par la Cour de justice de l’Union européenne pour la non publication des critères définissant les perturbateurs endocriniens, parmi lesquels figure le glyphosate, présent dans le Roundup, fabriqué par le géant américain Monsanto, la Commission européenne a l’occasion de se racheter.
C’est bien le moment d’invoquer les grands principes de la libre concurrence, à bon escient. Elle doit au plus vite s’opposer, au rachat de la firme américaine par l’industriel allemand Bayer. Elle bénéficie pour cela d’un délai de 25 jours après la notification de l’opération.