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Aux intellectuels de gauche qui se veulent toujours de gauche

Tribunes libres / 24 septembre 2015 / /

Tribune de Bertrand Dutheil de La Rochère, membre fondateur et trésorier du RBM.

Le 20 octobre prochain, sous l’égide de l’hebdomadaire Marianne, intellectuels de gauche, vous allez vous réunir pour exprimer votre amitié et votre soutien à Michel Onfray. Un des deux quotidiens officiels de la gauche repue et installée vient de consacrer tout un numéro pour le dénoncer. Il commettrait un crime inexpiable : « il ferait le jeu de Marine Le Pen ». Il est vrai que, comme elle, il constate la réalité que vit le peuple français et s’en indigne.

À la « Mutu », lieu mythique de la gauche, vous dénoncerez la trahison de tous ces partis qui se réclament encore de la gauche. Ils ont choisi la mondialisation ultra libérale au nom de l’Europe. Ils confondent désormais l’internationalisme avec les migrations massives qui pèsent sur les salaires et qui démantèlent la protection sociale. Ils ont oublié d’où vient l’insulte « jaune » que proféraient autrefois les syndicalistes ouvriers contre les briseurs de grève.

Vous vous situez dans la longue tradition des intellectuels français qui ont préfiguré les grands mouvements historiques de la nation. Il a toujours fallu que les aspirations qui s’y exprimaient se traduisent sur le terrain politique. Votre démarche a aussi besoin d’un débouché. Certes vous refusez, à juste titre, d’être instrumentalisés par un parti quel qu’il soit. Mais ce n’est pas à vous que j’apprendrai qu’à force de vouloir conserver les mains propres, on risque de ne plus avoir de mains.

Je connais vos préventions à l’égard du Front National et du Rassemblement Bleu Marine. Il ne s’agit pas de les rallier. Il s’agit de constituer un vaste mouvement dans lequel chacun doit conserver son entière liberté de pensée et d’organisation. Mais les institutions de la République sont telles que ce mouvement doit être incarné. Le peuple a tranché. Marine Le Pen a déjà réuni plus du quart des suffrages sur son nom.

Peu importe d’où chacun d’entre nous vient, l’important est là où il veut aller. S’il veut l’indépendance de la France, nous la voulons aussi. Quels que soient nos itinéraires, parlons-nous franchement. Ouvrons un dialogue entre nous sans concession. Nous constaterons alors nos nombreux points d’accord. Nous dresserons aussi la liste de nos désaccords. Nous verrons que ce qui devrait nous réunir aujourd’hui est plus important que ce qui nous a divisés. Nous pourrons alors envisager ce qu’il est possible de construire ensemble. Il y a tant à faire pour redresser la France et restaurer la République.

Votre réunion du 20 octobre 2015 pourrait être plus qu’une assemblée sympathique et amicale. Elle pourrait devenir une de ces dates décisives de l’histoire de France. Elle pourrait être le prélude à l’union du peuple de France. Il suffit que vous décidiez d’ouvrir une discussion entre tous les patriotes, tous les républicains, tous les souverainistes, sans exclusive. Bien sûr, les bien-pensants prononceront anathèmes et excommunications. Il nous reviendra de mépriser ensemble les interdits fulminés par la caste politico-médiatique.

Comme le disait un révolutionnaire qui n’a pas bonne presse à gauche : « De l’audace, encore de l’audace, et toujours de l’audace ».

Oui ! Ayez de l’audace, le peuple français vous en sera reconnaissant.