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A Vesoul, François Hollande se balade mais oublie de gouverner

Communiqués / 14 septembre 2015 / /

Communiqué de presse de Florian Philippot, Vice-président du Front National

La multiplication des déplacements de François Hollande dans la ruralité (Laon en mars dernier, aujourd’hui Vesoul) ne masquera pas l’inaction du gouvernement ni son mépris pour le monde rural, au moment même où l’on apprend que Manuel Valls annule un déplacement prévu de longue date chez les agriculteurs cette semaine à Rennes.

Au delà des annonces de communication de François Hollande, qui ne sont pas celles d’un chef d’Etat mais plutôt d’un président de Conseil général : que s’est-il passé depuis le dernier comité interministériel de Laon il y a maintenant 6 mois ? La réponse est simple : rien.

La crise agricole s’est aggravée comme jamais, les services publics ont continué à reculer et des plans de fermeture massifs dans différents secteurs sont à l’étude, notamment dans la santé où 10% des services d’urgence de France sont menacés.

L’abandon de la ruralité, amplifié par la mise en oeuvre de la désastreuse réforme territoriale, est la conséquence d’une politique générale de recul des services publics imposée par l’Union européenne, sous l’effet d’une libéralisation forcée. Tant que nos dirigeants continueront à se soumettre à l’austérité bruxelloise, alors la ruralité poursuivra son inexorable déclin.

Cette situation rend plus urgente que jamais la victoire du Front National aux élections régionales de décembre prochain, seul moyen concret pour les Français de limiter les dégâts de cette politique, soutenue aussi bien par l’UMP que par le Parti Socialiste.

Seul le Front National propose de sortir notre pays du moule européen qui asphyxie l’ensemble de nos territoires ruraux. La rentabilité n’est pas la vocation première d’un service public, et la cohésion nationale, tout comme l’égalité des territoires, relèvent de choix politiques clairs. Enfin, la redynamisation de la ruralité passera évidemment par une nouvelle politique agricole française, plus juste, plus cohérente, favorisant les exploitations à taille humaine ainsi que les circuits courts, soit l’exacte inverse de ce que la PAC produit aujourd’hui.