Tribune de Gilbert Collard, député du Gard, secrétaire générale du RBM.
Le contribuable va payer cher les ententes entre le parti socialiste et le PRG : 114 millions d’euros ! Pour que M. Alary ait sa place, au chaud, en Languedoc-Roussillon, les marmitons de la cuisine électorale socialiste du bon beurre ont inventé un truc ahurissant : créer un poste surnuméraire de « président délégué », c’est-à-dire un numéro 1 bis !
L’histoire de cette tambouille est compliquée comme une ratatouille électorale qui mélange des ingrédients socialistes et radicaux de gauche, sur fond de sauce d’accord électoral. Dégueulasse ! Au commencement existait un accord entre le PS et le Parti radical pour les régionales. Une question demeurait en suspens : qui allait diriger, en cas d’hypothétique victoire, la nouvelle région ? Alary, l’actuel président PS de la région, allait perdre son boulot au profit de la socialiste Carole Delga et la vice présidence irait à Sylvie Pinel du PRG… L’hallali sonnait pour Alary qui ne pourrait plus défendre dans son assiette, armé d’une fourchette et d’un couteau, les « Valeurs Républicaines » à la première place de la tablée !
Le vieux cuistot tambouillina à la porte des grands principes de Manuel Valls et obtint la création d’un poste de « président délégué », c’est-à-dire de président bis ; là où il y a de la gêne il n’y a pas de solution socialiste radicale ! Ce nouveau poste sera donc attribué à Damien Alary, si les électeurs sont cocus et contents….
Tout petit problème, il est impossible d’organiser cette magouille pour la seule région Midi Pyrénées –Languedoc Roussillon; qu’ importe la dépense inutile pourvu qu’on ait l’ivresse du pouvoir ! Chaque région aura son président délégué, estampillé pur produit Solferino ! Coût de la magouille, une tambouille à…114 millions d’euros ! La démocratie culinaire des copains n’a pas de prix, je vomis !
Décidément la réforme territoriale initiée par le gouvernement sur ordre de Bruxelles n’en finit plus de coûter cher aux Français. Vendue à l’opinion publique avec ce mensonge mirifique de réaliser jusqu’ à 10 milliards d’euros d’économies par an, l’on sait aujourd’hui qu’il n’en sera rien et que, bien au contraire, le coût des nouvelles régions pour les finances publiques devrait être supérieur à ce que les anciennes nous coûtent déjà. Maintien identique du nombre des élus (lesquels seront rémunérés davantage), déménagement des services fusionnés, paupérisation des territoires perdants :
Lire la suite →