Communiqué de Philippe Loiseau et Edouard Ferrand, Députés français membres de la commission agriculture et développement rural
Depuis que nous siégeons à la Commission pour l’agriculture et le développement rural au Parlement européen, nous ne pouvons que constater à quel point les institutions européennes, auxquelles les gouvernements de droite et de gauche de notre pays sous-traitent systématiquement l’agriculture, sont coupées des réalités.
Sous la pression de la Commission européenne, les outils de régulation de la PAC ont été démantelés les uns après les autres. Le désastre annoncé par les professionnels opposés à ces dérégulations fanatiques est en cours. Niant l’évidence, Phil Hogan, Commissaire européen à l’agriculture, s’en lave les mains et laisse aux géants de l’agro-industrie le soin de restructurer l’élevage, quitte à sacrifier la majorité des exploitations.
Dépouillée de ses prérogatives économiques, la PAC est devenue une usine à gaz qui multiplie à l’infini les normes. M. Hogan annonce, ce qui ne coûte rien, une simplification. Est-il vraiment rationnel de confier aux institutions qui l’ont complexifiée à l’absurde le soin de simplifier une politique ?
Soumise à des normes de production parmi les plus contraignantes, et donc les plus coûteuses, notre agriculture doit en même temps faire face à la concurrence déloyale de pays qui ne respectent ni nos normes sociales ni nos normes environnementales par le biais de traités de libre-échange de plus en plus nombreux. Ces traités, négociés loin du regard des citoyens par une Commission européenne constituée de technocrates non-élus, sont tous lourdement défavorables à notre agriculture. Qu’importe, répond le Commissaire à l’agriculture, il faudra faire avec. Les agriculteurs vont disparaître en masse, mais ce plan social ne coûte rien à l’UE et les multinationales sont contentes…
Les sanctions prises par l’UE contre la Russie déclenchent en représailles un embargo qui coûte la somme astronomique de plus d’un milliard d’euros par an à l’agro-alimentaire et à l’agriculture française. Loin d’assumer sa responsabilité, l’UE rejette la faute sur les Russes et fait payer deux fois les agriculteurs : la première en ponctionnant les aides PAC afin d’apporter une aide minimaliste aux filières les plus atteintes, la seconde en laissant ces mêmes agriculteurs faire face seuls à l’effondrement des cours…
Quand les élus de tous les autres partis politiques français n’ont de cesse de réaffirmer leur attachement servile à l’Union européenne, nous, élus du Front National, sommes les seuls à en dénoncer les ravages et à construire une alternative viable pour que la France reste une grande puissance agricole.
La filière porcine bretonne est en grave danger. Le refus des industriels d’acheter au marché de Plérin le porc à un prix permettant aux éleveurs de survivre révèle les véritables causes de cette situation très préoccupante. La politique de l’Europe de Bruxelles voulue et soutenue par le gouvernement socialiste et les dirigeants des Républicains et de l’UDI est en train de ruiner l’agriculture familiale bretonne et française. Les gesticulations médiatiques du ministre impuissant Le Foll n’y changeront rien. Des réformes structurelles s’imposent :
Lire la suite →Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National
Marine Le Pen et le Front National tiennent à renouveler leur soutien au mouvement national des agriculteurs qui depuis ce matin ont repris leurs actions symboliques, sous forme de barrages aux frontières de la France, ciblant plus particulièrement les frontières allemande et espagnole.
Ces actions, qui ne mêlent plus seulement les seuls éleveurs mais l’ensemble du monde agricole, pointent du doigt le vrai problème de la concurrence déloyale internationale voulue et organisée par l’Union européenne, notamment par la directive détachement des travailleurs.
Communiqué de presse de Philippe Loiseau et Edouard Ferrand, députés européens, membres de la Commission pour l’agriculture et le développement rural
Dans sa déclaration de ce matin, le président de République appelle la distribution, les abatteurs et les transformateurs à rendre des comptes. A aucun moment, il ne reconnaît les lacunes du cadre juridique qui permet à ces acteurs économiques d’exercer une pression intenable sur les éleveurs. A aucun moment, il n’évoque les réglementations européennes, auxquelles il reste servilement soumis, dont l’application fanatique ruine l’élevage.
Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National
Les dernières annonces de François Hollande face à la crise des éleveurs sont un désastreux témoignage d’impuissance, qui rappellent à chacun que le pouvoir n’est plus en France.
Il n’y a en effet pas l’ombre d’une mesure structurelle à l’horizon des propositions gouvernementales, mais rien qu’une succession d’incantations toutes plus vides les unes que les autres. Des incantations qui rappellent celles de l’UMP hier et aujourd’hui.
Déclaration de Marine Le Pen sur la crise agricole
Je comprends la colère des éleveurs. Depuis des années, je les rencontre le plus fréquemment possible, dans leurs exploitations et lors des événements professionnels qu’ils organisent. Depuis des années, sous la droite comme sous la gauche, leur situation qui était déjà difficile, ne cesse de s’aggraver. Leurs revenus se sont effondrés, leur endettement explose. Il est impossible d’oublier les témoignages de ceux qui vous expliquent que, interdits bancaires, ils rationnent leur alimentation, un comble pour ceux qui nous nourrissent.
Communiqué de presse de Gilles Lebreton, député français au Parlement européen
Les éleveurs français de porcs et de bovins sont en train de mourir. 25 000 vont disparaître avant la fin de l’année si le gouvernement ne fait rien.
Le 18 juillet, le président François Hollande s’est borné à lancer un « appel à la grande distribution » pour qu’elle augmente ses prix d’achat de viande. Mais les éleveurs ne croient plus dans ce genre de « coup de comm. », déjà fait le 17 juin sans conséquences concrètes. Comme le dit l’un d’eux, M. Heurtin, l’Etat est devenu si faible qu’il « est dominé par la grande distribution ».