Communiqué de presse du Front National
L’accord sur les prix du lait annoncé aujourd’hui n’offre pas plus de garanties aux éleveurs laitiers que les pseudo-accords déjà passés sur le porc et le boeuf.
N’ayant aucune base juridique, ces accords ne seront logiquement pas respectés par les distributeurs et les transformateurs, et ne sont annoncés que dans un seul but : faire cesser au plus vite la mobilisation des éleveurs qui ne cesse de s’étendre. Quant au prix annoncé de 34 centimes le litre, il ne couvre pas les coûts de production d’une majorité de fermes laitières françaises et ne permet pas, pour l’ensemble d’entre elles, de dégager une rémunération pour les producteurs.
La dérégulation de la production laitière européenne, confirmée par la fin des quotas, aboutit logiquement à une crise de surproduction. Le ralentissement du marché chinois et la mise en place de l’embargo russe saturent l’offre, donnant raison à ceux qui défendent un encadrement de la production, en rappelant que 90% du lait produit dans l’UE y sont consommés. La majorité des exploitations, déjà fragilisées par la crise de 2009, ne sont pas en capacité de surmonter une nouvelle crise.
Leur disparition accélérée laisse la place libre aux investisseurs qui, comme en Allemagne et en Europe centrale, font le choix des fermes-usines et du dumping social. Un modèle dont une large majorité de Français ne veulent pas, mais que les élus de droite comme de gauche favorisent en refusant de remettre en cause l’ultra-libéralisme bruxellois.
La soumission absurde des dirigeants français de ces dernières décennies à l’UE et à l’Allemagne livre notre marché intérieur à des concurrents étrangers dont la seule logique consiste à écraser les prix en concentrant toujours plus la production et en payant toujours moins cher la main d’oeuvre.
Pour mettre fin à cette hémorragie qui détruit des dizaines de milliers d’exploitations et achève de ruiner nos départements ruraux, la France doit retrouver sa pleine souveraineté afin de favoriser les produits français dans le cadre des marchés publics, d’imposer l’étiquetage obligatoire de l’origine des produits et de taxer ou de bloquer les importations en provenance des pays qui utilisent le dumping social pour attaquer son marché intérieur.
Communiqué de presse du Front National
Le courrier de protestation adressé à la Commission européenne par la fédération de l’industrie laitière allemande dénonçant les mesures annoncées par le gouvernement français pour faire face à la crise de l’élevage éclaire d’un jour cruel les relations entre les deux pays.
François Hollande, pas plus que Nicolas Sarkozy avant lui, n’ont voulu entamer de procédure anti-dumping contre les abattoirs allemands, et plus largement contre les pratiques salariales en vigueur dans les secteurs de l’agriculture et de l’industrie agroalimentaire de ce pays.
Communiqué de presse de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National, Député français au Parlement européen
La suppression des quotas laitiers à partir du 31 mars, qui limitaient jusqu’alors la production dans chaque pays pour éviter une trop forte baisse du prix payé aux exploitants, constitue une grave menace pour les producteurs français.
En effet, si les agriculteurs européens pourront produire les quantités qu’ils voudront, ce sont avant tout les pays où les coûts de production sont faibles qui en bénéficieront. La fin des quotas va renforcer la compétition entre la filière française (deuxième producteur européen de lait de vache derrière l’Allemagne) et les grands producteurs d’Europe du Nord, lesquels ne sont pas soumis aux mêmes normes qui contraignent et étouffent nos éleveurs.
Communiqué de Presse de Leif Blanc, Délégué national à la ruralité, l’agriculture et l’environnement
Les gouvernements de l’Union Européenne n’ont pu trouver d’accord concernant le budget de l’Union et donc celui de la PAC pour la période 2016-2020. Une impasse qui n’empêche pas le ministre de l’Agriculture de multiplier les promesses quant aux nécessaires soutiens à nos agriculteurs et au maintien de l’enveloppe allouée à la Politique Agricole Commune.