L’Eco avec Navarro ! La chronique économique hebdomadaire d’Aloïs Navarro
Le référendum grec annoncé par Alexis Tsipras a déclenché les foudres et l’éréthisme des dirigeants européistes qui ne rechignent jamais à afficher leur mépris pour le peuple. Martin Schulz, président du Parlement européen, à qui personne ne demandait son avis, a appelé à en finir avec « l’ère Syriza »pour les remplacer par un « gouvernement technocratique »… Il est désormais clair que le peuple agit comme la kryptonite sur les dirigeants européens. Ces satrapes pour le plupart non-élus etqualifiés de « rigolos » par Paul Krugman, font tomber leurs masques et révèlent la nature profondément antidémocratique, démophobe et même despotique de l’UE.
Même si la position de Tsipras apparaît incohérente puisqu’il se refuse à en finir avec la monnaie unique et veut persévérer dans cette zone euro intrinsèquement récessive, la décision de laisser au peuple le choix de savoir à quelle sauce il va être mangé est salutaire.
Les propositions des créanciers condamnent la Grèce
Et l’objet du vote n’est nullement une aide que les Grecs renâcleraient à accepter, comme le laissent entendre les Quatremer, Leparmentier et autres rentiers médiatiques de l’austérité. La contrepartie de cette maigre « aide » est une austérité inouïe après déjà 5 ans d’effondrement de l’économie.
Il s’agit d’augmenter les impôts ou de baisser les pensions de 8 milliards d’euros, soit 4,4 % du PIB grec. Rapporté à la France, c’est comme si on demandait aux Français d’accepter une augmentation des impôts et une baisse des retraiteséquivalentes à 88 milliards d’euros !
On est loin de l’obole, et on comprend l’agacement des Grecs qui subissent depuis 2010 une austérité toujours plus absurde. En réalité, de tous les peuples de la zone euro, ce sont les Grecs qui ont consenti le plus d’effort depuis le début de la crise : l’effort d’ajustement de leur déficit public structurel (hors conjoncture économique) a été de 8,3 points de PIB !
Pour arriver à un tel équilibre, le peuple grec a dû subir une chute de 25% de la production, de 40% des pensions de retraites moyennes (qui demeurent bien souvent le seul élément de redistribution interfamiliale), de 31% du revenu disponible des ménages et parallèlement, une hausse de 190% du chômage… Résultat : 45% des Grecs vivent en dessous du seuil de pauvreté de 2009.
Aucun économiste raisonnable ne peut soutenir le Oui
Face à cet ascétisme mortifère réclamé par les apprentis-sorciers européistes, plusieurs prix Nobel d’économie ou grands économistes se sont élevés pour s’indigner des propositions de l’UE et du FMI. Ainsi, Joseph Stiglitz ou encore Paul Krugman ont soutenu le Non en mettant en garde contre les propositions de ces créanciers qui ont « une responsabilité criminelle dans le chaos grec ». Patrick Artus, chef économiste de Natixis, résume parfaitement l’état d’esprit des économistes honnêtes et non idéologisés : « aucun économiste sérieux ne peut avaliser ce plan mal fichu et très déraisonnable. Demander à une économie en récession de 3 % à 4 % d’afficher un excédent budgétaire primaire de 1 %, c’est la condamner à ne pas se redresser ».
La sortie de l’euro est l’unique solution pour la Grèce…et pour toute l’Europe !
Et c’est ce à quoi la Grèce est vouée tant qu’elle restera dans l’euro. Seuls les esprits les plus corsetés peuvent considérer que l’adhésion de la Grèce à l’UE en 1981 lui a été formidablement bénéfique. La décennie qui a précédé son adhésion, la Grèce a connu une croissance moyenne de 5% par an. La décennie qui a suivi, la croissance ne fut que de 0,8% par an, soit 3 fois moins que les pays de la future zone euro ! Et depuis la création de l’euro, la croissance annuelle de la Grèce a été de -0,1%… Quelle réussite !
Dès lors, chacun sait que la dette grecque est insoutenable (elle devra continuer à rembourser jusqu’en 2057…) et qu’elle n’en remboursera jamais l’intégralité. Au lieu de se perdre dans des plans de renflouements coûteux pour le contribuable, français notamment, et dont le seul but fut de sauver les banques européennes (qui ont reçu 92% du montant de « l’aide »), la Grèce devrait retrouver sa monnaie nationale, dévaluer, et regagner immédiatement en compétitivité. Une solution pour la Grèce, comme pour l’ensemble des pays de la zone.
Ce référendum rend donc hommage à la devise grecque : « la Liberté (le Non) ou la mort (le Oui) » !
Aloïs Navarro est animateur du Collectif Marianne des étudiants patriotes
Communiqué de Presse de Florian Philippot, Vice-Président du Front National
La suspension des mesures de réduction de la dette grecque par l’Union européenne, sur injonction expresse de l’Allemagne, montre toute l’inhumanité de cette organisation supranationale chaque jour un peu plus totalitaire.
Le crime de la Grèce ? Avoir eu l’audace de décider une modeste revalorisation des petites retraites et un report de l’augmentation de la TVA dans les îles grecques confrontées à la crise migratoire.
Le référendum néerlandais anti-UE : un exemple à suivre !
Lire la suite →Edito de Nicolas Bay (08.04.2016)
Le résultat du référendum d’initiative populaire tenu aux Pays-Bas va bien au-delà d’un simple refus de l’accord d’association entre l’Union Européenne et l’Ukraine. Onze ans après le NON retentissant (61,54% des voix) au Traité constitutionnel européen, les Néerlandais, cette fois-ci avec 64% des suffrages, ont de nouveau exprimé un rejet fracassant d’une Union Européenne désormais à bout de souffle.
Communiqué de presse du Front National
Le gouvernement hongrois a annoncé la tenue prochaine d’un référendum sur les quotas de migrants exigés par l’Union Européenne.
Le Front National ne peut que se réjouir de cette initiative respectueuse de la démocratie et de la souveraineté populaire, de surcroît sur un sujet aussi crucial que la crise migratoire.
Organisation du Brexit, référendum hongrois, rétablissement des frontières par la Belgique,… : chaque jour qui passe l’Union Européenne est mise à mal par les peuples, c’est une bonne nouvelle pour tous ceux qui sont attachés au respect des nations souveraines. En France ce mouvement de libération est porté par le Front National.
En juin prochain, les Britanniques voteront sur leur appartenance à l’Union européenne.
Contrairement aux mensonges des Républicains et du PS, sortir de l’Union européenne est donc possible.
En six mois, Marine Le Pen s’engage à rendre à la France sa liberté.
Pour cela, il faut récupérer les pans essentiels de notre souveraineté sans lesquels aucune politique n’est possible. Les traités européens emprisonnent notre pays, il faut les changer radicalement ou en sortir !
Intervention Bernard Monot, Député français au Parlement européen et stratégiste économique du Front National, à l’Université d’Eté du Front National à Marseille
Mes chers amis… bonjour,
Tout à l’heure mes confrères en table ronde vous ont planté le décor navrant de l’Europe dans le mondialisme, j’aimerais pour ma part vous décrire un panoroma économique en 3 axes:
– le 1er, revenir sur le feuilleton de la crise grecque,
– le second, vous donner une lecture de la situation économique plus globale
– et enfin conclure sur une note d’espérance avec nos principales propositions en matière de patriotisme économique et de souveraineté, pour enfin amorcer le redressement de la France.